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Article nº 3415 Livre ou œuvre littéraire Vol. III · p. 509–515 15 min de lecture

Saudades da Terra

Notice consacrée à la chronique du XVIe siècle Saudades da Terra, de Gaspar Frutuoso, dont le deuxième livre est la source la plus riche sur les débuts de l’histoire de Madère, ainsi qu’à ses éditions, notamment celle de 1873, publiée à Funchal avec les annotations d’Álvaro Rodrigues de Azevedo. Elle traite aussi de la transmission manuscrite de l’œuvre, des éditions açoriennes ultérieures et de la dette de Frutuoso envers Jerónimo Dias Leite.

Saudades da Terra

1L’œuvre et ses sources

L’œuvre célèbre du docteur Gaspar Frutuoso constitue le plus riche et le plus abondant recueil de nouvelles et d’informations que nous possédions sur notre archipel. Sans elle, l’histoire de Madère aux XVe et XVIe siècles se réduirait aux quelques pages que nous ont laissées certains chroniqueurs anciens et aux documents enregistrés dans les archives municipales de cette ville. C’est à cette source abondante que doivent puiser tous ceux qui peinent à cette tâche ingrate consistant à rassembler quelques matériaux pour l’histoire de notre terre. Elle a des défauts et des lacunes, tout à fait excusables dans les circonstances où l’ouvrage fut élaboré, mais c’est incontestablement un travail de la plus haute valeur, tant par les nouvelles abondantes et intéressantes qu’il nous fournit que par les remarquables qualités d’historien, d’homme de lettres et d’érudit qu’y révèle son auteur.

C’est dans la paisible retraite de son presbytère de la paroisse (freguesia) de Ribeira Grande (« grand torrent »), dans l’île de São Miguel, dont il était le curé, que le docteur Gaspar Frutuoso (volume II, page 57) écrivit les Saudades da Terra (« Nostalgie de la terre natale »), ouvrage très vaste divisé en six livres, qui embrassent l’histoire des archipels des Canaries, du Cap-Vert, de Madère et des Açores. Dans le deuxième livre, consacré à notre archipel, le docteur Frutuoso mentionne à plus d’un endroit le chanoine de la cathédrale de Funchal (Sé), Jerónimo Dias Leite (volume I, page 361), qui lui fournit de nombreux éléments pour l’élaboration de ce livre. Il écrit textuellement : « Et de Gonçalo Aires Ferreira, souche de ceux-ci, tous disent qu’il fit la Découverte de l’île de Madère, écrite en vérité, comme je l’ai dit, sur trois feuilles de papier ; et le révérend chanoine, non moins docte que curieux, Jerónimo Dias Leite, chapelain de Sa Majesté, la recueillit ensuite, l’augmenta et la polit de son style grave et soigné, écrite sur onze feuilles de papier, et me l’envoya à ma demande, par l’intercession du noble Belchior Fernandes de Crasto, demeurant en la ville de Ponta Delgada (« pointe effilée »), en cette île où nous sommes, et parce que le très magnifique Marcos Lopes, marchand d’un commerce important et honorable qui fut en cette île de São Miguel, très estimé et aimé de tous pour ses bonnes qualités et sa magnifique condition, et aujourd’hui résidant à Lisbonne avec une grande maison et un plus grand renom, la lui fit demander à ma prière ; à partir de cet écrit et de beaucoup d’autres informations que je cherchai à obtenir de diverses personnes de l’île de Madère et d’autres lieux, toutes dignes de foi, et d’autres choses que je vis et lus, je recueillis et composai tout ce récit de la découverte de ladite île, ordonnant, arrangeant, retranchant, ajoutant, et mettant le tout en chapitres, de la manière que je suis en train de conter. »

2L’édition de 1873 et son manuscrit

Ce deuxième livre fut publié en 1873, avec au frontispice l’inscription suivante : As Saudades da Terra pelo Doutor Gaspar Fructuoso. História das ilhas do Porto Sancto, Madeira, Desertas e Selvagens. Manuscripto do seculo XVI annotado por Alvaro Rodrigues de Azevedo, bacharel formado em direito pela Universidade de Coimbra, professor de oratória, poetica e litteraria no lyceu nacional do Funchal, e advogado na Ilha da Madeira Funchal. Typ. Funchalense. 1873. Le volume compte XI-920 pages : les 310 premières contiennent le texte du docteur Gaspar Frutuoso, les suivantes les précieuses annotations du docteur Álvaro de Azevedo. L’impression commença vers le milieu de 1870 et s’acheva le 16 avril 1873. Le frontispice ne le précise pas, mais cette publication ne comprend que le deuxième livre du vaste ouvrage de Frutuoso.

