Armoiries 1Armoiries des municipalités
Armoiries
Titre original: Armas
Présente les armoiries des municipalités de Madère, en particulier l’histoire et la symbolique de celles de Funchal, avec leurs emblèmes du pain de sucre et de la canne à sucre. L’article s’achève sur la réforme des armoiries, du drapeau et du sceau de Funchal en 1936.
1Armoiries des municipalités
Les municipalités suivantes de l’archipel possèdent leurs propres armoiries : Funchal, Machico, Porto Santo (« port saint »), Ponta do Sol (« pointe du Soleil »), Santa Cruz (« Sainte-Croix »), Calheta (« petite anse »), São Vicente (« saint Vincent ») et Câmara de Lobos (« repaire des phoques »).
Les armoiries primitives de la municipalité de Funchal se composaient de cinq pains de sucre disposés en croix sur champ d’argent, avec, de chaque côté de l’écu, une canne à sucre. Plus tard, l’une des cannes fut remplacée par un rameau de vigne ; mais les anciennes armoiries figurent sur un poids de bronze d’un quintal (ancien poids de quatre arrobas, env. 59 kg), daté de 1580, qui servait d’étalon de poids dans la municipalité (concelho) de Funchal, ainsi que sur les pièces de cuivre frappées en 1750 et destinées à circuler uniquement dans les archipels de Madère et des Açores.
Les armoiries de la municipalité de Machico sont la sphère ; celles de Porto Santo, le dragonnier ; celles de Ponta do Sol, le soleil ; celles de Santa Cruz, cinq châteaux et, sur l’écu, sous lequel figure la date de 1515, un écusson portant les quinas de Portugal ; celles de Calheta, le Saint-Esprit sous la forme d’une colombe ; celles de São Vicente, le saint de ce nom ; et celles de Câmara de Lobos, deux loups entre lesquels on voit l’écu aux châteaux et l’écusson aux quinas de Portugal.
Le docteur Azevedo affirme, dans ses notes aux Saudades da Terra (« Nostalgie de la terre natale »), que tout porte à croire que les armoiries primitives de Funchal furent conférées par Manuel Ier, d’une part parce que ce roi anoblit cette ville autant qu’il le put, d’autre part parce que ces armoiries révèlent d’elles-mêmes qu’elles datent de l’époque où la culture de la canne à sucre et la fabrication du sucre faisaient la richesse de l’île de Madère et constituaient l’unique titre de sa célébrité.
En 1750, le remplacement de l’une des cannes par un rameau de vigne n’avait pas encore eu lieu, puisque les armoiries primitives apparaissent, comme nous l’avons dit, sur les monnaies madériennes frappées cette année-là. En 1798, les deux cannes à sucre figuraient encore dans les armoiries de la municipalité de Funchal, comme on peut le vérifier sur un encrier d’argent conservé dans l’ancienne salle des séances du conseil ; mais en 1837, l’une des cannes avait déjà été remplacée par un rameau de vigne, sans qu’aucune délibération autorisant ce changement ne soit toutefois consignée dans les registres des procès-verbaux. La présence des armoiries du conseil municipal, déjà modifiées, sur le dos de nombreux livres anciens des archives municipales ne signifie rien, car tout porte à croire que ces livres ne furent reliés qu’au XIXe siècle. Le procès-verbal (auto) de vœu transcrit à la page 726 des Saudades da Terra montre qu’en 1523 on décida que l’image de saint Jacques le Mineur serait peinte « na bamdeyra & sello da çidade » (sur la bannière et le sceau de la ville), mais nous n’avons aucune preuve que cette délibération ait jamais été suivie d’effet.
La couronne ducale qui surmontait les armoiries de la ville de Funchal fut remplacée par une étoile sur les cachets de ce même conseil municipal après l’instauration de la République ; ce remplacement, qu’aucune raison sérieuse ne pouvait justifier, ne dura toutefois que très peu de temps.
