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Article nº 2853 Pêche et chasse à la baleine Vol. III · p. 123–131 15 min de lecture

Pêche

Titre original: Pesca

Panorama de la pêche dans l’archipel de Madère, reprenant principalement un article publié en 1932 par le naturaliste Adolfo César de Noronha sur les fonds marins, les zones de profondeur distinguées par les pêcheurs, les principales familles de poissons, les engins de pêche et les évolutions récentes, suivi de notes sur les Casas dos Pescadores et la valeur des prises dans les années 1940.

Pêche

1Introduction et fonds marins

Dans l’article Industrie de la pêche (II-151 et suiv.), nous avons déjà consacré à ce sujet quelques pages de cet ouvrage, auxquelles nous renvoyons le lecteur, en attirant également son attention sur les courts articles qui décrivent les divers engins employés dans cette industrie. Nous tenons toutefois à reproduire ici, comme une belle et autorisée synthèse de cette intéressante matière, un remarquable article du distingué naturaliste Adolfo César de Noronha, publié dans le Diário de Notícias (« Nouvelles du jour ») du 1er juillet 1932.

« L’archipel de Madère, groupe d’îles essentiellement océaniques – formées par l’action colossale des volcans sous-marins –, ne présente pas, à la périphérie des îles qui le composent, les vastes plateaux submergés et plats que l’on observe ordinairement autour des continents.

Le sol sous-marin proche est d’un relief très tourmenté. Au-delà de la sonde des 100 braças (brasses), qui, autour de l’île principale, tantôt n’est qu’à un demi-mille de la côte, comme on l’observe au large de la Ponta do Garajau (« pointe de la Sterne »), tantôt s’en éloigne tout au plus de 3 ou 4 milles, comme c’est le cas au large de Porto da Cruz (« port de la Croix ») et de la Ponta do Pargo (« pointe du Pagre »), le fond descend rapidement vers les abysses de 2000 braças et plus qui s’ouvrent entre les Canaries et Madère, ou entre celle-ci et le Portugal continental.

Face à des eaux profondes et à un fond marin accidenté, le pêcheur de ces îles doit préférer les engins flottants à hameçon, et n’emploie que plus rarement ceux qui exigent le contact avec le fond de l’océan.

Ainsi les chalutiers à vapeur, ces engins modernes de pêche intensive qui fournissent à la métropole une grande masse d’aliments tirés de la mer, sont exclus de ces régions insulaires accidentées par la nature et la profondeur des fonds.

À la manière des océanographes, ce pêcheur fruste et abruti par l’alcool a lui aussi tracé dans la mer, à son usage, différentes zones bathymétriques, selon une convention fondée sur les faits observés, qui ne s’écarte pas de ce que la science a déjà établi, mais au contraire y correspond. C’est là un phénomène intéressant de l’univers mental populaire, qui mérite bien d’être inclus dans l’étude du folklore.

La limite naturelle du plateau insulaire, fixée par les hydrographes à environ 100 braças, est connue des pêcheurs sous le nom de bairil ou bairilho, peut-être déformation de beiril, qui semble lui-même dériver de beira (« bord »). Certains l’appellent aussi le sarrilho do baixo, ou simplement le baixo.

Au-delà de ce bord, disent-ils, la mer abica, voulant exprimer par là que le fond s’abaisse plus rapidement, et donnant au terme un sens très madérien, car abicar, dans le parler populaire, signifie se jeter de haut, tomber brusquement.

Dans les profondeurs, au-delà de la pente du bairil, on distingue d’ordinaire trois zones : l’alto, l’altura et l’altio.

Ensemble, ces zones correspondent à la partie supérieure de la région abyssale des océanographes, que certains font commencer à 200 braças. Les profondeurs s’y évaluent en linhas (unité de profondeur des pêcheurs, environ 23 braças, soit env. 50 m) – l’unité bathymétrique du pêcheur, correspondant à 23 braças à peu près.

L’alto peut se définir comme allant d’environ 10 linhas, soit 230 braças, jusqu’à une profondeur de 15 linhas à peu près. L’altura s’étend de cette sonde jusqu’à quelque 25 linhas, soit 650 braças, profondeur maximale à laquelle l’engin arrive à toucher le fond. Enfin, l’altio est la région qui s’étend de là indéfiniment vers le large, celle qu’on appelle aussi le golfo (« golfe »), où la ligne de pêche atteint souvent une profondeur de 850 braças et même davantage, tout en restant néanmoins normalement toujours éloignée du fond.