L’illustre annotateur des Saudades raconte en ces termes comment il acquit le manuscrit qui servit à l’impression : « La copie des Saudades da Terra que nous possédons, nous la tenons de M. João Diogo Pereira de Agrela da Câmara, du bourg (vila) de Santa Cruz (« Sainte-Croix »), en cette île de Madère. Elle fut tirée, dans le premier quart du XIXe siècle, sur l’ordre de M. João Agostinho Pereira de Agrela da Câmara, titulaire du majorat (morgado), d’après l’autographe que M. André de Ponte do Quental, de l’île de São Miguel, avait apporté à Madère à cette fin et par une faveur toute particulière, lorsqu’il y vint épouser Mme dona Carlota de Bettencourt e Freitas. – Ceci nous fut affirmé par M. Pedro Agostinho Pereira de Agrela da Câmara et par ledit M. João Diogo, fils de João Agostinho, titulaire du majorat, que nous n’avons pas connu, mais dont nous savons qu’il était l’un des Madériens les plus érudits de son temps et un amateur de beaux livres ; nous avons acquis quelques ouvrages de sa bibliothèque. »

À la dernière page du livre, le docteur Azevedo annonce la vente du manuscrit « en deux tomes in-folio de près de deux mille pages chacun ». Le 23 janvier 1876, dans une lettre adressée aux Açores au docteur Ernesto do Canto, le docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo faisait savoir qu’il avait vendu ce manuscrit à un lord, à l’intention de la Bibliothèque royale d’Édimbourg, où il doit se trouver aujourd’hui.

Dans sa Bibliotheca Açoreana, l’illustre Micaélien, le docteur Ernesto do Canto, affirme que la copie utilisée par le docteur Álvaro de Azevedo « n’avait pas l’exactitude nécessaire », ce qui est fort regrettable. Le docteur Canto confronta longuement et consciencieusement un exemplaire imprimé de l’ouvrage publié par le docteur Azevedo avec l’autographe même du docteur Gaspar Frutuoso. Il porta sur cet exemplaire, qui se trouve aujourd’hui à la bibliothèque publique de Ponta Delgada, « de nombreuses et importantes corrections et additions… issues de la collation », comme on le lit dans l’introduction du livre 3 des Saudades da Terra, publié en 1922. Dans l’édition du docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo, le texte du docteur Frutuoso occupe 310 pages, mais la collation faite par le docteur Ernesto do Canto ne porte que sur les 239 premières.

Si l’œuvre du docteur Gaspar Frutuoso est un travail d’une extrême valeur, digne de toute notre admiration et de notre reconnaissance, on peut affirmer que les savantes et précieuses annotations dont le docteur Álvaro de Azevedo enrichit si abondamment le texte de l’illustre historien des îles n’ont pas moins d’importance pour les Madériens, ni moins de crédit parmi nous. Nous y avons fait si souvent référence au cours de cet ouvrage, et nous avons si fréquemment recouru à ces notes inestimables, qu’il devient inutile et superflu de nous y attarder plus longuement ici.

