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Article nº 3607 Localité (sítio) Funchal Vol. III · p. 626–631 12 min de lecture

Terreiro da Luta

Présente le Terreiro da Luta, site panoramique de la paroisse de Monte situé à 850 m d’altitude, où la tradition situe une apparition de la Vierge et que desservait le prolongement du chemin de fer de Monte. Un restaurant y ouvrit en 1912. L’article traite également de la statue de Zarco et du monument à Nossa Senhora da Paz, inauguré en 1927.

Terreiro da Luta
Carte: Madeira (13)

1Le site, le chemin de fer et le restaurant

Dans la paroisse (freguesia) de Monte (« mont »), à 850 mètres au-dessus du niveau de la mer, se trouve le lieu-dit (sítio) de Terreiro da Luta (« esplanade de la Lutte »). C’est là qu’une pieuse légende situa l’apparition de la Très Sainte Vierge à une pauvre et innocente petite bergère, comme il a été brièvement rapporté à la page 438 du 2e volume.

De ce lieu se découvrent de vastes horizons d’une beauté insurpassable et incomparable.

Ces panoramas saisissants fascinèrent à tel point le commandeur Manuel Gonçalves, éminent Madérien et directeur de la Compagnie du chemin de fer de Monte (Companhia do Caminho de Ferro do Monte), qu’il conçut l’idée de prolonger la voie ferrée jusqu’à ce site pittoresque et de construire, tout en haut de la montagne escarpée, un grand restaurant qui deviendrait un lieu d’attraction incontournable pour les Portugais comme pour les étrangers. L’entreprise était difficile et risquée, mais la ténacité, le talent et l’esprit d’entreprise du commandeur Gonçalves surent venir à bout de tous les contretemps qui surgirent. En peu de temps, on construisit environ 1400 mètres de voie sur un terrain extrêmement accidenté et l’on éleva le bel et imposant édifice connu aujourd’hui sous le nom de Restaurante-Esplanada do Terreiro da Luta. L’inauguration solennelle de ce tronçon de la voie ferrée et du restaurant eut lieu le 24 juin 1912. (1921).

Dans une petite brochure publicitaire illustrée, on lit une belle description du site, due à la plume d’un illustre écrivain madérien, qui mérite d’être conservée dans ces pages :

« Les paysages de la Suisse, dit cet écrivain, sont célèbres pour leurs altitudes et leur relief capricieux, pour leurs glaciers et leurs lacs superbes ; mais il manque aux tableaux naturels de l’Helvétie accidentée ce fond majestueux et plein de grandeur qui nous conduit à la conception de l’immensité, origine première de la vie, et où la vie, en son sein, se multiplie et se perpétue sans cesse : — le mystérieux océan.

« Autour du “Terreiro da Luta” se dressent, au nord, à l’est et à l’ouest, de très hautes montagnes, et lui-même forme un plateau de montagne couvert de pinèdes denses et embaumées ; au sud, en revanche, s’ouvre, vaste et riante, la baie de Funchal, qui s’élargit en une courbe très douce depuis l’avancée du Balancal, au levant, jusqu’à la coupure abrupte du plus haut promontoire du monde : le célèbre Cabo Girão. « Le regard, s’éloignant peu à peu des aspects les plus sauvages de cette nature singulière – abîmes inattendus et profonds, élévations d’une pente et d’une altitude surprenantes, le tout couvert d’une végétation entrelacée –, descend par une gradation insensible la vallée qui s’ouvre à nos pieds, le Curral Velho (« vieil enclos »), et, passant par-dessus les hauts clochers du temple blanc, nous relie à la civilisation : il survole les maisons bien ordonnées de la ville, s’étend sur le port où les navires de guerre et les imposants transatlantiques perdent leur grandeur troublante, et se prolonge, au-delà, jusqu’à l’immensité de l’horizon, pour fondre dans la rétine éblouie le bleu indigo des eaux et l’azur lumineux du firmament.

« De ce plateau, on aperçoit au levant le Pico do Infante (« pic de l’Infant »), le Balancal, la Choupana et São Gonçalo ; au sud, Funchal et la vaste rade piquetée de noir par des embarcations de toute sorte ; et, en allant vers le couchant, les paroisses de São Martinho, São Roque, Santo António, Câmara de Lobos, Estreito et les montagnes de Quinta Grande, dont l’extrémité de la crête est, au sud, le Cabo Girão et, au nord, les Fontainhas, à la limite de Câmara de Lobos.

« De la paroisse d’Estreito, on voit en partie le célèbre “Jardim da Serra” (« jardin de la montagne ») et le lieu-dit connu sous le nom de “Boca dos Namorados” (« col des Amoureux »).

