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Article nº 1817 Hôpital ou asile Funchal Vol. II · p. 249–256 16 min de lecture

Hospício da Princesa D. Maria Amélia

Titre original: Hospício da Princesa D. Maria Amelia

Histoire de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia, à Funchal, un hôpital destiné aux personnes pauvres atteintes de tuberculose pulmonaire, fondé par l’impératrice Amélie en mémoire de sa fille, morte à Madère en 1853. L’article retrace son ouverture provisoire, la construction du nouveau bâtiment (1856–59), sa gestion par les Sœurs de la Charité, sa dotation perpétuelle par la reine Joséphine de Leuchtenberg, ainsi que son administration et l’activité de ses aumôniers et médecins.

Hospício da Princesa D. Maria Amélia

Étranger

Carte: Madeira (6)

1Fondation et hospice provisoire

Dans l’article consacré à l’impératrice Amélie de Leuchtenberg (voir ce nom), nous avons déjà dit que la veuve de Pierre IV, accompagnant sa fille, la princesse Marie-Amélie du Brésil, arriva à Madère le 28 août 1852, et que la princesse mourut dans cette ville le 4 février de l’année suivante. Deux mois plus tard, le 6 mai 1853, l’impératrice quittait l’île, accompagnant la dépouille mortelle de la regrettée et infortunée princesse.

Avant de quitter Madère, toutefois, elle adressa le 13 avril 1853 à la reine Marie II une lettre où se trouve le passage suivant : « Désirant laisser dans cette île, au profit des indigents atteints de la cruelle maladie à laquelle succomba la princesse Marie-Amélie, Ma Très Aimée et Regrettée Fille, quelque trace de Notre Séjour à Madère, qui rappelle les témoignages que Nous avons Toutes Deux reçus de ses bons habitants, j’ai conçu l’idée d’établir à Funchal, pour l’instant uniquement à titre d’essai, et pour lui donner plus tard, selon ce que m’enseignera l’expérience, la forme d’une fondation pieuse, un hospice ou maison de charité, où seraient reçues et soignées vingt-quatre personnes pauvres et malades de phtisie pulmonaire, sous la direction d’une commission. » À cette lettre, la reine de Portugal répondit par une autre, dont sont extraites les paroles suivantes : « La tentative d’une fondation qui exprime d’une manière si digne de Votre Majesté Impériale la vertu éclairée qui l’inspire ne pouvait manquer d’éveiller ma sympathie et de mériter ma pleine approbation, et je me plais à assurer Votre Majesté Impériale que je m’emploierai à lui prêter toute la coopération et toute l’aide qui dépendront de moi pour que se réalise le généreux dessein de Votre Majesté Impériale. »

Voulant réaliser sans délai sa très noble pensée, l’impératrice fit louer, dans la Rua do Castanheiro (« rue du Châtaignier »), un immeuble appartenant au titulaire du majorat (morgado) António Caetano Moniz de Aragão, et décida d’y installer provisoirement l’hospice, dont l’ouverture eut lieu le 10 juillet 1853. Avant de quitter Madère, l’illustre fondatrice visita toutes les installations et dépendances du nouvel hôpital, et lui donna à cette occasion les règlements et instructions nécessaires à son bon fonctionnement. Le distingué Madérien et éminent médecin, le docteur António da Luz Pita, en fut nommé directeur médical, et elle chargea une commission, composée du chanoine docteur António Joaquim Gonçalves de Andrade, de dom Jorge da Câmara Leme, de José Phelps, de Joaquim Pedro de Castelbranco et de Jacinto de Freitas Lomelino, de diriger l’administration de l’établissement. Le chanoine Andrade ayant accompagné l’impératrice en qualité de chapelain, et dom Jorge da Câmara Leme ayant demandé à être relevé de ses fonctions au sein de la commission, António Gonçalves de Almeida et Diogo Guilherme Selby furent désignés pour les remplacer.

Lors de la fondation du nouvel hôpital, les services les plus remarquables furent rendus par le chanoine Gonçalves de Andrade et par le docteur Luz Pita. Ce dernier, devenu ensuite médecin de l’établissement, lui consacra l’activité la plus féconde et un zèle insurpassable, dont témoigne éloquemment le rapport qu’il rédigea sur le mouvement de l’hospice et sur les observations cliniques qu’il fit au cours de la première année de son installation. Il faut mentionner ici tout particulièrement le dévouement exemplaire de la première régente, dona Amália Cândida Teixeira, surtout pendant la calamiteuse période où le choléra-morbus sévit violemment dans cette ville ; l’impératrice lui offrit pour cela une magnifique montre en or, en souvenir du travail excessif accompli durant la terrible épidémie. Ce travail épuisant ruina à l’extrême ses forces, et elle mourut à l’hospice le 23 janvier 1867.

