Douanes 1Origines et agents de la douane de Funchal
Douanes
Titre original: Alfândegas
La douane de Funchal, créée par une charte royale du 15 mars 1477 : ses agents et ses juges, l’affermage des recettes, le monopole de l’exportation du sucre instauré en 1512, la réglementation du débarquement des marchandises et les réformes du XIXe siècle. Le bâtiment de l’époque manuéline, sa redoute et sa chapelle de Santo António sont décrits, puis viennent les chiffres des recettes de 1581 à 1932, les taxes municipales perçues, les directeurs depuis 1889 ainsi que des brochures et règlements connexes.
1Origines et agents de la douane de Funchal
Le rapide essor commercial et agricole que connut Madère aussitôt après sa découverte entraîna sans tarder l’établissement de douanes ou de postes fiscaux dans diverses localités de l’archipel, dont l’importance et l’activité rendaient cette création nécessaire.
Vers le milieu du deuxième quart du XVe siècle, on commença à percevoir à Funchal les premiers impôts ou droits de douane, bien que la douane elle-même ne fût créée qu’au début du dernier quart du même siècle. Cette perception était confiée à un almoxarife (receveur et magasinier des revenus royaux), qui recouvrait les impôts du Trésor royal (Fazenda Real) et avait pour auxiliaires quatre personnes que l’on appelait alors hommes du roi (homens del-rei) ; chacune touchait un traitement annuel de 20 000 réis (ancienne monnaie de compte portugaise ; 1$000 = 1 000 réis, 1:000$000 = un conto = 1 000 000 de réis).
L’acte qui établit la douane de Funchal est daté du 15 mars 1477 ; c’est donc le plus ancien service public de tout l’archipel. Ce fut dona Beatriz, mère de dom Manuel, duc de Beja et grand maître de l’ordre du Christ, auquel appartenait cette île, qui, en tant que tutrice de son fils et en considération de l’essor remarquable que prenait alors le bourg (vila) de Funchal, décida de créer la douane. Nous ignorons les conditions de cette création, qu’il s’agisse de l’étendue de ses attributions fiscales, de son personnel et de son fonctionnement, ou encore de ses recettes d’importation et d’exportation. Nous savons que, pour exécuter la lettre royale (carta régia) du 15 mars 1477, l’infante dona Beatriz envoya dans cette île son comptable Luís de Atouguia, muni des pouvoirs et des instructions nécessaires pour louer une maison appropriée, nommer le personnel indispensable et organiser les divers services en vue du bon fonctionnement de la douane. Nous savons également que l’almoxarife et les quatre hommes du roi furent intégrés à son personnel.
Nous possédons peu de données sur cette administration fiscale aux premiers temps de sa création. Nous savons seulement qu’en 1481, quatre ans après son entrée en fonction, les habitants de Funchal furent exemptés de l’impôt perçu sur certaines marchandises.
La charge la plus importante était celle de juge, et le premier à l’exercer fut Francisco Álvares, nommé en 1494. Cette charge devint, en une année que nous ne pouvons préciser, celle d’intendant des finances royales (provedor da fazenda) pour tout l’archipel, ou bien fut cumulée avec elle ; c’était l’une des plus importantes fonctions qui existaient alors dans l’île. Le haut magistrat (desembargador) le docteur João Leitão (voir ce nom), premier gouverneur général envoyé dans l’archipel par le gouvernement philippin, assuma, lorsqu’il quitta ce poste en 1582, la charge d’intendant des finances royales, en vertu de l’ordonnance royale (alvará) du 5 janvier 1582. Philippe II réunit en 1597 la charge d’intendant à celle de corregedor (magistrat royal d’un district judiciaire), et le bachelier (bacharel, diplômé de l’université) André Lobo y fut alors pourvu. En 1650, les deux charges étaient déjà exercées séparément.
Par l’ordonnance royale du 6 avril 1775, Joseph Ier supprima la charge d’intendant des finances et créa à sa place la Junte du Trésor royal (Junta da Real Fazenda) ; on institua alors le poste de juge de la douane (juiz da alfândega, chef de l’administration douanière), auquel fut nommé Domingo Afonso Barroso, qui avait déjà servi comme intendant.
Nous donnons ci-après la liste complète des juges de notre douane, depuis Francisco Álvares, cité plus haut, jusqu’à Domingo Afonso Barroso, que nous venons de mentionner, avec les dates de leurs nominations respectives. Ce sont : Francisco Álvares (1494), João Rodrigues Parada (1498), João Leite (1508), Cristóvão Esmeraldo (1550), Pedro Fernandes (1555), Lourenço Correia (1559), Diogo Luís (1560), Leoniz Simões (1563), Luís Preto (1567), Pedro de Castilho (1577), António de Carvalho (1579), João Leitão (1582), Domingos Vaz (1585), António de Melo (1590), Bernardo Fernandes Tinoco (1596), André Lobo (1597), Baltazar Fróis (1599), Manuel Araújo de Carvalho (1606), António Gomes Rodovalho (1615), António Antunes Leite (1618), Luís da Cunha (1621), Manuel Dias de Andrade (1628), Manuel Rodrigues Pereira (1634), João Rodrigues de Teive (1638), Manuel Vieira Cardoso (1639), Marcos Correia de Mesquita (1643), Francisco de Andrade (1647), Ambrósio Vieira de Andrade (1683), Manuel Mexias Galvão (1700), Francisco Torres Pinheiro (1703), Luís de França Pimentel (1707), João de Aguiar (1710), José de Sequeira (1715), José Rebelo de Vadre (1727), Jorge Vieira de Andrade (1731), Manuel Teixeira de Castro (1745), Domingos Afonso Barroso (1757-1768).