La sphère des armoiries de Machico était l’emblème de Manuel Ier : ce monarque offrit au conseil municipal (Câmara Municipal) de ce bourg (vila) un sceau d’argent où figure ladite sphère, et qui est encore en usage aujourd’hui. Quant aux armoiries des autres municipalités, nous pouvons seulement dire que celles de Câmara de Lobos ont été adoptées récemment et que les deux loups qui y figurent semblent être un emblème tiré du blason des Câmara.
2Armando de Matos et les armoiries de Funchal
Pour mieux éclairer ce sujet, nous allons transcrire un article de M. Armando de Matos, publié à la page 54 et suivantes du volume IV de l’Arquivo Histórico da Madeira sous le titre « Uma nótula sôbre as Armas do Funchal », bien que nous puissions être en désaccord avec certaines des affirmations de l’éminent auteur. « Je ne connais aucun texte imprimé ou manuscrit qui se rapporte à la composition ou au symbolisme des insignes de l’autonomie municipale de la ville de Funchal. Il n’existe ni document écrit ni exemplaire sigillographique dont l’ancienneté nous autorise à fonder, comme il serait souhaitable, une série de commentaires. Néanmoins, avec le peu qui nous reste, il s’impose d’aborder la question de la révision du sceau de la municipalité de Funchal. »
« … La forme de l’écu est impropre, de même que la couronne qui le surmonte et les ornements qui l’entourent. Inutile de rappeler pourquoi : on l’a déjà dit tant de fois. Et cela vaut aussi bien pour le sceau sec que pour le cachet à l’encre grasse.
« Le plus ancien élément iconographique auquel on puisse recourir se trouve sur un plateau du XVIIe siècle conservé au conseil municipal (Câmara Municipal) de cette ville. C’est le plus ancien, et même le seul, dont nous puissions tirer parti. Les autres n’en sont que des variantes, qui le déforment. »
« La première charte de franchises (foral) de Funchal date de 1451 et fut accordée par Alphonse V. Autrement dit, ce n’est qu’après cette date, au début de la seconde moitié du XVe siècle, que le sceau de la municipalité de Funchal a pu être créé. » « Le plus ancien témoignage, comme je l’ai dit, appartient au XVIIe siècle.
On y trouve, disposés en croix, cinq cônes dont les sommets sont tournés vers la pointe de l’écu. Posées en pal, entre les cônes du centre et ceux des côtés, on voit deux cannes à sucre. » Quant à l’identification des cônes, l’opinion générale veut qu’ils représentent soit des moules à pains de sucre, soit les pains eux-mêmes. Cette composition primitive, placée dans un écu de fantaisie, est surmontée d’une croix pattée, sans doute une mauvaise représentation de la croix du Christ.
Examinons d’abord les cônes. Nous voyons qu’ils sont au nombre de cinq et disposés en croix. Cette distribution rappelle celle des écussons des quinas portugaises [NdT : les cinq écussons des armes du Portugal]. Le fait que leur base soit tournée vers le chef de l’écu suggère peut-être l’hypothèse qu’ils ne seraient que ces écussons mêmes, dans une stylisation incohérente et une représentation négligée, sur le plateau qui nous sert de point de départ. En même temps, il n’est pas courant, pour ne pas dire inédit, que des armes seigneuriales du milieu du XVe siècle présentent comme symboles principaux ceux-là mêmes du pouvoir central. S’il ne s’agit pas d’écussons, nous devons adopter l’idée des moules à pains de sucre. S’il s’agissait des pains eux-mêmes, il serait logique que les cônes apparaissent la base en bas, et non renversés. Or cela ne s’observe que dans les autres témoignages iconographiques postérieurs, ce qui semble nous dire qu’on a fini par les prendre pour des pains. Cette idée est née, naturellement, après que leur signification première se fut perdue. Ce qui ne fait aucun doute, en l’occurrence, c’est qu’il faut accorder le plus de poids au témoignage le plus ancien. » Il y a encore un autre fait, plus léger certes, mais que je ne dois pas oublier. Les cônes représentés sur le plateau montrent nettement la ligne de contour de leur base, ce qu’on n’observe plus dans les dessins postérieurs. Ces pièces donnent clairement l’idée de vases ou de récipients. »
