Saints patrons 1Les patrons du diocèse et la fête du 1er mai
Saints patrons
Titre original: Padroeiros
Présentation des saints patrons du diocèse et de la ville de Funchal : saint Jacques le Mineur, choisi par tirage au sort pendant la peste de 1521 et honoré par des vœux municipaux, et Notre-Dame de Monte, adoptée comme protectrice après l’inondation de 1803.
1Les patrons du diocèse et la fête du 1er mai
D’un point de vue strictement religieux, tous les diocèses ont leurs saints patrons particuliers, et celui de Funchal ne pouvait se soustraire à cette louable coutume, ou plutôt à ce précepte obligatoire, adopté partout et toujours accompagné de cultes fervents à certains jours de l’année. On sait que ce diocèse a pour premier et principal patron l’apôtre saint Jacques le Mineur, et pour patrons secondaires saint Sébastien et saint Roch ; on sait aussi que, depuis l’année 1803, la ville de Funchal et ses environs furent solennellement consacrés à la protection de Nossa Senhora do Monte (Notre-Dame du Mont). Les calendriers ecclésiastiques publiés chaque année à l’usage exclusif des diverses églises et chapellenies (capela) mentionnent ces deux patrons les 20 janvier et 16 août de chaque année.
Depuis des siècles, le 1er mai est solennellement fêté dans cette île, et tout particulièrement dans cette ville. Les ouvriers n’avaient pas encore consacré ce jour à la commémoration de la revendication de leurs droits, et le conseil municipal (Câmara Municipal) de Funchal n’avait pas encore décidé d’adopter le 1er mai comme jour férié annuel de la municipalité, que déjà la fête de l’apôtre saint Jacques le Mineur, que l’Église célèbre le 1er de ce mois, donnait lieu chez nous à une commémoration solennelle. Elle consistait à chômer ce jour comme une fête d’obligation, à célébrer dans l’église siège de la paroisse de Santa Maria Maior (« Sainte-Marie-Majeure ») la fête de son saint patron, et surtout en la brillante procession qui, partant de la cathédrale (Sé Catedral), se rendait à ce temple.
Ces commémorations festives avaient pour origine les vœux solennels prononcés par nos ancêtres, que les générations suivantes surent toujours accomplir avec le zèle le plus religieux pendant la longue période de près de quatre siècles. À présent, cette antique et traditionnelle commémoration se réduit à la fête célébrée le 1er mai à la cathédrale et à la petite procession qui se fait autour de ce même temple (1921).
2Les vœux de 1521 et 1523
Gaspar Frutuoso rapporte qu’« en l’année 1521, lorsque mourut le roi Manuel Ier, sévissait à Funchal une grande mortalité de peste, dont Dieu nous garde ; et comme il y avait des années qu’elle courait dans la ville, le capitaine (capitão) Simão Gonçalves et le conseil municipal élurent par tirage au sort comme patron de cette même ville l’apôtre saint Jacques le Mineur, au bout de laquelle ils lui bâtirent une belle maison où ils se rendirent en procession. » Cet événement est raconté plus en détail dans le procès-verbal (auto) du vœu de 1523, où on lit : « .... le onzième jour du mois de juin de l’an mil cinq cent vingt et un, cette ville étant plongée dans une grande tourmente et tribulation de peste, de famine et de bien d’autres épreuves, il fut convenu en conseil par les officiers d’icelle, qui étaient alors Pero João Correia, échevin (vereador), Vicente Gonçalves et Pero Álvares, juges, le bachelier João de Sousa, provedor, et les représentants des métiers, de dresser une liste des saints, à savoir le nom de Jésus notre Seigneur et de la Vierge Notre-Dame, saint Jean-Baptiste et les douze apôtres, chacun par son nom ; ils les mirent dans un bonnet, et le sort fut tiré par un petit enfant nommé João, âgé de sept ans, tous s’étant d’abord mis à genoux et en prière, promettant de bâtir une maison en l’honneur du saint qui sortirait ; et le sort désigna le bienheureux apôtre saint Jacques le Mineur, en l’honneur duquel on fit fête par la ville le jour même ; et le vingt et unième jour de juillet on commença sa maison, la ville et ledit chapitre cathédral s’y rendant en procession solennelle, pieds nus, avec le maître d’école Gonçalo Martins portant le retable de l’image du bienheureux apôtre, et il donna le premier coup de pioche à l’angle de la chapelle du côté de l’Évangile ; laquelle maison fut édifiée sur une terre qu’António Spínola donna pour ladite maison... »