« Vers le nord, le plateau se creuse en une vallée profonde, le Curral do Leme (« enclos de Leme »), à laquelle succèdent d’autres vallées encore, le terrain s’élevant peu à peu en replis couverts de pinèdes denses. De ce côté, les montagnes de Monte entourent le “Terreiro da Luta” sur les plus grandes hauteurs ; parmi elles, le Rebentão, à 1200 mètres d’altitude.

« Le coucher du soleil observé depuis ce point incomparable produit des effets véritablement indescriptibles. L’obliquité des rayons lumineux accuse le relief capricieux des formes, qu’elle double de leurs ombres allongées ; elle dessine les multiples vallées, aux verts si variés, qui s’étendent vers Câmara de Lobos, donne du relief aux pics et aux mamelons qui se dressent de ce côté, et laisse se découper en noir, sous un ciel de feu, le gigantesque Girão, saupoudrant le tout d’une teinte pourprée qui donne au paysage un aspect fantastique, éminemment théâtral...

2Le restaurant, les routes et la statue de Zarco

« C’est dans ce lieu enchanteur, d’où l’on jouit de tant de merveilles incomparables, que fut construit le Restaurant-Esplanade, édifice très élégant dans le style des chalets suisses, entièrement en béton armé, système Hennebique, et occupant une surface de 37 mètres sur 16 de profondeur. Au sud, sur le devant du bâtiment, s’étend une terrasse couverte de 46 mètres de long sur 8 mètres de large, où les visiteuses peuvent, tout en jouissant d’un panorama sans égal, se faire servir aux petites tables qui y sont disséminées. À la terrasse succède le jardin, vaste et planté de tous les spécimens de la flore ornementale exubérante et variée qui pousse dans cette île.

« La vaste salle du restaurant se trouve au premier étage, où se trouve aussi le salon destiné aux dîners particuliers ou aux fêtes intimes. À ce même étage est installé le Jardin d’hiver, délicieux par son confort, charmant par la disposition des plantes qui le composent et par le goût raffiné de tous les accessoires décoratifs, achetés tout exprès à l’étranger parmi ce qui existait de plus moderne en ce domaine.

« Le Buffet et l’American Bar occupent tous deux de spacieuses salles du premier étage. « C’est encore dans le couloir de ce même étage que sont installés les “Lavabos et cabinets de toilette”, qui satisfont aux exigences raffinées et modernes du confort et de l’hygiène.

« Les caves abritent les réserves de boissons, la chambre froide, les magasins de provisions, etc., ainsi que la cuisine, avec un feu central, un fourneau spécial pour le service du grill-room, un fourneau pour chauffer la vaisselle et une opulente batterie entièrement de cuivre et de nickel.

« Depuis la tour latérale, haute de 10 mètres, s’accentue la vue incomparable à vol d’oiseau dont on jouit de la terrasse ou de tout autre point du “Terreiro da Lucta”.

« L’édifice dispose du chauffage à vapeur pour les jours froids et de nombreux ventilateurs pour les jours de chaleur, et il est entièrement éclairé à l’électricité.

« L’aménagement du Restaurant-Esplanade du Terreiro da Luta obéit, toutes proportions gardées, à l’idée qu’il ne devait en aucun cas être inférieur aux meilleurs et aux plus modernes établissements d’Europe de son genre, en veillant surtout à la propreté la plus scrupuleuse et au plus grand bien-être du visiteur. »

L’ancien Conseil agricole (Junta Agrícola), aujourd’hui supprimé, commença d’ouvrir une route destinée à relier le Terreiro da Luta à Santo António da Serra (« saint Antoine de la montagne »). Si elle est un jour achevée, cette route permettra aux Portugais comme aux étrangers de se rendre rapidement dans l’un des plus beaux sites que possède l’île. Si cet organisme, au lieu d’acquérir des communaux d’altitude (montados) et de se livrer à d’autres dépenses pour ainsi dire inutiles, avait consacré une partie de ses importants revenus à l’achèvement de cette route, nous pourrions aujourd’hui nous rendre en trois heures environ dans une localité qui, par la beauté de ses paysages et la fraîcheur et la verdure de ses champs, est bien digne de notre admiration. (1921)

Dans un pays comme Madère, où la nature nous apparaît partout dans toute sa splendeur et offre aux yeux du visiteur des panoramas dont la description, comme l’a dit un écrivain, « dépasse la force de la parole et la vigueur du pinceau le plus habile », il est fort regrettable que les voies de communication soient encore si arriérées et que nous ne puissions voir et admirer bon nombre des principales beautés naturelles de notre terre qu’au prix de dangers et de grands sacrifices.