2Poissons et coquillages pêchés

« Sur le plateau sous-marin, ainsi qu’au large de la bordure, déjà sur la grande pente, on pêche jusqu’à environ 200 braças (brasses) les espèces généralement dites côtières. Celles-ci sont ou bien sédentaires, et constituent alors une grande partie de ce qu’on appelle le bon poisson, ou bien nomades : elles se déplacent de la côte vers la haute mer, voyagent partout sans descendre très profond et méritent pour cela le nom de côtières-pélagiques. Ces dernières, à leur tour, sont tantôt simplement erratiques, tantôt migratrices, voyageuses au long cours au passage quelque peu incertain, comme les thons, qui viennent on ne sait d’où et s’en vont on ne sait où.

Dans la zone la plus profonde, enfin, on récolte les espèces abyssales, dont certaines d’un grand rendement, comme le sabre noir. N’étant pas migratrices, elles fournissent aux marchés un produit sûr sur lequel le consommateur peut compter toute l’année.

Si l’on excepte le groupe des squales – ou requins au sens le plus large du terme –, presque toujours des espèces de la plus basse qualité, que nous plaçons dans la troisième catégorie, on peut dire que le poisson à la saveur la plus délicate est en général formé par les habitants sédentaires des zones côtière et abyssale, tandis que celui de deuxième qualité est presque toujours représenté par les espèces nettement nomades, aux déplacements plus ou moins étendus. La famille la plus riche en espèces, et l’une des plus riches en individus, est celle du maquereau et du thon ; c’est aussi la plus importante par sa valeur économique, bien qu’elle n’entre pas dans la première catégorie pour la saveur. Typiquement voyageur, ce groupe, représenté par 15 espèces comestibles, dont la plus grande est le thon rouge, traverse indifféremment les zones pélagique et côtière, selon que l’y poussent les besoins biologiques du moment, déterminés par les courants, la température, le plancton, etc.

Vient ensuite, par le rendement, la famille des trichiuridés, avec le sabre blanc, très irrégulier dans ses passages, et l’abondant sabre noir, remarquable et fidèle ami des pauvres, ami de toute l’année, arraché aux grandes profondeurs. Cette famille n’est toutefois représentée que par cinq espèces de valeur commerciale, car toutes les autres qu’elle comprend, rares et abyssales, n’ont guère qu’un intérêt scientifique.

Plus riche en espèces que celle-ci est l’estimée famille du pagre, groupe sédentaire qui compte onze membres dans ces mers. Elle est suivie par celle du mérou, entièrement appréciée et sédentaire elle aussi, qui en compte six, dont deux, le cherne et le robaldo – à ne pas confondre avec le robalo du continent –, peuvent être considérés comme abyssaux.

Avec quelque six espèces, toutes voyageuses dans les parages, et d’une certaine importance économique, vient la famille du chinchard, moins appréciée ; puis, avec quatre espèces chacune, celle du requême – qui n’est pas le requeime, mais l’un des cantarilhos des pêcheurs du Portugal – et celle du merlu, espèce très rare dans les eaux madériennes. Ces deux familles sont tenues pour parmi les plus fines, de l’avis unanime des consommateurs.

Celle de l’alfonsim – ou imperador du continent –, savoureuse famille de la zone profonde, ne compte que trois espèces ; c’est à elle qu’appartient le poisson le plus délicat du marché de Lisbonne et le plus savoureux de tous ceux que nous connaissons, l’olho-de-vidro, presque dédaigné, qui, par une ironie du sort, a même reçu un nom obscène des poissonnières mal embouchées de Ribeira Nova !

Ce béryciforme – tel est son nom de famille – n’est pas tout à fait étranger aux mers de Madère, mais sa grande rareté le relègue au domaine des valeurs scientifiques que l’ichtyologie se flatte d’avoir souvent dénichées dans cette zone profonde de l’Atlantique.

D’autres familles de poissons osseux sont représentées dans ces mers, mais, comme elles ont moins d’importance, nous nous abstenons d’en faire une mention particulière.

Les squales, ou requins, ont une certaine valeur. Comme c’est un poisson de qualité médiocre, il est surtout consommé par les classes pauvres, après avoir été salé et séché au soleil ; on l’expédie en grande quantité vers le nord de Madère, où on l’achète comme substitut de la morue.

