Melo (dom Francisco Manuel de) 1Ascendance
Melo (dom Francisco Manuel de)
Titre original: Melo (D. Francisco Manuel de)
Article consacré à Francisco Manuel de Melo, écrivain, soldat et diplomate portugais du XVIIe siècle, issu de la lignée de Zarco. Il popularisa la légende de Robert Machin sur la découverte de Madère dans sa troisième Epanaphora et fit escale à Madère en 1655 alors qu’il se rendait en exil au Brésil. L’article examine aussi la théorie d’Álvaro Rodrigues de Azevedo selon laquelle la cession de Madère à l’Angleterre aurait été secrètement envisagée dans le cadre de la dot de la reine Catherine.
1Ascendance
Nous nous sommes déjà occupés de cet illustre écrivain dans l’article consacré à Machim, car c’est lui qui, dans sa troisième Epanaphora, donna la plus large diffusion au récit poétique et bien connu dont ce personnage légendaire est le héros. D’autres raisons invitent toutefois à parler plus longuement de l’auteur de la Carta de Guia de Casados et des Apologos Dialogaes, et c’est pourquoi nous revenons sur lui.
Rui Gonçalves da Câmara, second fils de l’illustre découvreur de Madère, fut le troisième capitaine de l’île de São Miguel, dont il avait acheté l’importante capitainerie donataire (donataria) à João Soares. Le second fils de Rui Gonçalves, nommé Antão Rodrigues da Câmara, qui avait épousé une dame noble du Royaume (reino, c.-à-d. le Portugal continental), constitua un grand bien de majorat dans l’île de São Miguel, dont le représentant est aujourd’hui le comte da Silvã ; c’est à cette famille distinguée qu’appartient le grand écrivain dom Francisco Manuel de Melo.
Au sujet de cet Antão Rodrigues da Câmara, nous trouvons dans la Historia Insulana du père António Cordeiro le curieux épisode suivant :
« . . . et il devint un si grand cavalier qu’un jour, alors qu’il allait à cheval avec beaucoup d’autres faire escorte au roi Manuel Ier, qui chevauchait lui aussi dans la cour de Lisbonne, un Indien vint à passer devant eux avec un éléphant qu’il menait montrer ; tous les chevaux, jusqu’à celui du roi lui-même, s’effrayèrent à cette vue et s’emballèrent, et quelques cavaliers tombèrent. Mais Antão Rodrigues mena si bien son cheval que, chargeant l’éléphant, il lui fit poser la bouche sur la croupe de l’animal et, donnant à celui-ci un léger coup du plat de son coutelas, il se tourna vers le roi en disant que ce n’était rien. Le roi ordonna aussitôt à son grand écuyer d’acheter ce cheval à Antão Rodrigues à n’importe quel prix ; celui-ci l’offrit sur-le-champ, mais en don, et non pour quelque prix que ce fût. Le roi n’y consentant pas, et Antão Rodrigues ne voulant pas le vendre, ce dernier s’en retourna avec le cheval dans l’île d’où il l’avait amené, déjà dressé pour lui . . . »
Dom Francisco Manuel de Melo évoque son ascendance en la rattachant au découvreur de Madère :
« . . . João Gonçalves Zarco, homme fameux parmi les nôtres, car, sans compter les maisons plus anciennes, dont on ne garde pas mémoire faute de certitude, nous avons eu peu d’hommes au Portugal d’une descendance aussi opulente, à qui trois comtes de ce nom de famille, Calheta, Vila Franca et Atouguia, doivent leur lignée masculine. . . Et par mariages, vingt et un titres de ce royaume procèdent de João Gonçalves . . . Et comme en ce qui le concerne mon témoignage ne paraît pas sans valeur, il est juste que je me compte dans la liste même de ses successeurs, avec non moins de titre que certains que j’ai cités ; car, hormis ceux qui possèdent les majorats de ses lignées masculines, c’est moi qui jouis du plus grand majorat de la famille des Câmara, institué par António Rodrigues da Câmara, qui fut le grand-père maternel de mon grand-père paternel et le petit-fils de João Gonçalves da Câmara, par son second fils Rui Gonçalves da Câmara, seigneur de l’île de São Miguel. . . ».
