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Elucidário Madeirense Accueil
Article nº 2007 Mollusque Vol. II · p. 416–417 1 min de lecture

Lapas

Article sur le nom « lapas », appliqué à Madère aussi bien aux patelles du genre Patella (quatre espèces, avec leurs noms locaux et leurs habitats) qu’aux cochenilles qui infestent les plantes cultivées.

Lapas

Patella aspera, P. caerulea, P. lusitanica et P. vulgata sont connues sous le nom générique de patelles (lapas). La première, la plus commune des quatre espèces, est la lapa branca (« patelle blanche ») des pêcheurs ; la deuxième, la lapa preta (« patelle noire ») ; la troisième, la lapa pé de burro (« patelle pied d’âne ») ; et la quatrième, le concharéu (voir ce nom). La patelle blanche est celle qui vit aux plus grandes profondeurs ; la lapa pé de burro se trouve souvent au-dessus de la ligne des hautes mers, et la lapa preta, appelée aussi « patelle des femmes », se découvre dès que la marée baisse. Ces trois espèces sont communes à Madère, à Porto Santo (« port saint ») et aux îles Desertas (« îles désertes »).

Patella vulgata, qui vivait autrefois dans toutes les îles de l’archipel, ne se trouve plus aujourd’hui qu’aux îles Selvagens (« îles sauvages »). De ces îles arrivent chaque année de grandes quantités de patelles salées et au vinaigre, appartenant à cette espèce et à Patella aspera.

On donne aussi le nom de lapas à divers insectes homoptères de la famille des coccidés, parmi lesquels nous citerons les suivants : Diaspis rosae, des rosiers ; Aspidiotus lataniae, des néfliers, goyaviers, poiriers, de la vigne, du fenouil et des robiniers ; Aspidiotus hederae, des genêts, de la rue, de la vigne et de la taxónia ; Lecanium haemisphericum, des orangers et des anoniers ; Lecanium nigrum, des anoniers et des bananiers ; Lecanium oleae, des oliviers et de l’alfa ; Ceroplastis tenuitectus, des figuiers et des anoniers ; Ceroplastis floridensis, des manguiers et du buis ; Asteroclanium variolosum, des chênes ; et Chrysomphalus dictyospermi, des palmiers, orangers, citronniers, arbres à encens, du gazon (Fluggea japonica), etc.

Le professeur T. D. A. Cockerell, qui parcourut l’archipel en 1920 et 1921, y trouva une trentaine d’espèces de coccidés. Voir Paoli (Guido).

Dans cet article

Époque

Années citées · 01
  1. Le professeur T. D. A. Cockerell étudia les cochenilles de l’archipel et recensa plus de trente espèces.

Lieu

Lieux cités · 04
Carte: Arquipélago da Madeira (3)
  1. Îles Desertas

    Santa Cruz · Desertas. Îles où trois espèces de patelles sont communes.

  2. Îles Selvagens

    Funchal · Selvagens. Dernier habitat de Patella vulgata et provenance des patelles salées et marinées.

  3. Porto Santo

    Île où trois espèces de patelles sont communes.

Personnes

Personnes citées · 02
  1. Naturaliste auquel renvoie l’article pour de plus amples renseignements sur les cochenilles de Madère.

  2. Entomologiste qui parcourut l’archipel en 1920 et 1921 et y découvrit plus de trente espèces de cochenilles.

Sur la feuille L

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