Nous avons connaissance d’autres charges, mais nous ignorons les dates de leur création. En 1752 existait déjà le poste de portier, alors une fonction importante, à laquelle était rattachée celle de teneur de livres. Celle-ci en fut séparée en 1741 et constitua dès lors un poste distinct. L’emploi de greffier de la Mesa Grande (escrivão da Mesa Grande, bureau principal de la douane) existait déjà en 1526, et celui de premier facteur (feitor, agent royal) en 1592. Il y avait aussi les postes de greffier des marques, de scelleur, de patron-major de la Ribeira et de capitaine de la frégate, de second greffier de la Mesa Grande, d’amarreur de navires, de percepteur du quint du sucre (quintador do açúcar), et d’autres encore. La douane compta huit gardes dès la fin du XVe siècle ; leur nombre fut porté à 12 en 1763.
2Affermage des recettes et réglementation
« Nous tenons pour hors de doute, dit l’illustre annotateur des Saudades da Terra, que l’affermage fut le premier système de perception fiscale adopté dans ces îles et, par conséquent, outre-mer. Nous en sommes persuadés non seulement par la lettre du 15 mars 1477 citée plus haut, qui fait deux fois allusion aux fermiers fiscaux, une fois à propos du tribunal de leurs causes, une autre pour qu’ils n’oppriment pas les habitants, mais aussi par les références positives à des contrats de cette nature que l’on lit dans le premier livre des séances du conseil de la Câmara de Funchal (1471 et 1472) : tantôt pour les droits sur le sucre, dont étaient alors adjudicataires le Génois Micer Leão, Martim Annes, Alvaro Esteves et Fernão Nunes ; tantôt pour la dîme des bois, dont João Garcia était fermier ; tantôt pour le blé, que Martim Luiz tenait par abonnement ; tantôt pour le revenu du fourrage vert, et d’autres. »
Ce mode d’affermage se maintint, non sans quelques variantes, même après la réforme opérée par Manuel Ier au début du XVIe siècle. La douane de Funchal devint alors le principal centre de perception des droits du Trésor royal (Real Fazenda) : on y percevait d’autres impôts et contributions, jusque-là recouvrés par diverses instances officielles, et qui ne constituaient pas des taxes proprement douanières au sens où nous l’entendons aujourd’hui, comme on peut le voir dans la charte de franchises (foral) accordée par Manuel Ier à la ville de Funchal et aux bourgs de Ponta do Sol (« pointe du Soleil ») et de Calheta (« petite anse ») le 6 août 1515.
Nous ne savons jusqu’à quand dura ce système d’affermage des droits perçus à la douane, mais nous croyons qu’il fut de longue durée, même si, au cours de cette période, la perception fut à plusieurs reprises assurée directement par les employés de la douane ou par les receveurs des revenus royaux. Ainsi avons-nous lu quelque part qu’en 1772 Inacio Pedro Quintela « prit à ferme les revenus de la douane pour six ans, pour quarante contos de réis », et qu’il en alla de même en d’autres occasions.
L’ordonnance royale (alvará régio) du 15 janvier 1512 accrut considérablement l’activité de la douane de Funchal et réduisit notablement celle des autres douanes, car elle interdisait expressément la sortie du sucre, alors la production la plus importante et la plus riche de toute l’île, sauf par la douane de cette ville. La lettre royale (carta régia) citée expose clairement le motif de cette interdiction : « … nous subissons de grandes pertes, et nos droits sont dérobés et dissimulés parce que les expéditions se font en de nombreux lieux écartés et par de nombreux officiers, et il n’est pas juste que nous y perdions… »
Seule une étude approfondie, pour laquelle le temps nous manque et les éléments indispensables font également défaut, permettrait de donner une idée détaillée des vicissitudes qu’a connues notre douane quant à son fonctionnement interne, à la manière de percevoir ses recettes, à la façon dont celles-ci frappaient les marchandises, etc., surtout à l’époque antérieure à l’instauration du gouvernement constitutionnel, lorsque la législation n’était pas uniforme pour tout le pays. Nous transcrivons néanmoins le passage intéressant qui suit, trouvé dans le manuscrit du père António Gomes Neto, que le docteur Álvaro de Azevedo cite de temps à autre dans ses notes aux Saudades da Terra :