Parmi la vaste et brillante descendance du grand navigateur et découvreur de Madère, répandue sur le continent, aux Açores, à Madère et au Brésil, aucune figure ne se détache assurément avec autant d’éclat que celle de dom Francisco Manuel de Melo. Plus grand talent de son temps, selon le témoignage de ses contemporains, il fut aussi un écrivain des plus remarquables, un guerrier illustre et un habile homme politique et diplomate.
Le docteur Azevedo relève l’inexactitude délibérée de Melo, qui se dit descendant de Zarco en ligne masculine légitime, alors qu’il est certain que Rui Gonçalves da Câmara (voir vol. 1, p. 206) n’eut pas de descendance de son unique mariage avec dona Maria Bettencourt.
2Séjour à Madère et récit de Robert Machin
Dans son remarquable ouvrage D. Francisco de Mello, Edgar Prestage, traitant de l’exil de l’écrivain au Brésil, relate en ces termes le passage de l’illustre auteur dans cette île :
« Le samedi 17 avril 1655, la flotte quitta Lisbonne avec trente-six navires et arriva en quatre jours à Madère, où elle devait embarquer les vins de la Compagnie. Là parvinrent des nouvelles selon lesquelles une flotte anglaise avait pris la mer avec plus de quarante galions et douze mille hommes, dans l’intention de passer au Brésil. Aussitôt, on se demanda si, devant cette circonstance, il fallait observer le règlement (regimento) du roi, qui ordonnait au général de passer à Rio de Janeiro avec les plus gros galions et de diviser le reste de la flotte en deux escadres, destinées l’une à Pernambouc, l’autre à Bahia. Les principaux chefs, et parmi eux sans aucun doute dom Francisco Manuel, furent appelés en conseil ; les avis divergèrent, mais on résolut finalement que la flotte poursuivrait sa route vers le Cap-Vert et y prendrait des informations sur la flotte anglaise.
« Ce séjour de près d’un mois à Madère dut être agréable à l’écrivain, car il lui offrait l’occasion de voir les beautés naturelles de l’île, qui lui inspirèrent certainement un intérêt particulier. Elle avait en effet été occupée par son ancêtre João Gonçalves Zarco, devenu capitaine de l’île et fondateur de la ville de Funchal ; de plus, un an auparavant, il avait lui-même relaté dans la 3e Epanaphora la prétendue découverte de l’île par les amants fugitifs Robert Machim et Anne d’Arfet. Quittant Madère le 15 mai, la flotte aperçut l’île de La Palma le 19 et, le 26, celle du Cap-Vert....
Comme nous l’avons déjà dit, dom Francisco Manuel de Melo traite de la découverte de l’île de Madère dans la troisième partie des Epanaphoras, qui devint très connue chez nous après que le docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo en eut donné de longs extraits dans l’une de ses notes aux Saudades da Terra.
Par son langage fleuri et imaginatif, par l’invraisemblance de nombre des faits et épisodes qu’il présente, et jusque par ses fréquentes digressions tout à fait étrangères au sujet, ce récit nous donne l’impression nette de décrire l’une de ces fantastiques aventures amoureuses dont regorgent les romans de chevalerie du Moyen Âge. Dès le premier coup d’œil, et sans même une étude critique approfondie du texte, on découvre que l’illustre écrivain ne fit pas œuvre d’historien, mais seulement une œuvre de pure fiction romanesque. Guerrier et poète, homme du monde et galant, d’une imagination fougueuse et ardente, il se laissa embraser par la lave de sa fantaisie et sut impressionner si vivement l’esprit de ses lecteurs que, deux siècles et demi plus tard, son récit attire encore, sinon des croyants fervents, du moins des âmes sensibles qui y trouvent de véritables séductions et de vrais charmes. Plusieurs prosateurs et poètes y ont puisé l’inspiration de certaines de leurs plus belles compositions littéraires.