2Le nouveau bâtiment

L’impératrice voulait perpétuer dans cette île, d’une manière plus durable, la mémoire de sa fille chérie, et donner en même temps une expression plus efficace aux sentiments de charité que lui inspirait le sort des malheureux frappés par la terrible phtisie pulmonaire. Aussitôt naquit dans son esprit l’idée de construire un édifice approprié qui, par sa situation, ses dimensions, l’agrément du site et toutes les exigences du confort, pût répondre entièrement au but qu’elle se proposait. Cette idée prit corps et devint en peu de temps une heureuse et éloquente réalité.

La loi (carta de lei) du 19 juillet 1853 autorisa la fondation de l’hospice avec les facultés et privilèges qu’elle énonçait : il pouvait à cette fin acquérir des biens sans aucune licence ni lettre d’investiture, avoir une administration subordonnée seulement à la fondatrice ou à ses héritiers, et n’être placé sous la dépendance ou le contrôle d’aucun service ni d’aucune autorité officielle. Le docteur António da Luz Pita, en qualité de représentant (procurador) et mandataire de l’impératrice, acheta les terrains, les eaux et les améliorations (benfeitorias, constructions et murs faits par le tenancier) destinés à la construction du nouvel établissement hospitalier.

Le 4 février 1856 eut lieu la pose de la pierre angulaire, ou première pierre, du grandiose édifice. La cérémonie, que présida le prélat diocésain, Manuel Martins Manso, revêtit une solennité imposante ; y assistèrent toutes les personnalités les plus éminentes de Funchal et une grande foule. L’emplacement de la construction et les terrains adjacents avaient été préparés au préalable, et d’importants travaux y avaient déjà été réalisés à cette fin. Les projets et les plans de l’édifice furent dressés par l’architecte anglais E. B. Lamb ; on y apporta toutefois des modifications notables, proposées par le distingué ingénieur et architecte madérien João de Figueiroa de Freitas e Albuquerque, sous la direction duquel fut menée toute la construction et qui rendit à l’ouvrage les services les plus appréciables.

En raison de difficultés insurmontables, la construction n’avança pas avec la promptitude que souhaitait l’auguste fondatrice, et elle ne fut considérée comme achevée que six ans après son commencement. Nous irions trop loin si nous voulions décrire en détail ce somptueux édifice et ses nombreuses dépendances. Nous n’y trouvons ni grandes perfections architecturales ni traits rigoureux d’un style bien défini, et il n’a pas non plus les proportions d’un vaste et grandiose palais ; c’est pourtant une construction élégante, pleine de prestance et de majesté, bien que de lignes sévères, ce à quoi contribue beaucoup le basalte noir de ses portes, de ses fenêtres, de ses chaînes d’angle, de ses corniches et de ses ornements, qui se détachent sur la blancheur éclatante des murs. C’est ce que l’on pourrait appeler partout un grand et bel édifice, qui ne dépare en rien la position sociale de son illustre et vertueuse fondatrice.

Parmi les dépendances de l’hospice se distingue la chapelle, petite mais d’une extrême élégance, aux ornements sobres mais raffinés. Au-dessus de l’autel, on voit une belle statue de Notre-Dame des Douleurs (Nossa Senhora das Dores), don de l’infortuné prince Ferdinand-Maximilien, plus tard empereur du Mexique.

Il serait intéressant de connaître le coût de l’achat des terrains, de la construction de l’édifice, des diverses installations et du mobilier, mais nous ignorons s’il existe des données sûres à ce sujet, ou si l’impératrice aurait délibérément caché jusqu’où alla la générosité de son cœur.

L’illustre fondatrice confia la direction de l’hospice et les soins des malades à l’institut religieux des Sœurs de la Charité, fondé par saint Vincent de Paul et dont le siège se trouvait à Paris. Le chapelain de l’établissement devait être un prêtre de la Congrégation de la Mission, fondée elle aussi par ce modèle de la charité chrétienne. Le premier chapelain, nommé Carlos Francisco Bertrand, et les premières Sœurs de la Charité arrivèrent à Madère au début de 1862. Le 4 février de cette année, neuf ans après la mort de la princesse, on reçut les premiers malades, au nombre de douze, et le nouvel établissement hospitalier commença à fonctionner.

Au fond du vaste vestibule, entre les deux volées de l’escalier, se trouve une plaque de marbre noir portant l’inscription suivante, qui résume l’histoire de cette maison de charité : « Hospice de la princesse dona Maria Amélia, fille de Pierre Ier, empereur du Brésil et roi de Portugal, 4e du nom, et duc de Bragance, et de dona Amélia, impératrice du Brésil et duchesse de Bragance. Elle arriva dans cette île le 20 août 1852. Elle mourut le 4 février 1853, à l’âge de 21 ans, 2 mois et trois jours. En mémoire d’une fille si aimée et si pleurée, sa mère inconsolable éleva cet édifice pour le traitement des pauvres atteints de maladies de poitrine. La première pierre fut posée le 4 février 1856 et l’ouvrage fut achevé en l’année 1859. Les premiers malades entrèrent le 4 février 1862. »

3Fermeture, réouverture et dotation

L’Hospice ne fonctionna que quelques mois et ferma ses portes vers la mi-juillet 1862. Les Sœurs de la Charité avaient reçu du gouvernement portugais l’ordre de quitter notre pays ; elles partirent pour la France le 9 juin de cette année-là, à bord de la frégate de guerre française Arenoque, venue tout exprès les chercher dans le Tage. Une exception avait été faite pour Madère, mais M. Etienne, supérieur général de la congrégation, ordonna aux Sœurs de la Charité d’abandonner la direction de l’Hospício da Princesa D. Maria Amelia et de regagner sans délai leur pays ; elles quittèrent Funchal le 2 août 1862. L’impératrice décida alors de fermer provisoirement, jusqu’à nouvel ordre, la maison dont elle avait été la fondatrice.