« L’intendant des finances royales (provedor da fazenda), Manuel Mexias Galvão, ordonna par son avis public (edital) du 18 juillet 1700, en application des ordres royaux et autres dispositions consignées au livre 9, f. 392, que l’embarquement et le débarquement de toutes marchandises se fissent près de la redoute de la douane, sous peine de confiscation de toutes celles qui seraient débarquées en tout autre lieu-dit (sítio). Que nul, de quelque qualité, état ou condition qu’il fût, ne pût se rendre à bord des navires avec des marchandises sans licence de l’intendant, sous peine de voir sa barque brûlée et de payer six mille réis d’amende en prison au profit du Trésor royal, outre la peine de déportation (degredo) imposée par la loi du 12 août 1722 et la confiscation de la moitié de ses biens, livre 15, f. 61 v°, et ordonnance du Royaume (reino, c.-à-d. le Portugal continental), livre 5, f. 714, un tiers revenant au prévôt du port (alcaide do mar) ou au dénonciateur. Que les mêmes précautions devaient s’observer à l’égard des chaloupes des navires étrangers, dès qu’ils auraient fait leur entrée à la maison de santé, conformément aussi à la lettre du conseil municipal de Funchal du 12 février 1742, livre 8, f. 103, les consuls respectifs étant chargés d’avertir leurs ressortissants, afin qu’ils ne pussent alléguer l’ignorance et que les gardes pussent remplir leurs devoirs. Il interdit aussi aux bateliers de porter ou rapporter des chargements ou des marchandises autrement que dans les barques du cabestan (cabrestante) ou dans celles que désignerait le patron de la grève de galets (calhau), et d’aller à bord ou d’en revenir après la tombée de la nuit. Il appartient aux facteurs de la douane de veiller avec soin à placer les gardes selon la charte de franchises, sans que lesdits gardes puissent quitter le bord des navires avant qu’ils soient déchargés et visités pour leur départ, sous peine, s’ils ne sont pas trouvés à bord, d’être arrêtés et détenus jusqu’à grâce de Sa Majesté. Les gardes titulaires seront punis de 15 jours de prison et renvoyés pour toujours ; ceux qui ne sont pas titulaires, et les uns comme les autres qui ne seront pas trouvés à bord, paieront sur leurs biens le dommage causé au Trésor royal par tout détournement, livre 9, f. 392 ».
Le Sénat (senado, le conseil municipal) de Funchal ayant prétendu à plusieurs reprises, en vertu de prétendus privilèges, s’immiscer dans des affaires relevant exclusivement de la compétence de l’intendant et des autres employés de la douane, il fut contraint par ordre royal, en 1742, de reconnaître « l’incompétence de son autorité pour aller ou envoyer à bord sans licence de l’intendant, et de restituer à la douane les vivres qu’il aurait fait retirer du bord ».
Les gouverneurs généraux et les capitaines généraux de l’archipel tentèrent eux aussi parfois d’intervenir officiellement dans les services des douanes ; diverses provisions royales, notamment de Jean IV, furent alors expédiées pour interdire aux autorités supérieures de cette île de s’ingérer dans des affaires de cette nature. Aussitôt après l’établissement du régime constitutionnel chez nous, plusieurs mesures gouvernementales furent prises au sujet de notre douane. Le décret du 23 juin 1834 créa la douane de Funchal dans des conditions identiques à celles du continent, la loi du 20 février 1835 apporta d’importantes modifications à son fonctionnement et à son personnel, et le décret du 14 juin 1836 fixa le nombre et le traitement de ses employés.
Jusqu’à la fin de la première moitié du XIXe siècle furent publiés au sujet de notre douane, entre autres mesures gouvernementales et législatives, l’arrêté ministériel (portaria) du 13 janvier 1837, le décret du 14 mai 1837, l’arrêté du 8 mai 1837, les trois décrets du 30 juin 1837, l’arrêté du 30 juin 1837, l’arrêté du 25 août 1837, l’arrêté du 12 janvier 1838, l’arrêté du 14 mai 1838, l’arrêté du 4 novembre 1838, l’arrêté du 2 juillet 1839, les lois des 2, 16 et 21 août 1839, les décrets des 4 et 24 mai 1842, le décret du 27 mai 1843, les arrêtés des 25 et 26 septembre 1843 et l’arrêté du 29 novembre 1849.
3Le bâtiment de la douane
La lettre royale (carta régia) du 15 mars 1477, qui créa la douane de Funchal, prescrivait de louer à cette fin une maison appropriée. On ne sait cependant pas avec précision où cet établissement fiscal s’installa à l’origine. On a affirmé, et l’illustre annotateur des Saudades da Terra s’en est fait l’écho, que la douane de Funchal fut d’abord installée dans la Rua do Esmeraldo, dans la maison appelée granel do poço (grenier de la vasque) ou dans ses environs immédiats. On lit aussi quelque part, comme une information recueillie dans la tradition locale, que la douane s’établit du côté de Santa Maria Maior (« Sainte-Marie-Majeure »). Cela n’a rien d’étonnant, et il est même très probable qu’il en fut ainsi. Le premier noyau de population s’établit principalement à l’est du torrent qui prit plus tard le nom de João Gomes, et c’est là que la naissante agglomération de Funchal se développa le plus, bien que le découvreur et premier donataire eût fixé sa résidence sur la hauteur de Santa Catarina (« sainte Catherine »), qui, à cette époque, ne portait certainement pas encore ce nom.