Ce ne fut pourtant pas Melo qui inventa l’histoire de Machim, car avant lui, à commencer par António Galvão (1563), plusieurs écrivains l’avaient évoquée. Il voulut lui conférer le statut de vérité historique en fondant son récit sur un manuscrit qu’il affirmait posséder, de la main de Francisco Alcoforado, l’un des compagnons de João Gonçalves Zarco. Le docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo lui-même, qui traite dom Francisco Manuel avec si peu de complaisance, admet que celui-ci ait pu être abusé dans sa bonne foi quant à l’existence de ce manuscrit ; mais il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il donna libre cours à son ardente imagination dans le récit de la découverte de Madère qu’il nous a laissé dans sa troisième Epanaphora.
Quant à la Relation Historique de la découverte de l’isle de Madère, publiée à Paris en 1671 et présentée dans sa préface comme le manuscrit même d’Alcoforado, ce n’est qu’une scandaleuse fraude littéraire, comme le démontre abondamment le docteur Álvaro de Azevedo. Melo n’en porte cependant pas la moindre responsabilité, puisque l’illustre écrivain mourut en 1666 et que la Relation fut publiée en 1671.
Il est possible que, dès l’époque de Melo, se fût déjà répandue, quoique vaguement, la nouvelle que l’archipel de Madère avait été découvert au XIVe siècle, et que Zarco et ses compagnons n’avaient donc pas été les premiers à aborder ces rivages solitaires. Avec le temps, cette affirmation a été corroborée par des arguments de poids, sans que ce fait diminue la gloire de Zarco comme navigateur, comme découvreur et premier colonisateur de Madère.
3La cession supposée de Madère
C’est le docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo qui, le premier, en 1873, avança l’idée, vraisemblable, que l’on avait envisagé, et peut-être engagé des négociations pour céder Madère à l’Angleterre comme partie intégrante de la dot de la reine Catherine.
Le docteur Azevedo écrit dans l’une de ses annotations à l’œuvre de Gaspar Frutuoso : « Et la reine régente dona Luísa, à qui aucun prix ne paraissait trop élevé pour obtenir ce mariage pour l’infante, préparait en secret le sacrifice d’une colonie portugaise de plus, précieuse et convoitée, si cela devait être nécessaire : celui de l’île de Madère… Les historiens du temps, qu’ils soient portugais ou anglais, ne font aucune mention de ce fait, pas même les mémoires de lord Clarendon, qui traite longuement de ce mariage et qui, en sa qualité de chancelier de Charles II, intervint même efficacement dans les négociations diplomatiques qui y conduisirent. La reine dona Luísa fut si prudente qu’elle sut ainsi dissimuler son projet de céder l’île de Madère ; mais, d’après les preuves que nous avons trouvées, nous sommes convaincu que ce projet exista réellement. »
À l’appui de son affirmation, le docteur Rodrigues de Azevedo se livre ensuite à de très intéressantes considérations. Si elles ne constituent pas des arguments décisifs ni des raisons pleinement probantes, ce sont néanmoins des conjectures et des présomptions de grande valeur en faveur de l’idée d’une cession de cette île, au cas où l’Angleterre aurait exigé ce sacrifice supplémentaire du Portugal. Nous ne transcrivons pas en ce lieu les judicieuses réflexions du docteur Azevedo, en raison de leur trop grande longueur et parce qu’on les trouve aisément à la page 381 et suivantes des Saudades da Terra.