Les Micaéliens voulurent rendre un digne hommage à leur plus illustre compatriote à l’occasion du quatrième centenaire de sa naissance, célébré l’an dernier, en 1922, en publiant son célèbre ouvrage Saudades da Terra. Le premier volume, consacré à l’histoire de l’île de Santa Maria, a déjà paru ; trois autres, relatifs à l’île de São Miguel, doivent suivre. Ce premier volume est précédé de plusieurs chapitres, qui s’étendent sur deux cents longues pages, consacrés au docteur Gaspar Frutuoso et à son œuvre vaste et précieuse. Ce sont des études approfondies et complètes, qui mettent brillamment en relief la figure de l’historien des îles et lui assignent la véritable place qui lui revient dans l’histoire de la littérature portugaise. Ce sont de remarquables travaux de recherche et de critique, qui honorent et distinguent hautement leurs auteurs et valent en même temps aux îles açoriennes une renommée justifiée et méritée. L’introduction de cet ouvrage contient diverses références à Madère et au livre 2 des Saudades, consacré à cet archipel, et tout Madérien un tant soit peu cultivé devrait en posséder un exemplaire (1921).

3L’édition de Porto de 1925

Il est indispensable de faire une mention particulière de la nouvelle édition du Livre II des Saudades da Terra, réalisée en 1925, ainsi que de la première publication des Livres I, III et IV, jusque-là inédits, faite ultérieurement dans la ville de Ponta Delgada. Nous reprendrons pour cela quelques passages de deux articles que nous avons publiés sur ce sujet dans l’ancien Diário da Madeira.

Comme on le sait, le commentateur des Saudades ne se borna pas à rédiger de légères notes destinées à éclairer le texte, à l’amplifier ou à le compléter : il composa avec maîtrise plusieurs dissertations et études historiques, qui demeureront comme une œuvre critique de premier ordre et révèlent en même temps une érudition vaste et solide. Pour ne citer que des géants, d’une autorité incontestable en la matière, nous rappellerons que Camilo Castelo Branco, Pinheiro Chagas et Teófilo Braga ont parlé de ces travaux avec les éloges les plus fervents, et l’on sait que le premier et le dernier n’avaient pas coutume de gaspiller leurs jugements littéraires en louanges faciles et banales...

Les Madériens de culture moyenne, et tout particulièrement ceux qui s’intéressent à l’histoire de cet archipel, ne peuvent concevoir les œuvres de Frutuoso et d’Azevedo qu’ensemble, comme indissolublement unies et, qu’on nous permette de le dire, comme les deux parties d’un même tout.

On vient de publier à Porto (1925) une luxueuse édition du 2e livre des Saudades da Terra, qui ne comprend que le texte de Gaspar Frutuoso et omet le vaste et savant commentaire du docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo. Cette édition fut dirigée avec compétence par M. le docteur Damião Peres, ancien proviseur de notre lycée et aujourd’hui éminent professeur à l’université de Porto, qui y ajouta quelques annotations précieuses, quoique peu nombreuses. Elle représente sans aucun doute un réel service rendu aux lettres, mais elle profitera surtout aux érudits et à ceux qui se consacrent particulièrement à l’étude de notre littérature et de son histoire, pour la période à laquelle appartient cette œuvre.

La récente édition des Saudades ne revêt pas une importance capitale pour les Madériens, car il lui manque ce que l’on juge ici fondamental et du plus grand intérêt pour tous : les Notes du docteur Azevedo. Beaucoup de gens ont consulté ces commentaires et les connaissent, alors que rares sont ceux qui ont pris la peine de parcourir le texte archaïque, bien que précieux, de l’historien des îles. D’où le regret sincère, partagé de façon générale, que l’on n’ait pas reproduit intégralement le travail du docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo, c’est-à-dire publié l’œuvre de Frutuoso avec les annotations qui l’accompagnaient dans l’édition de 1873. Le service rendu à notre terre aurait alors été des plus considérables (1921).

Il y a déjà bien des années, l’illustre Açorien docteur Ernesto do Canto avait fait remarquer que le manuscrit dont s’était servi le docteur Rodrigues de Azevedo pour publier les Saudades contenait malheureusement de nombreuses erreurs et lacunes, dont le distingué commentateur de Gaspar Frutuoso n’est nullement responsable. Le docteur Ernesto do Canto, comme on l’a dit plus haut, se livra au travail patient et consciencieux de collationner l’édition de 1873 avec le texte original et authentique, et de noter, sur un exemplaire conservé à la Bibliothèque publique de Ponta Delgada, les fautes et les manques qu’il y trouva. Il nous a ainsi donné la version du véritable récit historique, tel qu’il sortit de la plume de l’illustre chroniqueur açorien. La partie imprimée compte 310 pages ; le docteur Canto effectua la collation avec l’autographe jusqu’à la page 239, et il ne manque que 71 pages pour achever la confrontation des deux textes.