C’est au commandeur Manuel Gonçalves que l’on doit l’inauguration de la première statue érigée chez nous. En montant le petit escalier qui donne accès au jardin du Restaurant, on découvre une belle statue en bronze de João Gonçalves Zarco, représentant le découvreur au moment où, à bord de la caravelle qu’il commandait, il approchait de cette île alors inconnue. Cette œuvre exquise est due au ciseau de l’artiste lauréat Francisco Franco. (1921)

3Monument à Nossa Senhora da Paz

On eut l’heureuse idée d’élever en ce lieu paradisiaque un grandiose monument en l’honneur de Nossa Senhora da Paz (Notre-Dame de la Paix). Il se compose d’une exquise statue de marbre, posée sur un socle flanqué d’artistiques bas-reliefs coulés en bronze, qui évoquent la croyance traditionnelle selon laquelle la Très Sainte Vierge serait apparue en ce lieu même. Contiguë au monument s’élève une petite et élégante chapelle, où l’on célèbre fréquemment le saint sacrifice de la messe et d’autres actes du culte. L’érection de ce monument est due au zèle ardent et aux efforts persévérants du père José Marques Jardim, qui ne recula devant aucun sacrifice pour lui donner l’imposante grandeur qui le caractérise, allant jusqu’à l’étranger recueillir des dons afin de mener cette œuvre à bien. L’inauguration solennelle, célébrée avec le plus grand faste et à laquelle accoururent des milliers de personnes venues de tous les points de l’île, eut lieu sous la présidence du prélat diocésain le 14 août 1927. En raison de l’intérêt qu’il présente pour la notice de cet article, nous allons transcrire le procès-verbal de la pose de la première pierre, qui fut déposé dans la pierre angulaire du monument. « Le premier jour du mois de novembre de l’an de Notre-Seigneur Jésus-Christ mil neuf cent vingt-trois, sous le pontificat de Sa Sainteté Pie XI et l’épiscopat de Son Excellence Révérendissime Dom (titre honorifique nobiliaire) António Manuel Pereira Ribeiro, Son Excellence M. Manuel Teixeira Gomes étant président de la Nation portugaise et M. Eduardo da Rocha Sarsfield gouverneur de ce district de Funchal, au lieu-dit (sítio) de Fonte da Telha (« source de la Tuile »), près du Terreiro da Luta, il fut procédé à la fondation et à la pose de la première pierre du monument à Nossa Senhora do Monte (Notre-Dame du Mont), patronne majeure de la ville de Funchal et mineure de tout le diocèse, en la forme qui suit :

Après la messe célébrée vers neuf heures du matin en l’église paroissiale de Nossa Senhora do Monte, un grandiose cortège se forma sur le parvis de cette église. Il était constitué de la foule des fidèles qui, désireux de glorifier leur céleste Bienfaitrice, étaient accourus de toute l’île, laquelle s’émeut aussitôt dès qu’il s’agit de proclamer le pouvoir de la Senhora do Monte.

Une fois en marche, en bon ordre, répartis entre les différentes associations civiles et religieuses, les groupes d’enfants des écoles et des catéchismes portant insignes, bannières et étendards, c’était merveille de les voir gravir la pente en entonnant des hymnes et des prières de reconnaissance pour les innombrables faveurs qui, en des temps de calamité, ont été promptement obtenues par l’intercession de cette même Vierge.

La statue miraculeuse, portée sur son brancard de procession au milieu de toute cette foule, accomplissait ainsi son ascension triomphale vers le lieu où jadis elle avait régalé de douceurs et de fuchsias célestes la petite Eva, sœur aînée de ces enfants qui viennent aujourd’hui rappeler, en ce même lieu, les scènes qui s’y déroulèrent et que, qui sait, leur innocence leur fait mieux comprendre.

Ceux qui virent le cortège arriver au lugar (agglomération d’un rang intermédiaire entre le bourg et la paroisse) destiné au monument et assistèrent à la messe en plein air, toujours accompagnée des sons graves de la musique mêlés aux cantiques de milliers de lèvres, se crurent hors de la terre et, sur ces hauteurs, plus près du ciel !

Ce n’était rien d’autre ! C’était la gratitude contenue depuis plus de trois siècles dans le cœur bouillonnant du peuple madérien, encore mal remis de maux et d’horreurs continuels, qui jaillissait soudain du fond de l’âme.

La dernière guerre l’avait laissé épuisé de larmes, de faims et de cruelles alarmes. Il avait été broyé sous la meule sinistre du bombardement. Ses fils, en la personne de bons prêtres, de vaillants officiers et de dévoués soldats, étaient partis pour la guerre. L’aile noire de la mort le frôlait de près. Ses yeux, dans une pieuse grimace de supplication, se tournèrent vers le ciel, et la Vierge du Mont accueillit sa prière.