Le foie de presque tous les poissons de ce groupe – appelés pour cette raison poissons à huile – produit une huile utilisée surtout pour éclairer la pêche elle-même ; et la peau de l’un d’eux, la gata – qu’il ne faut pas confondre avec la gata du Portugal, et qui est au contraire identique à ce qu’on y appelle carocho –, sert aux ébénistes et aux menuisiers à poncer le bois, exactement comme on le fait sur le continent.

Parmi les fruits de mer dominent les patelles, récoltées principalement aux îles Desertas (« îles désertes ») par les pêcheurs du village de Caniçal (« roselière ») ; de temps à autre apparaissent sur le marché un certain escargot de mer et un certain crabe, crustacé cosmopolite présent dans presque toutes les mers, mais qui semble ne pas habiter les côtes du Portugal. On vend aussi la langouste et la langoustine, qui ne sont pas identiques à leurs homonymes du Portugal continental.

À ces invertébrés comestibles il faut ajouter quelques mollusques sans coquille, comme le poulpe, la seiche, le calmar et la pêta. Cette dernière, propre à l’été et à l’automne, est disputée à prix élevé par les pêcheurs lorsqu’elle se raréfie vers la fin de la saison, car c’est de tous les appâts celui qu’on préfère à cette époque pour la capture du lucratif sabre noir.

Et, pour clore cette rapide énumération, nous mentionnerons deux animaux d’ordre supérieur – deux espèces de tortue, dont l’une est comestible ; elle ne fait pas l’objet d’une pêche organisée et n’est capturée qu’au hasard. »

3Engins, bateaux et évolutions récentes

« L’outillage de pêche n’est guère varié : l’engin à hameçon y prédomine, comme l’exigent les conditions physiques du milieu. Dans une classification succincte, nous répartirons ces engins en trois groupes : à hameçon, à filet, et casiers ou nasses. Les premiers ont soit une hampe et une ligne, soit se composent simplement de lignes.

Parmi les engins à hampe et ligne, certains n’ont qu’un seul hameçon, comme le salto du thon, la vara de la bonite à ventre rayé (gaiado) et la canne à pêche ; d’autres portent un nombre plus ou moins grand d’hameçons : ce sont la briqueira (ligne à main madérienne pour la pêche de fond) et la cherriola (ligne verticale de grand fond à hameçons multiples). Parmi les engins à hameçon faits seulement de lignes, il faut aussi distinguer ceux qui n’ont qu’un seul hameçon, comme l’agulheira (ligne de mi-eau pour l’orphie) et la ligne du thon, et ceux qui comptent de nombreux hameçons : ce sont la gorazeira (palangre de fond pour la dorade), le palangre et l’engin des sabres.

Les engins à filet se réduisent à quelques filets traînants – du type de la xávega – qui servent de temps à autre sur la grande plage de l’île de Porto Santo (« port saint ») et dans trois ou quatre anses à plage de la côte sud de Madère, ainsi qu’à quelques filets maillants, en général sans tramail. On compte toutefois un nombre appréciable de redes-de-fole, engins en forme d’entonnoir employés pour pêcher à fleur d’eau certaines espèces de petite taille. À côté de ceux-ci, il y a aussi l’épuisette (peneiro).

Dans la catégorie des casiers, il existe trois types, différents par la forme et par le matériau de fabrication, qui peut être le roseau fendu, la latte de pin, le jonc ou l’osier.

L’industrie de la pêche a peu évolué depuis la dernière enquête officielle menée à Madère il y a 42 ans.

Le fait le plus notable, quoique éphémère, à signaler est l’installation d’une madrague (armação) à thon dans la grande baie de l’île de Porto Santo.

Tentée par l’industriel J. A. Judice Fialho pendant trois années consécutives, de 1910 à 1912, et liée à une conserverie établie dans l’île de Madère, cette expérience aurait apporté de considérables bénéfices à l’industrie de la pêche, si des engins de cette nature avaient pu s’adapter à la mer de l’archipel.

La conserverie, inaugurée en 1909, est restée. La madrague, en revanche, dut repartir pour l’Algarve, d’où elle était venue à grands frais.

Au cours des vingt-cinq dernières années, un humble ustensile – une lampe à pétrole ou à huile de poisson, d’un pouvoir éclairant très supérieur à celui des anciennes lanternes – est venu modifier les usages établis, au grand avantage de l’industrie.

Le thon qui arrive à Madère en été, surtout le thon albacora (qui n’est pas l’albacora des Algarviens), est désormais, grâce à cette lampe, pris à la ligne pendant la nuit par les pêcheurs du large, tandis qu’ils s’occupent de la pêche du sabre.