Il est évident que, malgré la lacune indiquée, le texte à retenir pour la présente édition (de 1925) des Saudades aurait dû être celui que conserve la bibliothèque de Ponta Delgada, avec les corrections qu’y a consignées le docteur Ernesto do Canto.

On a utilisé le codex conservé à la Bibliothèque d’Ajuda, que nous avons eu l’occasion de consulter il y a déjà des années. Son ancienneté le recommande ; mais, comme il n’a pas été collationné avec l’autographe correspondant, il laisse dans notre esprit le doute qu’il soit entaché des erreurs dont souffrent tant d’autres copies de la vaste œuvre du père Gaspar Frutuoso.

4Les éditions açoriennes et les études ultérieures

Les observations que nous faisons ici rapidement, sans la moindre intention d’un dénigrement qui serait mal interprété, ne prétendent pas diminuer la valeur de la récente édition des Saudades, que nous reconnaissons grande, et nous saisissons l’occasion pour rendre à son illustre préfacier et annotateur le sincère hommage de notre profonde admiration (1925). L’année 1922 marquant le cinquième centenaire de la naissance du docteur Gaspar Frutuoso, une commission se constitua dans la ville de Ponta Delgada pour commémorer dignement cette date, en profitant de l’occasion pour mettre justement en relief les éminentes qualités de prosateur, d’historien et d’humaniste qui firent la renommée de cet illustre enfant de São Miguel. Aux plus vifs applaudissements de tous, la commission organisatrice du centenaire estima que le plus grand hommage à rendre à l’auteur des Saudades da Terra serait la publication intégrale de sa vaste œuvre : elle raviverait et perpétuerait ainsi sa mémoire à travers les âges, tout en offrant aux contemporains et aux générations futures la connaissance de l’histoire du groupe oriental des îles des Açores aux XVe et XVIe siècles. Pour des raisons sérieuses, cette commission ne réalisa pas son projet initial, mais elle parvint à publier les livres troisième et quatrième des Saudades, qui comprennent l’histoire des îles de São Miguel et de Santa Maria, lesquelles forment le district administratif de Ponta Delgada.

Ils forment quatre grands volumes, dont la valeur et l’intérêt sont rehaussés par une étude approfondie sur l’historien des îles, où le sujet se trouve entièrement épuisé, quels que soient les multiples aspects sous lesquels nous pourrions le juger et l’apprécier. La savante « Noticia Bibliográfica das Saudades da Terra » de M. João Simas, et tout particulièrement la biographie et l’appréciation de Gaspar Frutuoso et de son œuvre dues à M. Rodrigo Rodrigues, sont des études qui révèlent non seulement un travail de recherche historique patient et consciencieux, allié à l’esprit critique le plus fin et le plus sévère, mais encore une connaissance approfondie des dons et des qualités qui doivent caractériser l’œuvre de l’écrivain, de l’érudit et de l’historien, en tenant compte des conditions de l’époque, du milieu et des autres circonstances particulières dans lesquelles l’œuvre fut élaborée. De la magistrale étude de M. R. Rodrigues, il convient de détacher le chapitre III, intitulé « O Humanista, o Historiador, e o Valor da sua Obra » (pages XXXIX-LV), que l’on peut, sans ombre d’hyperbole, placer au même rang que les travaux analogues de dona Carolina Michaëlis, Teófilo Braga, Mendes dos Remédios et Fidelino de Figueiredo, les maîtres les plus autorisés de l’historiographie littéraire de notre pays (1932).