Le 24 janvier 1523, le vœu fut renouvelé en grande solennité dans la cathédrale (Sé Catedral). Y assistèrent le capitaine-donataire (capitão-donatário) Simão Gonçalves da Câmara, le Sénat (senado, le conseil municipal) avec ses échevins, diverses autorités officielles, tout le chapitre cathédral et une foule nombreuse. Tous prirent l’engagement solennel (compromisso), au nom des habitants de cette municipalité (concelho), de « pour toujours, chaque année tant que durera le monde, vénérer et célébrer la fête dudit glorieux saint apôtre, qui est le premier jour de mai, en laquelle on fera une procession solennelle qui partira solennellement de la cathédrale de ladite ville et se rendra à ladite maison du bienheureux saint, où l’on célébrera des vêpres solennelles ; et l’on fera de même le huitième jour, avec messe solennelle et procession, lesquelles processions se feront comme celle du Seigneur du Corpus Christi ; et il plut en outre auxdits citoyens de faire peindre ledit saint au conseil, sur la bannière et le sceau de la ville, ainsi que saint Vincent figure sur la bannière de la ville de Lisbonne ; et les susdits firent ce vœu entre les mains dudit doyen, pour l’accomplir entièrement, eux et leurs successeurs, et en témoignage et foi de la vérité ils signèrent ici... »
De l’ouvrage Alma Instruida, du père Manuel Fernandes, l’annotateur des Saudades transcrit les passages suivants : « Et aussitôt ils reconnurent la protection du saint en cette occasion ; mais ils la connurent plus amplement en l’année 1538, lorsque sévissait une peste terrible : lors de la procession, le Garde-major de la Santé, qui était alors un homme de grande considération, au milieu de la chapelle du saint, dit à haute voix : “Seigneur, jusqu’ici j’ai gardé cette ville comme j’ai pu ; je ne puis davantage : voici le bâton de commandement, soyez vous-même le Garde de la Santé.” Et il lâcha aussitôt le bâton et se tint pour délié de la garde de la ville : et dès ce moment tous les malades se rétablirent, et il n’y eut plus aucun cas de peste. De là vient la coutume du conseil municipal, dès qu’il entre dans l’église du Socorro, de déposer les bâtons sur les marches du maître-autel. »
3L’acte de 1632 et la reprise ultérieure de l’hommage
Le 22 juin 1632, un nouveau procès-verbal (auto) fut solennellement dressé devant le Sénat (senado, le conseil municipal) de Funchal, afin de manifester et de confirmer la gratitude des Madériens envers leur saint patron, saint Jacques le Mineur. On y lit, après une mention de la peste de 1538, les paroles suivantes :
« Jamais plus ledit mal (la peste) ne reparut dans cette île ; bien au contraire, il est vrai que, bien que des navires soient venus maintes fois dans cette île avec des hommes atteints de ce mal, que l’on reléguait en déportation (degredo) sur les plages hors de cette ville, et dont quelques-uns y moururent parfois dudit mal, celui-ci ne pénétra jamais parmi les gens du pays ni ne s’y propagea. Et Dieu Notre-Seigneur nous a miraculeusement préservés, à maintes reprises et en maintes occasions, des attaques de nos ennemis, comme ce fut le cas au temps des troubles de ce Royaume (reino, c.-à-d. le Portugal continental), lorsque vinrent vers cette île de nombreuses flottes dont Sa Majesté Catholique nous avait donné des avis particuliers ; certaines arrivèrent en vue de Porto Santo (« port saint »), et toutes furent miraculeusement détournées par des tempêtes et d’autres événements inattendus. »
Le même procès-verbal traite de l’assaut que les Maures lancèrent en 1617 contre Porto Santo, « s’emparant de l’île et emmenant captifs tous ses habitants » ; on tint pour un miracle du saint que ces pirates ne fussent pas venus jusqu’à Madère. Il y est également fait allusion à un fait, lui aussi tenu pour miraculeux : pendant l’octave de saint Jacques, ou juste avant ou après, il ne manqua jamais d’« entrer dans cette île quelque navire chargé de grain ». « En l’année 1632, dit le procès-verbal, la terre se trouvant en si grande détresse, avec de maigres récoltes. . . , il entra, par une grâce royale particulière de Dieu, par l’intercession du glorieux saint (comme on doit le croire), pendant l’octave de sa fête, au débarcadère de cette ville, venant des régions du nord d’où nous l’attendions le moins ! plus de 1000 moios de grain, compte fait, qui vinrent conjurer le péril de famine qui menaçait tout le monde à Madère.