Dans le même temps, la pêche de la ruama (nom donné par les pêcheurs aux petits poissons en banc, maquereau et chinchard) – c’est ainsi qu’on appelle le maquereau et le chinchard lorsqu’ils sont réunis en banc ou ruma –, qui ne se pratiquait autrefois que dans les eaux littorales avec la rede-fole et la vieille lanterne, quelques pêcheurs la font maintenant en haute mer, toujours à fleur d’eau, mais dans la zone du sabre noir (espada preta) et même au-delà. Ils vont loin parce que la prise est parfois rémunératrice, grâce à l’emploi de la lampe moderne à forte lumière, bien que fort primitive d’aspect.

C’est en somme une authentique pêche au lamparo (candeio), où le harpon est remplacé par une ligne ou un filet.

La production de la pêche au sabre s’est intensifiée ces dernières années, et ce lamparo y contribue indirectement en été : surtout par les nuits sans lune, il attire à la surface de l’océan la pêta, l’appât préféré.

Certains jours, il arrive au seul marché de Funchal deux à trois mille sabres, et il y a peu ce nombre a dépassé quatre mille, soit un poids de 7 à 8 tonnes.

Dans les embarcations employées, presque toujours fort petites, il faut aussi noter un léger progrès.

On a installé sur quelques bateaux le moteur à essence, mais ces embarcations sont pour la plupart, comme toutes celles à voile, non pontées, c’est-à-dire sans pont continu, avec seulement un petit tillac à l’avant et un autre à l’arrière, qu’on appelle leitos. Avec de tels bateaux, si les naufrages ne sont pas plus fréquents, c’est que les mers de cette zone sont bien calmes et les tempêtes vraiment rares !

4Saison du thon, menaces et développements ultérieurs

« Au moment où nous écrivons, les marchés regorgent de thon obèse et la conserverie tourne.

C’est l’époque du passage de cette espèce, en grand nombre, lorsque les courants et le plancton l’amènent aux abords de l’archipel.

Si ce thon, mêlé au germon (Thunnus alalunga ; port. atum voador), arrive nombreux dans les eaux de Madère du printemps au début de l’été, l’année est bonne pour le pêcheur, qui tire de cette arrivée le meilleur de ses gains.

Mais malheur à eux si passent les bêtes – les bocas-de-panela –, cet ennemi juré des thons qui les blesse, les tue, les met en pièces et les disperse, quand il ne les encercle pas étroitement ! Les bocas-de-panela sont arrivées ! Tel est le cri de désolation que nous avons souvent entendu du pêcheur fatigué, déçu et affamé, lorsqu’il tire sur la plage sa petite barque au terme d’une journée de labeur, sinon de terribles dangers ! Il voit alors s’effondrer tous ses espoirs, surtout si le tigre de l’océan, au lieu de se borner à traverser ces mers, s’acharne sur le thon de passage, comme on l’a observé certaines années.

C’est alors la misère dans d’innombrables foyers de Machico et de Paul do Mar (« marais de la mer »), sans parler des ports de pêche de moindre importance, ni même de Câmara de Lobos (« repaire des phoques »), le plus important de tous, qui, lorsque le thon lui fait défaut, va chercher une compensation dans les grandes profondeurs en se consacrant à sa spécialité de toute l’année, le sabre noir.

Le boca-de-panela n’a pas encore été identifié. Tout porte à croire, cependant, qu’il ne s’agit pas d’un poisson mais d’un mammifère : ce célèbre et féroce cétacé que le pêcheur de l’Algarve ne connaît, hélas, que trop bien sous le nom de roaz de bandeira.

Il nous semble que l’un des moyens de chasser et d’éloigner un animal aussi nuisible serait l’emploi d’armes à feu et d’explosifs. Seul l’État, toutefois, et nulle autre entité, pourrait se charger de cette tâche, en organisant les choses de la manière la plus efficace et la moins coûteuse. Et cette protection, l’État la doit au pauvre pêcheur, non dans son intérêt propre et immédiat, mais aussi dans celui de toute la communauté.

D’une manière générale, nous pouvons dire que, grâce à une pêche plus intensive et à un certain perfectionnement des procédés, la production a augmenté ces dernières années.

Il faut noter, cependant, que certaines espèces littorales deviennent de jour en jour plus rares et tendent à disparaître.

Ce mal est dû à la bombe explosive et à la réduction abusive et criminelle des mailles de certains filets et peneiros ; s’il n’atteint ni le poisson de passage ni celui des grandes profondeurs, il frappe largement les espèces indigènes des eaux peu profondes.