Il semble également que la douane fonctionna dans une maison de la Rua Direita (« rue droite »), qui fut l’une des plus importantes du Funchal d’autrefois. Dans un livre du chapitre cathédral de notre cathédrale de Funchal (Sé) se trouve enregistré un acte de vente, daté du 18 mai 1557, « des maisons de maître Gabriel, qui appartiennent maintenant à Duarte Rodrigues, tenues à cens de la Fabrique de la cathédrale, situées dans la Rua Direita, qui descendent jusqu’à la mer et furent l’ancienne douane ».
Il est même possible que le service de la douane se soit successivement installé aux endroits indiqués, sans que l’on connaisse l’ordre chronologique dans lequel ces installations auraient eu lieu. « La maison de la douane, dit le docteur Rodrigues de Azevedo, que le roi Manuel Ier fit élever est celle qui existe encore aujourd’hui à Funchal ; de bonnes raisons le prouvent. L’emplacement que Gaspar Frutuoso, dans les Saudades da Terra, assigne à l’édifice manuélin est le même que celui du bâtiment actuel ; les arcades et les portails intérieurs y portent l’empreinte indélébile de l’architecture de l’époque ; et au sommet de l’un de ces portails se trouve l’inscription suivante :
Ces mots montrent bien que la construction d’origine était très antérieure à l’an 1620. Enfin, comme on le voit au tome VI, f. 60, des Archives de la Câmara de Funchal, Jean IV ordonna en 1644 qu’on y fît “une redoute qui servît de place, eu égard à la distance qu’il y avait entre l’une et l’autre forteresse, et qu’on ouvrît une porte pour l’embarquement et le débarquement des marchandises” ; cette redoute et cette porte furent faites et existent à côté de la maison de l’actuelle douane, authentifiées par l’inscription suivante, que l’on lit gravée au-dessus de la porte extérieure donnant sur la Rua dos Mercadores (« rue des Marchands ») :
L’identité de l’ancien édifice et de l’édifice actuel est donc hors de doute. »
L’édifice, que l’on pouvait qualifier de grandiose pour l’époque et le lieu où il fut construit, a subi diverses modifications et aménagements pour s’adapter aux exigences toujours croissantes de cet établissement douanier, mais il conserve le caractère propre de la construction manuéline primitive, surtout dans certaines portes intérieures et dans la pureté de ses lignes ogivales. C’est l’étage noble qui a subi les transformations les plus profondes par rapport à sa construction première. Le mandement du Conseil des finances (Conselho de Fazenda) du 30 juillet 1733 ordonna d’y entreprendre de grands travaux, et c’est de cette époque que date la partie haute de l’édifice qui donne sur la Rua da Alfândega (« rue de la Douane ») et sur la cour intérieure, avec l’escalier attenant. En 1590, Gaspar Frutuoso disait de cet édifice : « la maison de la douane, plus prospère et pourvue de meilleurs ateliers que celle de la ville de Lisbonne, bien murée de pierre de taille (cantaria), et close du côté de la terre et de la mer, laquelle est tout contre elle et vient souvent la battre quand la mer est grosse ».
Le grand tremblement de terre qui frappa cette île (voir Tremblements de terre) le 1er avril 1748 endommagea fortement les bâtiments de la douane, qu’un récit contemporain de l’événement décrit ainsi : « Bien que ses murs fussent très solides, on y découvre trente-deux fissures, l’une de haut en bas et d’autres en travers ; quelques angles disjoints, des sablières déplacées et tout le reste nécessitant un prompt remède... »
L’étage noble de cette maison servit jadis de demeure aux intendants (provedor), et il n’y a pas longtemps encore que plusieurs services publics y étaient installés. Le gouvernement civil et ses dépendances y demeurèrent et y fonctionnèrent longtemps, avant d’être transférés en 1890 dans une maison de la Rua de João Gago.
En face de l’édifice de la douane et tout près de lui, on éleva en 1644 un petit fort, conformément au plan établi pour la défense maritime de la ville. La muraille qui existe encore aujourd’hui à cet endroit est le seul vestige qui subsiste de l’ancien fort, ou redoute de la Douane (Reduto da Alfândega), comme on l’appelait alors.
La redoute avait une porte sur la cour de la douane, et l’ordonnance royale (alvará) du 11 août 1644 prescrivait que par elle « entrassent toutes les marchandises, celles débarquées en tout autre endroit étant tenues pour confisquées ».
À côté de l’édifice se trouvait, et se trouve encore, une petite chapelle, affectée aujourd’hui à des usages autres que ceux pour lesquels elle fut bâtie. Placée sous le vocable de saint Antoine, elle fut construite vers 1714 par l’intendant et juge de cette maison, le docteur João de Aguiar. Au-dessus du portail de cette chapelle on lit l’inscription latine Ad salem sol, qui a donné lieu à diverses traductions et a reçu des interprétations variées.