Avec la paix, les armes portugaises furent elles aussi glorifiées. Qui pourra opposer une barrière à cette libre volonté du peuple de glorifier ses héros et de laisser une stèle commémorative (padrão) de la vitalité de sa race, qui, si elle connut parfois la peur, ne connut jamais la lâcheté ! Nossa Senhora do Monte est sa patronne. L’âme de notre peuple est faite d’une motte de la Patrie et d’un souffle de Foi. Détruire celle-ci, c’est dissoudre celle-là. C’est pourquoi les fêtes de la Religion sont, chez nous, l’apothéose de notre Patrie et la gloire de nos guerriers.

Le monument à Nossa Senhora do Monte, au sommet de cette montagne, sera la consécration de sa foi religieuse, par l’affirmation sincère de l’amour de sa Patrie.

Le monument à Nossa Senhora do Monte, en tant que vœu pour la paix du monde, est une action de grâces pour tous les bienfaits passés. Il n’est pas encore tracé dans la pierre et ne se dresse pas encore dans toute sa majesté émouvante aux regards des passants, mais il existe, vivant et plein de splendeur, dans l’âme de tous les Madériens qui le conçoivent et qui vont y consacrer l’effort de leur volonté et l’offrande de leur générosité jamais surpassée.

Et ainsi, en présence de Son Excellence Révérendissime Monseigneur l’évêque de Funchal, des corps civils, des associations catholiques, de l’Académie, de la presse, des corporations, des écoles et d’une grande affluence de peuple, à quatre heures de l’après-midi, on procéda à la pose de la pierre fondamentale, avec la bénédiction du Pontifical romain, en observant les cérémonies propres à ces actes, selon l’usage. Son Excellence Révérendissime Monseigneur l’évêque frappa avec le marteau les coups du rite ; le très excellent docteur Manuel Pestana Reis, invité par le curé, présenta la truelle au nom de la ville, et le très excellent docteur Romano de Santa Clara Gomes tint la taloche au nom du peuple madérien.

Et pour qu’il en soit fait foi, le présent procès-verbal fut établi en double exemplaire. Après avoir été signé par les assistants, l’original fut déposé dans un coffret de fer, avec des journaux du jour et des pièces de monnaie de l’époque, sous la pierre fondamentale, et la copie fut remise à Son Excellence Révérendissime Monseigneur l’évêque, pour être conservée aux archives de la chancellerie diocésaine (Câmara Eclesiástica). Fonte da Telha, en la paroisse (freguesia) de Nossa Senhora do Monte, le 1er novembre de l’an 1923 ».

Dans cet article

Époque

Années citées · 03
  1. Le prolongement du chemin de fer de Monte jusqu’à Terreiro da Luta et son restaurant furent inaugurés.

  2. La première pierre du monument à Notre-Dame de la Paix (Notre-Dame du Mont) fut posée au Terreiro da Luta, à Monte.

  3. Le monument à Nossa Senhora da Paz fut inauguré solennellement.

Lieu

Lieux cités · 13
  1. Terreiro da Luta · Sujet

    Funchal. Sujet de l’article.

  2. Balancal

    Funchal. Limite orientale du panorama.

  3. Boca dos Namorados

    Câmara de Lobos. Point de vue visible depuis le site.

  4. Cabo Girão

    Câmara de Lobos. Limite occidentale du panorama.

  5. Curral do Leme

    Funchal. Vallée située au nord du plateau.

  6. Curral Velho

    Funchal. Vallée située en contrebas du site.

  7. Fonte da Telha

    Funchal. Emplacement du monument.

  8. Funchal

    Ville visible en contrebas.

  9. Jardim da Serra

    Câmara de Lobos. Partiellement visible depuis le site.

  10. Monte

    Funchal. Paroisse où se trouve le site.

  11. Pico do Infante

    Funchal. Visible à l’est.

  12. Rebentão

    Funchal. Sommet culminant à 1 200 m dans les Serras do Monte.

+ 1 de plus

Personnes

Personnes citées · 10
  1. Évêque de Funchal qui posa la première pierre du monument en 1923.

  2. Gouverneur du district de Funchal nommé dans le procès-verbal de la pose de la première pierre en 1923.

  3. Sculpteur qui réalisa la statue de Zarco au Terreiro da Luta.

  4. Découvreur de Madère représenté par la statue en bronze du jardin du restaurant.

  5. Prêtre qui promut le monument à Nossa Senhora da Paz et collecta des fonds à l’étranger pour sa construction.

  6. Manuel Gonçalvesc. 1867–1916

    Administrateur madérien de la compagnie du chemin de fer de Monte, qui prolongea la ligne jusqu’au Terreiro da Luta, y fit construire le restaurant et y érigea la statue de Zarco.

  7. Représenta la ville lors de la cérémonie de pose de la première pierre en 1923.

  8. Président du Portugal nommé dans le procès-verbal de la pose de la première pierre en 1923.

  9. Pape à l’époque de la cérémonie de pose de la première pierre en 1923.

  10. Représenta la population madérienne lors de la cérémonie de pose de la première pierre en 1923.

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