« … Les cônes, qui sont pour moi des moules à pains de sucre, et que je désignerai désormais ainsi, représentent, avec les cannes à sucre, la grande richesse de Funchal, la raison de son progrès, due à l’intérêt bienfaisant de l’Infant, qui fit acclimater la canne à sucre dans l’île. Celle-ci se propagea extraordinairement dans le sol si fertile de l’île et lui valut une telle importance, elle en stimula si bien l’essor, qu’en 1508 Manuel Ier éleva Funchal au rang de ville. »
« La signification des moules et des cannes s’unit donc parfaitement en un symbolisme complet, dont le fait principal à commémorer était la richesse de l’île, née du commerce du sucre. »
« C’est avec intelligence que les prud’hommes (homens bons, notables éligibles aux charges municipales) de Funchal choisirent ces motifs. N’ayant à inscrire dans la mémoire collective ni faits d’armes ni entreprises militaires ou navales, ils se tournèrent vers un autre sujet, qui était la principale raison de leur fierté commune et de l’importance croissante de leur municipalité (concelho) : la valeur économique du sucre. C’était lui qui devait représenter leur prospère municipalité. La croix du Christ faisait-elle partie de l’ensemble proprement dit ? Je ne sais répondre. Son apparition est néanmoins raisonnable et logique, car elle rappelle l’Infant, à la volonté duquel on doit que l’île fasse partie du monde portugais. Et il était le maître de l’ordre du Christ, dont les revenus lancèrent les caravelles sur la voie glorieuse des découvertes. » « Voilà ce que suggère le plus ancien document iconographique des armes de Funchal. »
3Propositions et réforme de 1936
Voyons à présent comment, dans le respect de la tradition, on peut formuler une solution pour fixer définitivement l’ordonnance des armes de Funchal.
« Étant d’avis qu’il faut conserver la forme et la disposition des armes gravées sur le plateau du XVIIe siècle, je rappellerai que les formes doivent rester disposées en croix, mais flanquées des deux cannes à sucre. Il nous semble que l’effet esthétique est ainsi meilleur que si elles alternaient les unes avec les autres. Et la croix des écussons des quinas, que l’on ne saurait jamais trop bien marquer, ressort ainsi davantage. » « En chef, j’y apposerais la croix du Christ, qui devrait, selon moi, figurer dans toutes les armes de domaine des archipels adjacents de Madère et des Açores. Cette caractéristique aurait le même esprit de distinction que les têtes couronnées dans les armes des municipalités de l’Algarve, l’étoile dans celles de la région de la Serra da Estrela, ou la bordure dans les armes de nos domaines d’outre-mer. Ce serait le moyen de bien individualiser les terres des Îles. Même sans légende, elles seraient reconnues. »
« Il reste à parler des couleurs qui doivent enluminer les pièces composant ces armes. » Les formes des pains de sucre, de sable, représentant l’abondance née du commerce du sucre. Les cannes doivent être au naturel, c’est-à-dire de sinople. Le chef, chargé de la croix du Christ, d’argent. Ainsi présenterais-je comme projet des armes de Funchal ce qui suit : « D’argent à cinq formes de pains de sucre de sable, posées en croix et flanquées de deux cannes à sucre de sinople, coupées. Au chef d’argent, une croix du Christ, et couronne murale d’argent à cinq tours, comme cité. Légende en noir sur phylactère blanc : CIDADE DO FUNCHAL. Drapeau blanc gironné de vert. » « Comme on l’a vu, l’absence de documents est presque absolue ; elle se réduit à un unique vestige, le plateau du conseil municipal de Funchal. » « Toute solution proposée doit donc chercher à expliquer la tradition, autant que possible, et à la respecter. On ne peut oublier non plus les normes héraldiques générales ni celles déjà établies pour la révision moderne des armes de domaine. » « Le conseil municipal (Câmara Municipal) de Funchal, en sa séance ordinaire du 6 février 1936, se conformant aux instructions supérieures, décida de procéder à la réforme de ses armes, du drapeau et du sceau de la ville, adoptant à cette fin le projet élaboré par M. Afonso de Ornelas, qui avait reçu la pleine approbation de la Section d’héraldique de l’Association des archéologues en sa réunion du 20 décembre 1935.