4Recettes douanières, 1581–1932
Il nous est impossible de présenter ici une information complète sur le rendement de la douane de Funchal et des autres douanes de l’archipel au fil des périodes successives, depuis leur création jusqu’à nos jours ; nous devons nous en tenir à de brèves notes éparses, relatives à des époques très éloignées les unes des autres. Ainsi, d’après une « ponta que se tomou do rendimento das alfandegas das duas capitanias desta ilha e do Porto Santo desde o anno de 1581 a 1587 », citée par le docteur Rodrigues de Azevedo, on voit qu’au cours de cette période de sept ans le rendement cumulé des douanes fut respectivement de 28 925 275, 26 619 769, 26 013 590, 29 592 155, 28 277 791, 31 206 013 et 16 368 257 réis (ancienne monnaie de compte portugaise ; 1$000 = 1 000 réis, 1:000$000 = un conto = 1 000 000 de réis). Dans un récit contemporain du tremblement de terre de 1748, on lit que la douane « ... rend en sortie, bon an mal an, 27 contos de réis de droits, et en entrée 11 contos, les vivres étant francs de droits en vertu d’une ferme (contracto) conclue entre Sa Majesté et le peuple de cette île ».
Le rendement de notre douane fut respectivement de 228 et 230 contos en 1812 et 1813. Au cours des exercices de 1828-1829 à 1839-1840, elle rapporta, en réis :
| Exercice | Rendement (réis) |
|---|---|
| 1828–1829 | 77 467 858 |
| 1829–1830 | 66 865 766 |
| 1830–1831 | 66 241 030 |
| 1831–1832 | 56 639 460 |
| 1832–1833 | 79 738 762 |
| 1833–1834 | 90 582 559 |
| 1834–1835 | 100 735 461 |
| 1835–1836 | 99 230 221 |
| 1836–1837 | 115 332 633 |
| 1837–1838 | 108 713 738 |
| 1838–1839 | 142 639 666 |
| 1839–1840 | 129 492 469 |
Le rendement de la douane de Funchal au cours des dernières années s’établit comme suit :
| Année | Rendement (réis jusqu’en 1915, escudos à partir de 1916) |
|---|---|
| 1896 | 420 359 099 |
| 1897 | 411 344 857 |
| 1898 | 400 149 011 |
| 1899 | 549 426 805 |
| 1900 | 534 308 446 |
| 1901 | 526 516 570 |
| 1902 | 610 862 178 |
| 1903 | 685 445 558 |
| 1904 | 582 228 286 |
| 1905 | 578 730 497 |
| 1906 | 626 783 370 |
| 1907 | 642 703 253 |
| 1908 | 593 877 672 |
| 1909 | 658 474 874 |
| 1910 | 604 385 995 |
| 1911 | 585 100 920 |
| 1912 | 756 521 640 |
| 1913 | 714 702 260 |
| 1914 | 573 690 020 |
| 1915 | 350 550 410 |
| 1916 | 412 793,41 |
| 1917 | 293 598,03 |
| 1918 | 200 426,94 |
| 1919 | 495 494,68 |
| 1920 | 1 027 379,30 |
| 1921 | 1 429 848,01 |
| 1922 | 1 601 734,02 |
| 1923 | 2 384 045,24 |
| 1924 | 4 339 361,25 |
| 1925 | 3 537 050,48 |
| 1926 | 3 599 009,48 |
| 1927 | 14 799 466,73 |
| 1928 | 18 135 548,54 |
| 1929 | 22 686 218,19 |
| 1930 | 25 010 804,67 |
| 1931 | 20 845 121,68 |
| 1932 | 21 252 161,84 |
Il convient de préciser ici qu’il est difficile de comparer les recettes perçues depuis que la monnaie a commencé à se déprécier avec celles de l’époque où elle conservait sa valeur, car les douanes ont adopté différents coefficients de dépréciation, parfois plus d’un par an. Néanmoins, le rendement de 21 252 161,84 escudos (monnaie portugaise depuis 1911, = 1 000 réis) de l’année civile 1932 (coefficient de dépréciation 24,45) correspond à 869 209,97 escudos-or (escudos ouro : escudos à leur valeur d’avant-guerre ; 1 escudo-or = 24,45 escudos de 1932), recette jamais atteinte avant la Grande Guerre.
Les recettes douanières indiquées ci-dessus n’incluent pas les impôts municipaux perçus en même temps que les droits de douane de l’État. Nous donnons ci-après le relevé des impôts perçus au cours des quinze dernières années par notre douane et exclusivement destinés à être répartis entre les onze conseils municipaux du district.
| Année | Impôts municipaux perçus (escudos) |
|---|---|
| 1918 | 54 449,34 |
| 1919 | 124 477,31 |
| 1920 | 277 449,42 |
| 1921 | 321 661,18 |
| 1922 | 355 506,66 |
| 1923 | 612 350,09 |
| 1924 | 1 143 737,46 |
| 1925 | 802 411,47 |
| 1926 | 953 537,31 |
| 1927 | 1 452 772,43 |
| 1928 | 1 693 854,65 |
| 1929 | 1 430 633,32 |
| 1930 | 1 547 178,88 |
| 1931 | 1 183 014,84 |
| 1932 | 1 202 916,16 |
5Directeurs et publications
Les recettes de la douane de Funchal dépassent celles des trois douanes des Açores réunies. Au cours des 30 dernières années, notre douane a été dirigée par les fonctionnaires des douanes suivants :
- José Pais de Vasconcelos, chef de la délégation douanière de Funchal, qui entra en fonctions le 22 novembre 1889
- Guilherme Read Cabral qui, la délégation douanière de Funchal ayant été supprimée et élevée au rang de douane par décret du 21 avril 1892, prit ses fonctions de directeur le 7 mai 1892
- Carlos Maria de Vasconcelos Sobral, qui entra en fonctions le 9 novembre 1895
- Francisco Xavier Teixeira, entré en fonctions le 26 avril 1907
- António Augusto Curson, le 3 août 1908
- Afonso Vieira de Andrade, le 6 septembre 1911
- et Adolfo João Sarmento Figueiredo, le 23 octobre 1916.