En mars 1937, le docteur João Franco Machado présenta, lors d’une séance de l’Institut portugais d’archéologie, d’histoire et d’ethnographie (Instituto Português de Arqueologia, História e Etnografia), une communication sur les Saudades da Terra. Bien que nous ne l’acceptions pas dans toute sa plénitude, nous allons en donner un bref compte rendu, tiré d’un journal de Lisbonne, à titre de simple information pour les chercheurs auxquels elle pourrait éventuellement offrir quelque intérêt.

« …le docteur João Franco Machado parla de Gaspar Frutuoso et de Jerónimo Dias Leite » sujet du plus grand intérêt pour l’histoire de l’île de Madère. Il affirma que Gaspar Frutuoso, dans le livre 2 des « Saudades da Terra », commit de nombreuses erreurs et omissions, et il signala des copies presque toutes imparfaites du manuscrit que Frutuoso lui-même dit avoir compilé d’après Jerónimo Dias Leite. L’une d’elles, toutefois, très soignée, nous montre que les chapitres strictement historiques des « Saudades » sont une copie littérale (on dirait aujourd’hui un plagiat) de ce que Dias Leite (chanoine de la cathédrale de Funchal (Sé)) avait écrit avec tant d’exactitude sur la relation dite d’Alcoforado et sur de nombreux documents des archives de Funchal.

Frutuoso rendit service en le copiant, mais, dans son office de copiste, il commit de nombreuses fautes, estropia des noms et des dates et altéra l’ordre logique de l’exposé des faits établi par Dias Leite. Au détriment de la vérité, il transposa à l’année où il écrivait (1590) des affirmations qui n’étaient exactes que pour 1579, date de l’élaboration du manuscrit de Dias Leite.

L’Institut décida de publier dans le volume II de la revue Ethnos l’intégralité du manuscrit de Jerónimo Dias Leite, accompagné de l’étude de M. le docteur Franco Machado ».

En 1939, il publia le « Livro I » des Saudades, qui traite de l’archipel des Canaries et du Cap-Vert, précédé d’une ample et savante étude sur la personnalité du docteur Gaspar Frutuoso, due au distingué écrivain de São Miguel, le docteur Manuel Monteiro Velho Arruda.

Sur l’ensemble de ces éditions, qui comprennent sept volumes, nous avons publié une série d’articles dans O Jornal en octobre et novembre 1943.

Il ne sera pas, pour certains lecteurs de cet Elucidário, d’une redondance inutile de consigner ici que l’œuvre de Gaspar Frutuoso intitulée Saudades da Terra se compose des volumes suivants : –

  1. le Livre I, qui traite particulièrement des archipels des Canaries et du Cap-Vert, publié en un volume en 1939 dans la ville de Ponta Delgada
  2. le Livre II, qui est l’ouvrage bien connu, largement commenté par le docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo, consacré à Madère et publié à Funchal en un volume de VIII-917 pages en 1873, dont une seconde édition, annotée par le docteur Damião Peres, parut en 1925
  3. le Livre III, qui traite de l’île de Santa Maria, imprimé en un volume dans la ville de Ponta Delgada en 1922
  4. le Livre IV, qui traite de l’île de São Miguel, en trois volumes, publiés également à Ponta Delgada en 1924, 1926 et 1931

enfin, le Livre V et le peu que l’auteur laissa écrit du livre VI sont restés inédits, et il n’en existe pas de copies intégrales.

Appréciant la valeur de la vaste œuvre de Gaspar Frutuoso, le docteur João Cabral do Nascimento lui consacra quelques chapitres de son intéressant ouvrage Apontamentos de Historia Insular, qui méritent d’être lus et appréciés, même si l’on peut ne pas partager certaines affirmations de l’auteur.

Dans cet article

Époque

Années citées · 07
  1. Jerónimo Dias Leite rédigea son manuscrit sur la découverte de Madère.

  2. Álvaro Rodrigues de Azevedo publia à Funchal son édition annotée du livre II de « Nostalgie de la terre natale » de Gaspar Frutuoso, établie à partir de la copie d’Agrela et accompagnée de nombreuses notes, dont une liste des gouverneurs.

  3. Azevedo déclara avoir vendu à un lord une copie manuscrite de Saudades da Terra destinée à Édimbourg.

  4. Une commission de Ponta Delgada marqua le centenaire de Gaspar Frutuoso en publiant des livres de « Nostalgie de la terre natale ».