Il ressort encore du même procès-verbal que, pour témoigner la gratitude des Madériens envers la protection si souvent accordée par leur patron saint Jacques le Mineur, on résolut de prier « l’illustrissime et révérendissime évêque dom Jerónimo Fernando, qui est à présent gouverneur et capitaine général. . . , de bien vouloir consacrer l’église dudit patron. »
Il nous incombe de consigner ici qu’en 1942 le conseil municipal de Funchal résolut de faire revivre les hommages traditionnels rendus au glorieux patron et de s’y associer avec solennité ; il fit aussi publier en opuscule les anciens vœux prononcés par le Sénat de Funchal aux époques passées. Il reporta son jour férié municipal au 21 août et décida que le premier jour du mois de mai serait spécialement consacré à rendre au patron de la ville les hommages qui lui sont dus. Cette décision fut bien accueillie par toute la population et fait grandement honneur à l’assemblée qui la prit.
4Notre-Dame de Monte après l’inondation de 1803
La crue torrentielle (aluvião) du 9 octobre 1803 ayant causé de nombreux morts et d’énormes dégâts matériels à Madère, ce qui alarma au plus haut point notre population, l’évêque dom Luís Rodrigues Vilares, le chapitre cathédral et le reste du clergé se réunirent le 13 novembre de la même année dans le chœur de la cathédrale de Funchal (Sé) afin d’implorer la protection divine pour cette île. Il fut résolu, « d’un commun accord, lit-on dans un procès-verbal (termo) dressé à cette occasion, de célébrer une fête très solennelle le 9 du mois d’octobre de chaque année en l’honneur du patronage de la Très Sainte Vierge, Mère de Dieu et des pécheurs, en la prenant pour protectrice et avocate particulière auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ, son fils unique, afin d’obtenir de lui, en premier lieu, un pardon général de toutes nos fautes et, en second lieu, la suspension du châtiment dont il voulait justement nous punir, pour que cette ville ne se retrouve plus dans une crise aussi lamentable ; en récitant ce même jour, avec le rite de première classe, l’office du patronage de la même Très Sainte Vierge et en faisant une procession très solennelle, en présence de Son Excellence Monseigneur l’Évêque, du chapitre et du reste du clergé séculier et régulier, ainsi qu’on a coutume de le faire pour la fête et solennité de notre très aimable et très dévot saint patron, saint Jacques le Mineur ; pour quoi l’on devra solliciter les autorisations nécessaires du Prince Régent, Notre Seigneur, et les brefs du Saint-Siège apostolique ; la procession sortant de cette église cathédrale pour se rendre au chœur de la susdite église Notre-Dame-du-Calhau (Nossa Senhora do Calhau), jetée à terre, au cas où on la conserverait en mémoire de cette fatale calamité, et, si elle n’existe plus, à la nouvelle église que l’on construira, où l’on chantera des vêpres solennelles en présence du chapitre et du clergé, et où l’on célébrera la messe ledit jour 9, avec un sermon dans lequel on fera mémoire de cette épouvantable nuit, afin que demeure toujours dans le souvenir des peuples et des générations futures le sort dont nous fûmes punis, ainsi que la puissante intercession de la Très Sainte Vierge, auprès de qui nous nous réfugions pour ne pas subir un second châtiment et être préservés de semblables calamités. »
La procession dont il est question dans le procès-verbal que nous avons transcrit en partie, et qui fut publié intégralement dans le n° 159 du Correio da Madeira du 8 octobre 1922, a encore lieu aujourd’hui, mais seulement autour de la cathédrale (1921).