À notre connaissance, les opuscules suivants ont été publiés sur la douane de cette ville ou sur des questions qui s’y rattachent de très près :
- Moção feita na Sociedade Patriótica Madeirense por um de seus membros, Lisbonne, 1835, 16 p.
- Regulamento dos guardas da Alfândega do Funchal, Funchal, 1856, 10 p.
- Recurso interposto para o Illmo e Ex.mo Ministro e Secretario de Estado dos Negócios da Fazenda em Lisboa por Blandy & C1 negociantes estabelecidos no Funchal como agentes da companhia dos paquetes a vapor denominada African Steam Ship Company na ilha da Madeira da decisão proferida pelo Sr. director da alfândega da dita cidade em 17 de Abril de 1866, na qual multou o capitão do vapor Lagos..., Funchal, 1866, 28 p.
- Regulamento da cobrança fiscalização do imposto indirecto municipal lançado sobre os artigos importados pela Alfândega do Funchal, Funchal, 1878, 8 p.
- Relatório apresentado pela direcção da Associação Comercial do Funchal da sua gerência no anno findo em 30 de Junho de 1883, Funchal, 1884, 24 p.
- Breves considerações sobre as Alfândegas, par « un curieux », 1884, 53 p., sans indication du lieu d’impression
- A Madeira e as Canárias, par João Augusto de Ornelas, Funchal, 1884, 28 p.
- Representação da Câmara Municipal da cidade do Funchal, sobre diversas medidas tendentes a animar a navegação...dos paquetes transatlânticos, Funchal, 1884, 4 p.
- Ao Publico, par João Paulo da Silva, Funchal, 1885, 8 p.
- Breves considerações sobre os direitos de importação do assucar estrangeiro, par le vicomte de Canavial, Funchal, 1885, 16 p.
- A cultura da cana de assucar e os direitos sobre o assucar, du même auteur, Funchal, 1885
- Relatório apresentado á assembleia geral da Associação Comercial do Funchal pela comissão nomeada a 6 de Outubro de 1885 para estudar a recente legislação aduaneira, Funchal, 1886, 51 p.
- Refutação das accusações feitas á alfândega do Funchal no relatório assignado por Manuel José Vieira e enviado á Associação Comercial daquela cidade, par José Guedes de Almeida Carvalhais, Angra do Heroísmo, 1886, 23 p.
- Tabella do lançamento de contribuições Municipais indirectas cobradas na alfândega do Funchal, Funchal, 1896, 38 p., plusieurs brochures portant le même titre ayant été publiées pour diverses années
- Representação da Câmara Municipal do Funchal sobre a importação do vinho na Russia, Funchal, 1906, 7 p.
Sous le titre Ordens da Direcção da Alfândega do Funchal paraît chaque année un volume réunissant les divers ordres de service émis par le directeur de cet établissement douanier, ainsi que d’autres données et informations très utiles au bon fonctionnement de cette administration fiscale. De nombreux volumes ont déjà paru, le premier portant sur l’année 1907.
Le greffier des déchargements (escrivão da descarga) de la douane, António Marcelino Gomes, rédigea en 1824 un Projecto de Regulamento da alfândega da ilha da Madeira, qu’il offrit à Jean VI mais qui ne fut pas publié.
Dans cet article
Époque
Années citées · 27-
Une charte royale créa les douanes de Funchal, Santa Cruz et Machico ; celle de Funchal était la plus ancienne institution publique de l’archipel.
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Les habitants de Funchal furent exemptés d’un droit sur certaines marchandises.
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Francisco Álvares fut nommé premier juge de la douane de Funchal.
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Le dédouanement du sucre destiné à l’exportation fut réservé au bureau de douane de Funchal.
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Le roi Manuel Ier accorda un foral commun à Funchal, Ponta do Sol et Calheta, fixant les dîmes, le quint sur les sucres, les revenus de l’alcaidaria, les prix du savon et d’autres redevances.
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Les recettes douanières réunies de Madère et de Porto Santo furent consignées pour les sept années de 1581 à 1587.
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Une ordonnance de Philippe II nomma João Leitão provedor du Trésor et l’envoya à Madère.
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Les charges de provedor et de corregedor à Madère furent réunies.
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Une porte de la douane fut déplacée, selon une inscription.
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L’ordre fut donné de construire une redoute formant une avancée dans les murs de la douane de Funchal et protégeant la plage ; elle fut construite.
