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Article nº 0028 Association, club ou société Vol. I · p. 19 2 min de lecture

Académies

Titre original: Academias

Présente les académies littéraires fondées à Funchal au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, suivant la mode du Portugal continental : l’Assembleia dos Únicos do Funchal, l’Arcadia Funchalense et la Société funchalaise des amis des sciences et des arts.

Académies

Les académies de Funchal

Le goût des académies, qui connurent une si grande vogue sur le continent portugais au XVIIIe siècle, se fit sentir à Madère aussi ; certaines n’eurent qu’une importance très secondaire, voire une inutilité manifeste. Il exista dans cette ville une académie intitulée Assembleia dos Únicos do Funchal (« Assemblée des Uniques de Funchal »), active en 1746, comme le montre l’autographe que possédait le docteur Álvaro de Azevedo, portant le titre d’Oração Académica, discours que prononça Francisco João de Vasconcelos Bettencourt le 15 mai 1746, jour où il prit possession de la place d’académicien à laquelle on l’avait nommé dans l’Assembleia dos Únicos do Funchal. La fin de ce discours est publiée à la page 787 des Saudades da Terra. Il y eut une autre académie, vouée à la poésie, qui porta le nom d’Arcadia Funchalense et dont nous n’avons trouvé que deux mentions : l’une dans l’épicède consacré à la mort de Valisio Alceo, membre de l’Arcadia Funchalense, qui figure à la page 80 du deuxième tome de la Colecção Poética de Francisco Manuel de Oliveira ; l’autre dans le sonnet publié à la page 31 des Obras de dom Aires de Ornelas e Vasconcelos, dédié à Francisco Xavier de Ornelas, membre fondateur de cette même Arcadia. Nous ne pouvons préciser l’époque à laquelle exista l’Arcadia Funchalense. Nous savons seulement que la Collecção d’Oliveira fut publiée en 1794 et que Francisco Xavier de Ornelas naquit en 1748. Sa fondation doit être postérieure à 1770, d’après l’allusion que fait le sonnet au « savoir profond » de Francisco de Ornelas, qui « allait surpassant les Tullius ». La Sociedade Funchalense dos Amigos das Ciências e Artes (Société funchalaise des amis des sciences et des arts), qui s’installa dans cette ville en 1821 et n’eut qu’une brève existence en raison des événements politiques de 1823, était elle aussi une sorte d’académie. Elle tint de nombreuses réunions, au cours desquelles furent prononcés plusieurs discours et lus divers mémoires sur des sujets littéraires et historiques. Le Patriota Funchalense du 7 septembre 1822 en donne un compte rendu intéressant, quoique bref. Voir aussi Saudades da Terra, p. 794.

Dans cet article

Époque

Années citées · 06
  1. Jean de Béthencourt fut admis à l’Assembleia dos Únicos do Funchal et prononça un discours académique.

  2. Francisco Xavier de Ornelas, l’un des fondateurs de l’Arcadia Funchalense, naquit.

  3. La Colecção Poética de Francisco Manuel de Oliveira, qui mentionne l’Arcadia Funchalense, fut publiée.

  4. La Société funchalaise des amis des sciences et des arts fut fondée à Funchal.

  5. La Société funchalaise des amis des sciences et des arts tint sa première séance publique, dont O Patriota Funchalense publia un compte rendu le 7 septembre.

  6. La Société funchalaise des amis des sciences et des arts disparut avec le rétablissement du gouvernement absolutiste en 1823.

Lieu

Lieux cités · 01
Carte: Madeira (1)
  1. Funchal

    Ville où se réunissaient les académies décrites dans l’article.

Personnes

Personnes citées · 06
  1. Auteur d’un sonnet dédié à Francisco Xavier de Ornelas, l’un des fondateurs de l’Arcadia Funchalense.

  2. Érudit qui possédait le manuscrit autographe du discours académique prononcé en 1746 à l’Assembleia dos Únicos do Funchal.

  3. Poète dont la Colecção Poética, publiée en 1794, contient une élégie sur la mort d’un membre de l’Arcadia Funchalense.

  4. Membre fondateur de l’Arcadia Funchalense, né en 1748, dont le savoir fut célébré dans un sonnet.

  5. Prononça un discours académique le 15 mai 1746, jour de son admission à l’Assembleia dos Únicos do Funchal.

  6. Nom d’Arcadie d’un membre de l’Arcadia Funchalense dont Francisco Manuel de Oliveira pleura la mort dans une élégie.

Sur la feuille A

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