Toujours au sujet de cette même procession, une réunion de la noblesse et du peuple se tint le 11 novembre de cette même année 1803 dans l’édifice du conseil municipal (Câmara Municipal), afin de prendre connaissance d’une lettre officielle du prélat diocésain adressée au juiz de fora (juge nommé par la Couronne, étranger au lieu) le 9 du même mois, « au sujet du vœu qu’il souhaite voir faire d’une procession annuelle et d’une fête du patronage de Notre-Dame le 9 octobre de chaque année, afin que toute la population de cette colonie mérite la protection de la Mère de Dieu et n’ait pas à subir de nouveau le châtiment qu’elle a souffert avec la crue et l’aluvião dudit jour 9... ». Il fut décidé à l’unanimité que la noblesse et le peuple se conformeraient à l’intention du prélat, cette délibération restant toutefois suspendue jusqu’à ce que le Prince Régent se prononce à son sujet ». Après la crue torrentielle du 9 octobre 1803 (vol. I, p. 54), l’évêque diocésain, le chapitre, le clergé et les fidèles placèrent l’île, et particulièrement la ville, sous la protection de Nossa Senhora do Monte (Notre-Dame du Mont), ce que confirma un rescrit apostolique de Pie VII du 21 juillet 1804. Fut alors instituée la fête du Patronage de Nossa Senhora do Monte, célébrée le 9 octobre de chaque année, avec une procession solennelle qui se rendait de la cathédrale à l’église paroissiale de Santa Maria Maior. Le 9 octobre fut autrefois une fête d’obligation, précédée d’une vigile propre avec jeûne.
Dans cet article
Époque
Années citées · 09-
En pleine épidémie de peste et famine, le conseil municipal de Funchal choisit par tirage au sort saint Jacques le Mineur comme patron de la ville.
-
La construction de la chapelle Saint-Jacques à Funchal commença par une procession solennelle.
-
En pleine épidémie de peste et famine, le capitaine, le conseil municipal et le chapitre de la cathédrale de Funchal firent un vœu solennel et perpétuel à saint Jacques, assorti d’une fête le 1er mai.
-
Un violent tremblement de terre frappa Funchal, suivi d’une grave épidémie de peste qui dura jusqu’en mai et prit fin, selon Frutuoso, après une procession à la chapelle Saint-Jacques ; une procession le 1er mai commémore ce vœu.
-
Des corsaires nord-africains mirent Porto Santo à sac, tuant ou emmenant la majeure partie de la population, incendiant l’église paroissiale et détruisant les archives municipales et paroissiales ; ce raid entraîna la fortification du Pico do Castelo.
-
Par un nouvel acte, le conseil municipal de Funchal renouvela ses anciens vœux à saint Jacques, confirmant la gratitude des Madériens après l’arrivée de secours en céréales et la construction d’une nouvelle chapelle.
-
La grande inondation du 9 octobre 1803, considérée comme la plus grande catastrophe de Madère, dévasta Funchal et d’autres parties de l’île. Elle fit environ 600 morts et détruisit l’église du Calhau, des murs bordant les cours d’eau, des ponts ainsi que des chapelles à Machico, Santa Cruz et ailleurs. Elle entraîna la mission d’Oudinot et l’extension de la ville vers l’extérieur.
-
La noblesse et le peuple de Funchal acceptèrent le vœu à la Vierge proposé par l’évêque après l’inondation.
-
Le conseil municipal de Funchal, puis l’évêque dom Luís Rodrigues de Vilares et le chapitre de la cathédrale, firent vœu d’organiser chaque année, le 9 octobre, une procession votive et une fête en l’honneur de la protection de Notre-Dame.
-
Un rescrit de Pie VII confirma Notre-Dame du Mont comme protectrice de Funchal et institua la fête du Patrocínio.
-
Le Correio da Madeira publia intégralement le vœu de 1803.
-
Le conseil municipal de Funchal rétablit ses dévotions traditionnelles à saint Jacques et déplaça le jour férié municipal au 21 août.
Lieu
Lieux cités · 06Étranger
- Cathédrale de Funchal
Funchal. Cathédrale d’où partaient les processions.
La Sé do Funchal est la cathédrale de Funchal, dans la paroisse de Sé. Sa construction commença en 1493 ; elle devint siège paroissial en 1508, puis cathédrale en 1514. Elle était le point de départ des processions et le lieu du vœu à saint Jacques ; des évêques y sont enterrés.