Le même illustre annotateur soutient également, quoique avec des arguments de moindre poids, que dom Francisco Manuel de Melo collabora avec la reine Louise de Guzmán au projet de cette cession, en écrivant son Epanaphora et en présentant Madère comme découverte par des Anglais, afin de rendre plus réalisable et moins odieuse aux Portugais sa remise à l’Angleterre. Il est juste d’entendre Edgar Prestage, le savant biographe de dom Francisco Manuel de Melo : « … l’annotateur des Saudades da Terra de Gaspar Frutuoso allègue que dom Francisco, ayant reçu la légende de la découverte de l’île par les deux amants anglais Robert Machim et Anne d’Arfet, en fit un roman dans le but de populariser cette histoire et de rendre moins dure pour l’honneur portugais la remise de Madère à Charles II d’Angleterre, si cela devait être nécessaire. Or, à notre sens, cet argument est quelque peu forcé, pour ne pas dire fantaisiste, et M. A. R. de Azevedo, pour le soutenir, doit charger l’accusation en disant que l’Epanaphora, qui dans le livre imprimé est datée de Belas en 1654, fut délibérément antidatée et aurait été écrite après le retour de dom Francisco du Brésil. Mais il oublie avoir auparavant affirmé que l’Epanaphora révèle chez son auteur une ignorance de la topographie de l’île, circonstance naturelle en 1654, mais qui ne pouvait guère se produire ensuite, puisque, comme nous l’avons déjà raconté, dom Francisco y séjourna un mois en route vers l’exil.
« C’est donc la nécessité absolue pour le Portugal d’obtenir l’appui militaire et diplomatique de l’Angleterre qui justifia la cession de Tanger et de Bombay, outre une dot énorme, qui ne fut jamais entièrement payée, et la même nécessité aurait justifié la cession de Madère, si elle avait été exigée. La reine régente était-elle prête à la céder, comme le soutient M. Azevedo ? Nous ne saurions le dire, vu le silence des historiens ; mais qu’il y ait eu complicité de dom Francisco de Mello avec dona Luiza de Gusmão dans cette intrigue, il n’en existe aucune preuve. À notre avis, c’est une assertion gratuite, qui ne mérite pas crédit. Nous sommes d’opinion que notre biographé croyait réellement à la découverte primitive par les Anglais, comme y avaient cru avant lui des historiens renommés, bien qu’il ait brodé sur les détails du récit ».
C’est là un point qu’il sera peut-être impossible aujourd’hui d’éclaircir, mais qui n’a pas, en vérité, une importance capitale. On ne saurait en dire autant de la prétendue cession de Madère aux Anglais, car elle intéresse grandement l’histoire madérienne et plus encore l’histoire générale de notre pays. Le docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo n’a pas suffisamment éclairci la question, se bornant à formuler une hypothèse probable, et le talentueux auteur de l’opuscule Um ponto de história pátria n’a rien ajouté d’essentiel aux considérations de l’annotateur des Saudades da Terra.
Dans cet article
Époque
Années citées · 06-
António Galvão publia le premier la légende de Robert Machin dans son Tratado dos Descobrimentos.
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La troisième Epanaphora de Francisco Manuel de Melo, consacrée à la légende de la découverte par Robert Machin, est datée de 1654.
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La flotte qui emmenait Francisco Manuel de Melo en exil quitta Lisbonne et atteignit Madère quatre jours plus tard.
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La flotte qui emmenait Francisco Manuel de Melo quitta Madère pour le Cap-Vert.
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Francisco Manuel de Melo mourut.
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La frauduleuse Relation Historique de la découverte de l'isle de Madère, version française du récit d’Alcoforado, fut publiée à Paris.
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Azevedo avança pour la première fois l’hypothèse que la cession de Madère à l’Angleterre avait autrefois été envisagée.
Lieu
Lieux cités · 08Étranger
- Brésil
Brazil. Lieu d’exil de Melo.
Dans l’Elucidário, le Brésil est présenté comme l’une des principales destinations des émigrants madériens, parmi lesquels figurent plusieurs ecclésiastiques et écrivains. Il constituait aussi un marché pour le vin et l’eau-de-vie de Madère et fabriquait des ouvrages de vannerie à partir d’osiers madériens. Un câble télégraphique le relia à Madère en 1874, et c’est le pays d’origine de l’araçá.
- Cap-Vert
Cape Verde. Destination suivante de la flotte.
Le Cap-Vert est un archipel et une colonie portugaise qui servit de lieu d’exil et de déportation à des Madériens, notamment des libéraux dans les années 1820, des opposants aux décrets sur les produits laitiers et les émeutiers de 1936. Richard Thomas Lowe s’y rendit en 1864 et en 1866. Il partage avec Madère une espèce de plante à fleurs.