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La redoute de la douane et ses portes furent achevées sous le gouverneur Manuel de Sousa Mascarenhas, comme l’indique une inscription datée.
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Un édit du provedor imposa le débarquement de toutes les marchandises à la redoute de la douane de Funchal.
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João de Aguiar construisit la chapelle de Santo António à la douane de Funchal.
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D’importants travaux furent ordonnés sur le bâtiment de la douane de Funchal.
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Un ordre royal refusa au conseil municipal de Funchal toute autorité sur les navires.
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Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 1748, un violent séisme frappa Madère. Il causa peu de morts, mais endommagea gravement les bâtiments, notamment la cathédrale, le palais épiscopal, la douane, l’église de Monte, la maison du Monastère neuf ainsi que de nombreuses chapelles et églises paroissiales.
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Inácio Pedro Quintela prit à ferme les recettes douanières de Madère pour six ans.
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Une lettre royale supprima la Provedoria da Real Fazenda rattachée à la douane de Funchal et créa le Conseil du Trésor royal de l’île de Madère.
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Les recettes douanières de Madère atteignirent 228 et 230 contos.
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António Marcelino Gomes rédigea un projet de règlement pour la douane de Madère.
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La législation du 23 juin 1834 aligna la douane de Funchal sur le régime du Portugal continental, imposa des taxes jugées préjudiciables à Madère, attribua aux estufas la perte de crédit du vin de Madère et supprima le Conseil du Trésor royal de l’île de Madère au profit d’une commission provisoire des finances.
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Le directeur des douanes infligea une amende au capitaine du vapeur Lagos, et Blandy & Co. fit appel de cette décision.
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José Pais de Vasconcelos prit ses fonctions à la tête de la délégation douanière de Funchal.
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Le gouvernement civil quitta le bâtiment de la douane de Funchal.
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Un décret éleva la délégation douanière de Funchal au rang de douane autonome de plein exercice.
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Le premier volume annuel des « Ordens da Direcção da Alfândega do Funchal » porte sur cette année.
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Les recettes douanières de Madère atteignirent le montant record de 21,252,161$84, soit l’équivalent de 869,209$97 escudos-or.
Lieu
Lieux cités · 17Étranger
- Angra do Heroísmo
Portugal. Lieu d’impression de la brochure de 1886 répondant aux accusations.
Angra do Heroísmo est une ville, un port et un district des Açores, sur l’île de Terceira. António Cordeiro y naquit, l’Almanach para os Açores e Madeira y fut publié en 1873, et Nicolau Anastácio de Bettencourt y exerça le gouvernement pendant douze ans avant d’y mourir. La ville donna aussi son nom au titre de marquis de Stuart.
- Calheta
Bourg compris dans le foral de 1515.
Calheta est un bourg, une paroisse et une municipalité de la côte sud-ouest de Madère, ainsi que l’un des plus anciens lieux de peuplement de l’île. L’Elucidário traite de l’origine de son nom, de ses premiers colons, dont Pedro Berenguer, de son église et de ses nombreuses chapelles, notamment celle d’un ancien couvent franciscain, ainsi que de l’émeute de 1834.
- Chapelle Saint-Antoine de la douane
Funchal. Chapelle construite près de la douane vers 1714.
Chapelle construite près de la douane vers 1714.
- Funchal
Siège de la principale douane.
Capitale de l’archipel et siège de la principale capitainerie, où commença le peuplement ; elle devint un bourg vers 1451–52. Sa baie, la plus large de l’archipel, s’étend entre Ponta do Garajau et Ponta da Cruz et offre un mouillage abrité, bien que son port n’eût jamais fait l’objet d’une étude océanographique. L’Elucidário présente Funchal comme une station climatique, avec des données sur son climat, et relate les troubles de janvier 1906, la visite du prince danois en mai 1846 et la présence de cônes volcaniques récents dans la région.
- Lisbonne
Portugal. Frutuoso jugeait la douane de Funchal plus favorablement que celle de Lisbonne.
Capitale du Portugal, siège du tribunal de la Relação et de la Misericórdia dont les privilèges et les statuts furent étendus à Funchal. Henrique Franco de Sousa étudia à son Académie royale des beaux-arts, et Luiz José Baiardo s’y installa en 1821.
- Ponta do Sol
Bourg mentionné dans le foral de 1515.
Paroisse et municipalité de la côte sud, peuplées à partir de 1440 environ par Rodrigo Enes « o Coxo ». Son église paroissiale, dédiée à Notre-Dame de la Lumière, abrite un triptyque. L’Elucidário relate aussi la construction de son quai en 1848, financée par le conseil municipal, et la visite royale de 1858.
- Porto Santo
Ses recettes douanières figurent dans les chiffres de 1581–1587.
Île de l’archipel, peuplée en même temps que Madère et formant l’une des trois capitaineries. Elle a toujours constitué une seule paroisse, placée sous le vocable de Notre-Dame de Pitié, dont l’église fut pillée à plusieurs reprises. L’Elucidário relate le raid de pirates maures de 1617, évoque sa propre Misericórdia et un canal destiné à recueillir les eaux de pluie, construit sur cette île sujette à la sécheresse.
