Cabestan 1Les premiers cabestans et le Patronado
Cabestan
Titre original: Cabrestante
Histoire des cabestans de la plage de Funchal, utilisés pour haler les bateaux et débarquer les marchandises, depuis les premiers baux de terrains du front de mer au XVIIe siècle jusqu’à la gestion de l’établissement par les négociants après 1807.
1Les premiers cabestans et le Patronado
Les registres du conseil municipal (Câmara Municipal) de Funchal conservent trois actes de bail emphytéotique (aforamento) portant sur des terrains situés en bord de mer et destinés à la construction de cabestans (cabrestante) : le premier date de 1600, le deuxième de 1635 et le dernier de 1642. Le premier cabestan que posséda Funchal appartint à Manuel Cabral, le deuxième au Castillan Lopo Pardo de Luna et le troisième à Bartolomeu Dias.
En février 1848, le Correio da Madeira publia la nouvelle suivante au sujet du cabestan de la plage de la ville : « L’établissement chargé du débarquement des articles d’exportation et d’importation dans cette île, connu sous le nom d’administration du Cabestan de Funchal, fut fondé il y a plus de deux siècles et exerça ses fonctions, concédées en concession royale privilégiée (patronado) par ordre royal, jusqu’en 1807. À cette époque, le général Beresford, alors gouverneur et capitaine général (capitão-general, gouverneur militaire de Madère) de cette île, donnant suite aux représentations que lui avaient adressées les négociants nationaux et étrangers de cette place forte, supprima ladite concession et ordonna que la propriété et la direction de cet établissement passent en la possession et sous l’administration de négociants, qui rachetèrent au propriétaire toutes les embarcations et tous les ustensiles. Par avis royal daté de Rio de Janeiro le 25 juillet 1808, Son Altesse Royale le Prince Régent ordonna que cet établissement destiné au service du Calhau (« grève de galets »), tel que l’avait organisé le général Beresford, fût provisoirement maintenu jusqu’à ce que Son Altesse Royale décidât ce qu’elle jugerait le plus convenable à son service royal et au public. C’est ainsi que l’établissement du cabestan du Calhau a continué de fonctionner depuis 1808 jusqu’à aujourd’hui, sans aucune autre disposition contraire du gouvernement dont les auteurs de la représentation aient connaissance ».
2Le cabestan à une époque ultérieure
Le cabestan dont parle le Correio da Madeira existe encore aujourd’hui. Mais, à ce qu’on affirme, seul le représentant de l’un des anciens propriétaires intervient dans son administration : toutes les autres personnes ayant des droits sur la possession de l’établissement ont cessé de les faire valoir, pour des raisons inconnues. On dit qu’autrefois, peut-être en 1807 ou en 1808, des actions furent émises pour l’acquisition du cabestan ; quelques-unes se trouvent encore entre les mains de très rares personnes.
Il y a peu d’années encore, Funchal comptait trois cabestans ; il n’en existe plus aujourd’hui que deux, tous deux administrés par les dirigeants de l’ancien cabestan, qui a été considérablement amélioré ces derniers temps.
Ces informations ne vont pas au-delà de l’année 1922.
Dans cet article
Époque
Années citées · 07-
Le premier bail attesté d’un terrain du front de mer de Funchal destiné à la construction d’un cabestan fut conclu.
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Un deuxième bail portant sur un terrain du front de mer de Funchal fut accordé pour un cabestan.
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Un troisième bail portant sur un terrain du front de mer de Funchal destiné à un cabestan fut accordé.
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Le gouverneur Beresford supprima le Patronado des cabestans et en confia la gestion aux négociants.
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Un ordre royal venu de Rio de Janeiro confirma provisoirement l’établissement des cabestans géré par les négociants.
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Le Correio da Madeira publia une description du cabestan de Funchal.
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Date limite des informations contenues dans l’entrée consacrée à Cabrestante.
Lieu
Lieux cités · 03Étranger
- Calhau
Funchal. Plage de Funchal où fonctionnait l’installation de débarquement à cabestan.
Plage de Funchal où fonctionnait l’installation de débarquement à cabestan.
- Funchal
Ville dont le front de mer abritait les cabestans.
Capitale de l’archipel et siège de la principale capitainerie, où commença le peuplement ; elle devint un bourg vers 1451–52. Sa baie, la plus large de l’archipel, s’étend entre Ponta do Garajau et Ponta da Cruz et offre un mouillage abrité, bien que son port n’eût jamais fait l’objet d’une étude océanographique. L’Elucidário présente Funchal comme une station climatique, avec des données sur son climat, et relate les troubles de janvier 1906, la visite du prince danois en mai 1846 et la présence de cônes volcaniques récents dans la région.
- Rio de Janeiro
Brazil. Siège de la cour portugaise, d’où fut émis l’ordre royal de 1808.
Rio de Janeiro, au Brésil, apparaît dans l’Elucidário comme siège de la cour portugaise et comme ville où de nombreux Madériens vécurent, étudièrent, enseignèrent, publièrent et moururent. Parmi eux figurent Paulo Perestrelo da Câmara, João de Oliveira Sá Camelo Lampreia et João da Silveira Caldeira, qui y dirigea l’Hôtel des monnaies.
Personnes
Personnes citées · 05-
Propriétaire du troisième cabestan de Funchal.
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Prince régent du Portugal qui, en 1808, confirma provisoirement les dispositions prises par Beresford pour le cabestan.
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Castillan propriétaire du deuxième cabestan de Funchal.
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Propriétaire du premier cabestan de Funchal.
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Gouverneur et capitaine général de Madère qui, en 1807, abolit le patronage des cabestans et le transféra aux négociants.