De cet avis, publié par la presse, nous transcrivons ce qui suit : « Armes – De sinople à cinq pains de sucre d’or rehaussés en spirale, à la base de pourpre, posés en croix, cantonnés de quatre grappes de raisin d’or tigées et feuillées du même, chaque grappe chargée d’une quina d’azur chargée de cinq besants d’argent en sautoir. Couronne murale d’argent à cinq tours. Listel blanc portant les mots Cidade do Funchal en noir.
« Drapeau – Écartelé de quatre pièces de jaune et quatre de pourpre, portant les mots Cidade do Funchal. Cordons et glands d’or et de pourpre. Lance et hampe dorées. « Sceau – Circulaire, portant au centre les pièces des armes sans indication des émaux. Autour, dans des cercles concentriques, les mots Câmara Municipal do Funchal. » L’avis de M. Afonso de Ornelas, que son étendue ne nous permet pas de transcrire en ce lieu, contient de précieux éléments pour l’étude de ce sujet et fut publié dans le Diário de Notícias de Funchal du 7 février 1936.
Dans cet article
Époque
Années citées · 10-
Alphonse V éleva Funchal au rang de bourg ; Machico et Baleira (Porto Santo) devinrent probablement des bourgs et des municipalités vers la même époque.
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Par charte royale, Manuel Ier éleva Funchal au rang de cité, la première des territoires portugais d’outre-mer.
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Le roi Manuel Ier éleva Santa Cruz au rang de bourg et de municipalité, formée à partir du territoire de Machico (acte daté du 20 ou du 26 juin 1515).
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Funchal décida de faire représenter saint Jacques le Mineur sur la bannière et le sceau de la ville.
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Un poids étalon en bronze portant les armoiries primitives de Funchal fut fabriqué.
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Des pièces de cuivre Pecunia Insulana portant les armoiries primitives de Funchal furent frappées pour circuler uniquement à Madère et aux Açores.
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Les armoiries de Funchal représentaient encore deux cannes à sucre, comme le montre un encrier en argent de cette année-là.
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À cette date, l’une des cannes des armoiries de Funchal avait été remplacée par un sarment de vigne.
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La section d’héraldique de l’Associação dos Arqueólogos approuva le projet d’armoiries de Funchal conçu par Afonso de Ornelas.
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Le conseil municipal de Funchal adopta de nouvelles armoiries, un nouveau drapeau et un nouveau sceau, d’après le projet d’Afonso de Ornelas.
Lieu
Lieux cités · 09Étranger
- Açores
Portugal. Archipel où les pièces de cuivre de 1750 circulaient également.
Les Açores sont un archipel de l’Atlantique qui partage certaines espèces végétales avec Madère. L’Elucidário mentionne l’installation aux Açores de familles madériennes comme les Bettencourt, l’interdiction en 1801 des vins açoriens à Madère et les importations de tabac açorien. Il indique également que des agriculteurs açoriens furent amenés à Madère pour y enseigner leurs méthodes de culture du maïs.
- Calheta
Municipalité dont les armoiries portent une colombe représentant le Saint-Esprit.
Calheta est un bourg et une municipalité de l’ouest de Madère, créés par une charte royale du 1er juillet 1502. Le bourg devint ensuite le siège d’un comté accordé aux capitaines de Funchal, et sa municipalité fut réorganisée en concelho en 1835.
- Câmara de Lobos
Municipalité dont les armoiries récemment adoptées portent deux loups.