  5. Damião Peres publia le livre II à Porto sans les notes d’Azevedo.

  6. João Franco Machado soutint que Saudades da Terra copiait le manuscrit de Dias Leite.

  7. Le livre I de Saudades da Terra fut publié à Ponta Delgada.

Lieu

Lieux cités · 11

Étranger

Carte: Arquipélago da Madeira (11)
  1. Édimbourg

    United Kingdom. Ville où se trouve la bibliothèque à laquelle le manuscrit d’Azevedo fut vendu.

  2. Funchal

    Ville où fut imprimée l’édition de 1873.

  3. Îles Desertas

    Santa Cruz · Desertas. Îles dont traite le livre II.

  4. Îles Selvagens

    Funchal · Selvagens. Îles dont traite le livre II.

  5. Ponta Delgada

    Portugal. Ville des Açores où est conservée la copie corrigée et où furent imprimés les livres ultérieurs.

  6. Porto

    Portugal. Ville où parut l’édition de 1925.

  7. Porto Santo

    Île dont traite le livre II.

  8. Ribeira Grande

    Portugal. Paroisse de São Miguel où Frutuoso était prêtre et écrivit l’œuvre.

  9. Santa Cruz

    Ville de la famille Agrela da Câmara, propriétaire de la copie du manuscrit.

  10. Santa Maria

    Portugal (Azores). Île des Açores dont traite le livre III.

  11. São Miguel

    Portugal. Île des Açores d’où venait Frutuoso et dont traite le livre IV.

Personnes

Personnes citées · 24
  1. Enseignant au lycée de Funchal et avocat qui édita et annota abondamment le livre II dans l’édition de 1873.

  2. Originaire de São Miguel, il apporta le manuscrit autographe à Madère lorsqu’il s’y maria.

  3. Habitant de Ponta Delgada qui aida Frutuoso à obtenir le manuscrit de Dias Leite.

  4. Romancier portugais qui fit l’éloge des notes d’Azevedo.

  5. Madérienne qu’épousa André de Ponte do Quental.

  6. Historienne de la littérature citée comme référence.

  7. Auteur des Apontamentos de História Insular, qui portent une appréciation sur l’œuvre de Frutuoso.

  8. Ancien recteur du lycée de Funchal et professeur à Porto qui dirigea l’édition de 1925 du livre II.

  9. Bibliographe açorien qui compara l’édition de 1873 au manuscrit autographe et en corrigea les 239 premières pages.

  10. Historien de la littérature cité comme référence.

+ 14 de plus
  1. Gaspar Frutuoso1522–1591

    Prêtre et historien açorien, auteur de Saudades da Terra, dont le livre II traite de Madère.

  2. Premier colon dont on dit qu’il écrivit un bref récit de la découverte de Madère, développé ensuite par Dias Leite.

  3. Chanoine de la cathédrale de Funchal dont le récit de 1579 sur la découverte de Madère servit de source au livre II de Frutuoso.

  4. Fils du détenteur du majorat, qui confirma à Azevedo la provenance de la copie.

  5. Habitant de Santa Cruz auprès duquel Azevedo obtint la copie du manuscrit.

  6. Chercheur qui soutint en 1937 que les chapitres historiques de Frutuoso copiaient Dias Leite.

  7. Auteur de la notice bibliographique de l’édition açorienne.

  8. Écrivain açorien qui rédigea la préface de l’édition de 1939 du livre I.

  9. Riche marchand de São Miguel qui demanda le manuscrit de Dias Leite pour le compte de Frutuoso.

  10. Historien de la littérature cité comme référence.

  11. Érudit madérien qui fit réaliser la copie à partir du manuscrit autographe de Frutuoso au début du XIXe siècle.

  12. Écrivain portugais qui fit l’éloge des notes d’Azevedo.

  13. Auteur d’une biographie et d’une appréciation de Frutuoso dans l’édition açorienne.

  14. Historien de la littérature qui fit l’éloge des notes d’Azevedo.

Sur la feuille S

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