Remédier à ce mal est une tâche presque impossible. La loi a tout prévu, mais son application est impraticable.

Le pêcheur braconnier qui lance des explosifs s’expose à une auto-condamnation : il risque de perdre la vie, ou au moins un œil, les bras, les mains, comme cela s’est si souvent produit ! »

En 1937 furent créées les « Casas dos Pescadores » (maisons des pêcheurs), qui rendent de si précieux services à la classe des pêcheurs ; le décret du 20 août de la même année fixa les bases de leur fonctionnement. La fondation d’une de ces « Casas » à Madère ne se fit pas longtemps attendre, grâce aux démarches du capitaine du port de Funchal de l’époque, Artur Barbosa Carmona ; elle entra en activité en 1939 et disposa de postes de secours dans les principaux centres de pêche. À Machico, on acquit à cette fin une maison, inaugurée solennellement le 17 juillet 1943. Les « Casas dos Pescadores » fournissent assistance médicale, subsides aux invalides et à leurs familles, entretien d’une école, abri pour les indigents, etc., à mesure que les circonstances le permettent. Dans la paroisse (freguesia) de Paul do Mar, comme on l’a déjà signalé, le Conseil général du district (Junta Geral do Distrito) fit construire dix blocs de cinquante logements destinés aux membres les plus pauvres de cette classe.

L’industrie de la pêche pratiquée à Madère est assez importante : dans les quinze ports soumis au contrôle douanier, on débarqua pour 2725 contos (un million de réis) de réis de diverses espèces de poisson en 1941, 3614 contos en 1942 et 4800 contos en 1943, les plus grandes quantités se trouvant dans les ports de Funchal, de Câmara de Lobos et de Machico.

Dans cet article

Époque

Années citées · 07
  1. Une conserverie de thon fut fondée et inaugurée à Ponta da Cruz, à Madère.

  2. J. A. Júdice Fialho installa avec des pêcheurs de l’Algarve une madrague à thon dans la baie de Porto Santo. Cette tentative échoua, mais introduisit la mujona.

  3. L’article d’Adolfo de Noronha sur la pêche madérienne parut dans le Diário de Notícias.

  4. Un décret institua les Casas dos Pescadores.

  5. La Casa dos Pescadores de Madère entra en activité.

  6. La valeur du poisson débarqué à Madère passa de 2 725 à 4 800 contos.

  7. Le bâtiment de la Casa dos Pescadores de Machico fut inauguré.

Lieu

Lieux cités · 12

Étranger

Carte: Arquipélago da Madeira (12)
  1. Algarve

    Portugal. Région d’où venait la madrague et où elle retourna.

  2. Câmara de Lobos

    Le plus important port de pêche, spécialisé dans le sabre noir.

  3. Caniçal

    Machico. Village de pêcheurs dont les habitants ramassent des patelles.

  4. Funchal

    Son marché reçoit chaque jour des milliers de sabres.

  5. Îles Desertas

    Santa Cruz · Desertas. Îles où les pêcheurs de Caniçal ramassent des patelles.

  6. Machico

    Important port de pêche où une Casa dos Pescadores fut inaugurée en 1943.

  7. Paul do Mar

    Calheta. Paroisse pratiquant la pêche au thon, où cinquante maisons furent construites pour les pêcheurs pauvres.

  8. Ponta do Garajau

    Santa Cruz. Lieu où la ligne des 100 brasses ne se trouve qu’à un demi-mille du rivage.

  9. Ponta do Pargo

    Calheta. Au large, le plateau continental s’étend sur 3 à 4 milles.

  10. Porto da Cruz

    Machico. Au large, le plateau continental s’étend sur 3 à 4 milles.

  11. Porto Santo

    Sa plage et sa baie servirent à la pêche à la senne et à l’installation d’une madrague à thons.

  12. Ribeira Nova

    Portugal. Marché aux poissons de Lisbonne où les poissonnières donnèrent à l’olho-de-vidro un nom grossier.

Personnes

Personnes citées · 03
  1. Naturaliste madérien dont l’article sur la pêche, paru en 1932 dans le Diário de Notícias, constitue l’essentiel de cette notice.

  2. Capitaine du port de Funchal qui encouragea la création de la Casa dos Pescadores de Madère.

  3. Industriel qui tenta d’installer une madrague à thons à Porto Santo (1910–12), liée à une conserverie de Madère.

Sur la feuille P

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