- Redoute de la Douane
Funchal. Petit fort construit en 1644 devant la douane.
Petit fort construit en 1644 devant la douane.
- Ribeira de João Gomes
Funchal. Le premier établissement se développa à l’est de ce ruisseau.
La Ribeira de João Gomes est un cours d’eau de Funchal qui prend sa source dans la Serra do Poiso, reçoit la Ribeira das Cales et s’appelait autrefois Ribeira de Nossa Senhora do Calhau. Elle marquait la limite orientale des remparts projetés et celle de la paroisse de Santa Luzia ; l’église Nossa Senhora do Calhau se dressait sur sa rive. L’abattoir municipal de 1941 se trouve sur sa rive droite.
- Rua da Alfândega
Funchal. Rue sur laquelle donnait l’étage supérieur construit en 1733.
Rua da Alfândega est une rue de Funchal située face à la douane, où le conseil municipal s’installa en 1848 et où l’Associação Comercial fut établie pour la première fois en 1836. Elle accueillit plus tard les bureaux de Blandy et le Club anglais avec sa bibliothèque ; un incendie se déclara à la boulangerie de Payne en 1878.
- Rua de João Gago
Funchal. Rue où le gouvernement civil s’installa en 1890.
La Rua de João Gago est une rue de Funchal où le gouvernement civil s’installa en 1890. Elle borde l’emplacement de l’ancien Aljube.
- Rua Direita
Funchal. Rue où se trouvait une ancienne douane.
Ancienne rue de Funchal, déjà présente en 1508, où se trouvaient la chapelle Saint-Barthélemy, une ancienne douane et le premier bâtiment du séminaire. Jerónimo Barreto y résidait et Zenobio Acciaioly y possédait un moulin à sucre. Elle fut touchée par un obus lors du bombardement de 1916.
Personnes
Personnes citées · 34-
Directeur de la douane de Funchal à partir du 23 octobre 1916.
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Directeur de la douane de Funchal à partir du 6 septembre 1911.
- Álvaro Rodrigues de Azevedo1825–1898
Annotateur de « Nostalgie de la terre natale », cité au sujet des douanes.
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Nommé provedor et corregedor en 1597.
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Directeur de la douane de Funchal à partir du 3 août 1908.
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Auteur d’un manuscrit cité au sujet de la réglementation douanière.
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Employé des douanes qui rédigea en 1824 un projet inédit de règlement pour les douanes de Madère et le présenta au roi Jean VI.
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Directeur de la douane de Funchal à partir du 9 novembre 1895.
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Nommé juge des douanes en 1550.
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Infante, mère et tutrice de Manuel Ier, qui créa la douane de Funchal en 1477.
+ 24 de plus
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Ancien provedor, nommé juge des douanes en 1775.
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Propriétaire, en 1557, de maisons qui avaient abrité l’ancienne douane.
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Premier juge de la douane de Funchal, nommé en 1494.
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Directeur de la douane de Funchal à partir du 26 avril 1907.
- Gaspar Frutuoso1522–1591
Auteur de « Nostalgie de la terre natale », qui fit l’éloge de la douane en 1590.
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Premier directeur de la douane de Funchal après son élévation au rang de douane de plein exercice ; il prit ses fonctions le 7 mai 1892.
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Prit à ferme les recettes douanières en 1772 pour six ans, moyennant quarante contos.
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Roi qui interdit aux gouverneurs d’intervenir dans les affaires douanières et ordonna la construction de la redoute en 1644.
- Jean VImort 1826
Roi du Portugal auquel Gomes présenta son projet de règlement douanier de 1824.
- João Augusto de Ornelas1833–1886
Auteur de la brochure A Madeira e as Canárias (Funchal, 1884), citée parmi les ouvrages relatifs aux douanes.
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Auteur de deux brochures de 1885 sur les droits d’importation du sucre et la culture de la canne à sucre.
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Provedor à partir de 1710, il fit construire la chapelle de Santo António vers 1714.
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Premier gouverneur général de Madère sous la dynastie des Philippe, il devint provedor du Trésor en 1582.
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Auteur de la brochure Ao Publico (Funchal, 1885).
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Auteur d’une brochure publiée en 1886 en réponse aux accusations portées contre la douane de Funchal.
- José Pais de Vasconcelos1706–1769
Chef de la délégation des douanes de Funchal, entré en fonctions le 22 novembre 1889.
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Roi qui supprima la charge de provedor en 1775.
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Comptable envoyé par dona Beatriz pour organiser la nouvelle douane de Funchal.
- Manuel Alexandre de Sousa1856–1903
Gouverneur et capitaine général qui fit construire la redoute de la douane en 1645.
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Seigneur de Madère en tant que duc de Beja, puis roi ; il ordonna la construction du bâtiment de la douane et accorda le foral de 1515.
- Manuel José Vieira1836–1912
Signataire d’un rapport accusant la douane de Funchal, adressé à l’Associação Comercial.
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Provedor nommé en 1700, qui promulgua un édit douanier sur le débarquement des marchandises.
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Adjudicataire génois des droits sur le sucre en 1471–72.
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Roi qui réunit les charges de provedor et de corregedor en 1597.