Câmara de Lobos est une municipalité de Madère dont le chef-lieu était historiquement un « lugar » plutôt qu’un bourg. L’Elucidário cite la description de Gaspar Frutuoso et retrace la création de la municipalité en 1835 ainsi que les modifications ultérieures de ses paroisses.
- Funchal
Municipalité dont les armoiries sont le sujet principal de l’article.
Capitale de l’archipel et siège de la principale capitainerie, où commença le peuplement ; elle devint un bourg vers 1451–52. Sa baie, la plus large de l’archipel, s’étend entre Ponta do Garajau et Ponta da Cruz et offre un mouillage abrité, bien que son port n’eût jamais fait l’objet d’une étude océanographique. L’Elucidário présente Funchal comme une station climatique, avec des données sur son climat, et relate les troubles de janvier 1906, la visite du prince danois en mai 1846 et la présence de cônes volcaniques récents dans la région.
- Machico
Municipalité dont les armoiries portent une sphère armillaire.
Machico est un bourg et une municipalité de Madère situés dans une vallée. L’Elucidário retrace l’histoire de la municipalité depuis sa création probable vers 1451, puis ses pertes de territoire au profit de Santa Cruz, São Vicente et Santana. Il présente aussi ses armoiries, ses privilèges et son nouvel hôtel de ville inauguré en 1929.
- Ponta do Sol
Municipalité dont les armoiries portent un soleil.
Bourg et municipalité de Madère, Ponta do Sol fut très tôt un centre de production sucrière et fut élevé au rang de bourg en 1501. L’Elucidário retrace l’évolution de son territoire municipal et son rôle de siège d’une circonscription judiciaire (comarca).
- Porto Santo
Municipalité dont les armoiries portent un dragonnier.
Île de l’archipel, peuplée en même temps que Madère et formant l’une des trois capitaineries. Elle a toujours constitué une seule paroisse, placée sous le vocable de Notre-Dame de Pitié, dont l’église fut pillée à plusieurs reprises. L’Elucidário relate le raid de pirates maures de 1617, évoque sa propre Misericórdia et un canal destiné à recueillir les eaux de pluie, construit sur cette île sujette à la sécheresse.
- Santa Cruz
Municipalité dont les armoiries portent cinq châteaux et la date 1515.
Santa Cruz est un bourg et une municipalité de l’est de Madère, élevé au rang de vila en 1515 au sein de la capitainerie de Machico. L’Elucidário présente sa douane, sa Misericórdia, sa rivalité avec Machico et les modifications ultérieures de ses limites.
- São Vicente
Municipalité dont les armoiries portent son saint patron.
São Vicente est un bourg et une municipalité de la côte nord de Madère. Élevée au rang de bourg (vila) par une charte royale en 1744 afin de libérer les paroisses du nord de la tutelle de la lointaine Machico, elle fut réorganisée en municipalité en 1835. L’article traite aussi des changements ultérieurs de limites concernant Porto Moniz et des projets de transfert du siège municipal.
Personnes
Personnes citées · 06-
Héraldiste dont le projet d’armoiries, de drapeau et de sceau pour Funchal fut adopté par le conseil municipal en 1936.
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Roi du Portugal qui accorda à Funchal sa première charte en 1451.
- Álvaro Rodrigues de Azevedo1825–1898
Annotateur de « Nostalgie de la terre natale », cité pour son opinion sur l’origine des armoiries de Funchal.
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Auteur spécialiste de l’héraldique dont l’article sur les armoiries de Funchal, publié dans l’Arquivo Histórico da Madeira, est longuement cité.
- Henri le Navigateur1394–1460
Henri le Navigateur, maître de l’ordre du Christ, à qui est attribuée l’introduction de la canne à sucre à Madère.
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Roi du Portugal auquel est attribuée la concession des premières armoiries de Funchal ; il éleva Funchal au rang de ville en 1508 et donna à Machico son sceau à la sphère armillaire.