- Funchal
Ville fondée par Zarco.
Capitale de l’archipel et siège de la principale capitainerie, où commença le peuplement ; elle devint un bourg vers 1451–52. Sa baie, la plus large de l’archipel, s’étend entre Ponta do Garajau et Ponta da Cruz et offre un mouillage abrité, bien que son port n’eût jamais fait l’objet d’une étude océanographique. L’Elucidário présente Funchal comme une station climatique, avec des données sur son climat, et relate les troubles de janvier 1906, la visite du prince danois en mai 1846 et la présence de cônes volcaniques récents dans la région.
- La Palma
Spain. Île aperçue par la flotte le 19 mai 1655.
Île des Canaries en vue de laquelle furent tués les quarante martyrs jésuites conduits par Ignace d'Azevedo. Elle figure aussi parmi les lieux d’origine des immigrants canariens et servait de repère lors des voyages vers Madère.
- Lisbonne
Portugal. Cadre de l’anecdote de l’éléphant et point de départ de la flotte de 1655.
Capitale du Portugal, siège du tribunal de la Relação et de la Misericórdia dont les privilèges et les statuts furent étendus à Funchal. Henrique Franco de Sousa étudia à son Académie royale des beaux-arts, et Luiz José Baiardo s’y installa en 1821.
- São Miguel
Portugal. Île des Açores dont Luís Gonçalves da Câmara était capitaine.
Île des Açores découverte par Gonçalo Velho Cabral. Sa capitainerie fut achetée et gouvernée par Luís Gonçalves da Câmara, fils de Zargo. Brito Rebelo y naquit et Frutuoso y écrivit son œuvre en 1590 ; on dit que ses oranges surpassent celles de Madère.
Personnes
Personnes citées · 20- Francisco Manuel de Melomort 1666
Écrivain, soldat et diplomate portugais, auteur des Epanaphoras, qui popularisa la légende de Robert Machin.
- Álvaro Rodrigues de Azevedo1825–1898
Annotateur de Saudades da Terra, qui critiqua Melo et avança la théorie de la cession.
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Amante légendaire de Robert Machin dans le récit de la découverte.
- António Cordeiro1641–1722
Auteur de Historia Insulana, source de l’anecdote de l’éléphant.
-
Évoqua l’histoire de Robert Machin en 1563, avant Melo.
-
Fils de Luís Gonçalves da Câmara, qui fonda une maison liée par majorat à São Miguel ; ancêtre de Melo.
-
Infante portugaise dont la dot, lors de son mariage avec Charles II, aurait pu, selon certains, comprendre Madère.
-
Roi d’Angleterre qui épousa la reine Catherine.
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Représentant actuel de la maison Câmara liée par majorat à São Miguel.
-
Biographe de Melo, qui décrivit son séjour à Madère et rejeta la théorie d’Azevedo.
+ 10 de plus
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Compagnon de Zarco auquel Melo attribuait le manuscrit qu’il disait avoir utilisé comme source.
- Gaspar Frutuoso1522–1591
Auteur de Saudades da Terra, annoté par Azevedo.
- João de Nóbrega Soares1831–1890
Vendit la capitainerie de São Miguel à Luís Gonçalves da Câmara.
- João Gonçalves Zarcomort 1467
Découvreur et premier capitaine de Madère, que Melo disait compter parmi ses ancêtres.
-
Chancelier de Charles II, dont les mémoires ne mentionnent pas la cession de Madère.
-
Reine régente qui, selon Azevedo, aurait secrètement projeté de céder Madère à l’Angleterre.
- Luís Gonçalves da Câmaramort 1497
Deuxième fils de Zarco et troisième capitaine de São Miguel, dont Melo disait descendre.
-
Roi du Portugal qui tenta d’acheter le cheval d’Antão Rodrigues.
- Maria de Bettencourt1809–1884
Épouse de Luís Gonçalves da Câmara, avec qui elle n’eut pas d’enfant.
-
Anglais légendaire qui aurait découvert Madère avec son amante Anna de Arfet.