- Église Notre-Dame-du-Calhau
Funchal. Église détruite par l’inondation de 1803, qui devait être le point d’arrivée de la nouvelle procession.
L’église Notre-Dame-du-Calhau fut la première église paroissiale de Funchal ; sa construction commença vers 1438 sur le rivage, près de la rive gauche de la Ribeira de João Gomes. Endommagée à plusieurs reprises par des crues, elle fut détruite par la grande crue de 1803 ; son chœur fut conservé en souvenir jusqu’à la démolition des ruines en 1835 pour faire place à un marché.
- Église Sainte-Marie-Majeure
Funchal. Église paroissiale du Socorro dédiée à saint Jacques, point d’arrivée de la procession patronale.
L’église Sainte-Marie-Majeure, autrefois église de São Tiago Menor (Socorro), est une église paroissiale de Funchal située au-dessus de la plage de Barreirinha. Elle devint en 1558 le siège de l’une des deux paroisses de Funchal et se trouvait à côté de l’ancien hôpital. Plusieurs processions s’y achevaient, dont la procession patronale en l’honneur de saint Jacques.
- Funchal
Ville dont les saints patrons sont présentés dans cet article.
Capitale de l’archipel et siège de la principale capitainerie, où commença le peuplement ; elle devint un bourg vers 1451–52. Sa baie, la plus large de l’archipel, s’étend entre Ponta do Garajau et Ponta da Cruz et offre un mouillage abrité, bien que son port n’eût jamais fait l’objet d’une étude océanographique. L’Elucidário présente Funchal comme une station climatique, avec des données sur son climat, et relate les troubles de janvier 1906, la visite du prince danois en mai 1846 et la présence de cônes volcaniques récents dans la région.
- Lisbonne
Portugal. La bannière de Lisbonne, ornée de l’image de saint Vincent, servit de modèle pour représenter saint Jacques sur celle de Funchal.
Capitale du Portugal, siège du tribunal de la Relação et de la Misericórdia dont les privilèges et les statuts furent étendus à Funchal. Henrique Franco de Sousa étudia à son Académie royale des beaux-arts, et Luiz José Baiardo s’y installa en 1821.
- Porto Santo
Île attaquée par des Maures en 1617 et aperçue par des flottes ennemies.
Île de l’archipel, peuplée en même temps que Madère et formant l’une des trois capitaineries. Elle a toujours constitué une seule paroisse, placée sous le vocable de Notre-Dame de Pitié, dont l’église fut pillée à plusieurs reprises. L’Elucidário relate le raid de pirates maures de 1617, évoque sa propre Misericórdia et un canal destiné à recueillir les eaux de pluie, construit sur cette île sujette à la sécheresse.
Personnes
Personnes citées · 14-
Fit don du terrain sur lequel fut construite la chapelle Saint-Jacques.
- D. Jerónimo Fernandomort 1650
Évêque de Funchal, gouverneur et capitaine général, auquel on demanda en 1632 de consacrer l’église Saint-Jacques.
-
Garçon de sept ans qui tira au sort le nom de saint Jacques le Mineur en 1521.
- D. Luís Rodrigues de Vilaresmort 1810
Évêque de Funchal qui institua le vœu à Notre-Dame après l’inondation de 1803.
- Gaspar Frutuoso1522–1591
Chroniqueur et auteur des Saudades da Terra, cité à propos du choix de saint Jacques comme patron en 1521.
-
Maître-école de la cathédrale qui porta le premier coup lors de la fondation de la chapelle Saint-Jacques en 1521.
-
Provedor présent en 1521 lors du choix du saint patron.
-
Auteur d’Alma Instruida, cité à propos de la fin de l’épidémie de peste de 1538.
-
Roi du Portugal dont la mort, en 1521, coïncida avec l’épidémie de peste à Funchal.
-
Juge municipal de Funchal en 1521, lors du choix du saint patron.
+ 4 de plus
-
Échevin de Funchal en 1521, lors du choix du saint patron.
-
Pape dont le rescrit de 1804 confirma Notre-Dame de Monte comme protectrice de Funchal.
- Simão Gonçalves da Câmara1579–1580
Capitaine-donataire de Funchal qui participa au choix de saint Jacques et au renouvellement du vœu qui lui était adressé.
-
Juge municipal de Funchal en 1521, lors du choix du saint patron.