Ce n’est que neuf ans plus tard, en novembre 1871, que l’Hospice rouvrit ses portes et accueillit, pour la seconde fois, ses premiers malades. Les Sœurs de la Charité revinrent et reprirent la direction des services d’administration et de soins, comme auparavant.

Un peu plus d’un an après cette réouverture, le 26 janvier 1873, mourut l’impératrice dona Amélia, l’illustre et généreuse fondatrice de cet hôpital modèle, à la chère et sainte mémoire de laquelle les pauvres de notre terre doivent tant. Elle ne vint jamais visiter sa grande œuvre, qu’elle avait tant désiré voir de près, et n’en avait pas non plus assuré de façon définitive l’existence future : elle laissa à sa sœur Joséphine de Leuchtenberg, reine de Suède, le soin d’établir sur des bases solides la pérennité du monument qu’elle avait consacré à la mémoire de sa fille, la princesse dona Maria Amélia.

On lit dans le testament de l’impératrice les mots suivants : « Connaissant l’affection de ma sœur Joséphine pour moi, et nos cœurs s’étant toujours compris, je lui recommande instamment la fondation permanente du petit hôpital pour malades de la poitrine “Hospicio da Princesa D. Maria Amelia”, que j’ai fait construire à Funchal, dans l’île de Madère, pour y perpétuer la mémoire de ma fille bien-aimée, afin que, si je venais à mourir avant l’achèvement de ladite fondation, tout se fasse selon mes intentions. La baronne Carolina de Stengel, ma dame d’honneur, M. Primislao Sperling, mon secrétaire, et le bon et si dévoué docteur Barral pourront donner à ma sœur tous les renseignements qu’elle désirera à ce sujet ; ils connaissent mes projets de dotation (dotação) et d’administration pour ledit hôpital, et le docteur Barral, par ses connaissances particulières, sera de très bon conseil. »

La reine Joséphine devint alors la protectrice attentive de l’œuvre fondée par sa sœur, et c’est elle qui en assura véritablement l’existence future, en accroissant les fonds et en lui donnant une organisation plus solide. Ce fut le 5 juin 1876, peu de jours avant sa mort, que, par une disposition testamentaire, elle fixa la manière de donner de la stabilité à l’œuvre et ordonna qu’un acte public conférât à l’Hospício da Princesa Dona Maria Amelia le caractère officiel et définitif de fondation perpétuelle. Son fils, le roi Oscar II de Suède, réalisa en 1877 la pensée de la reine : plusieurs documents furent alors dressés, qui assurèrent l’existence de l’Hospice et en réglèrent le fonctionnement. M. Primislao Sperling, ancien secrétaire de l’impératrice dona Amélia, y contribua beaucoup par sa coopération intelligente et efficace.

La manière dont furent organisées la direction et l’administration de l’Hospice est intéressante et ingénieuse. Le roi Oscar avait nommé en 1877 un conseil de trois membres, chacun d’eux ayant à son tour désigné un suppléant. En cas d’empêchement ou de décès du titulaire, on appelle le suppléant, qui nomme aussitôt son propre remplaçant. À défaut de tous, le représentant de la reine Joséphine nomme un membre du conseil et la supérieure (superiora) des Sœurs de la Charité un autre, et tous deux désignent le troisième. Ont été membres titulaires du conseil d’administration le vicomte d'Aljezur, qui fut chambellan de l’impératrice, le père Emilio Eugenio Miel, le conseiller (conselheiro, titre honorifique du conseil royal) Augusto Maria Quintela Emauz, Bernardino de Barros Gomes, José Franco de Sousa, le docteur Luís Filipe de Abreu, Vitor Boulard, le marquis de Pombal, le comte d’Oeiras, José Quintela, Desiré Caulet, Alfredo Fragues, le docteur Lino Neto et d’autres. Ce conseil siège à Lisbonne ; il lui incombe d’adresser chaque année au représentant de la reine Joséphine, au roi de Portugal, à l’empereur du Brésil et à la supérieure de la congrégation des Sœurs de la Charité un rapport sur sa gestion et sur la situation financière de l’établissement, et beaucoup de ces rapports ont été imprimés. Ses fonds furent constitués en 1877 par un million de francs en titres de la dette de l’État français, qui furent ensuite, sur l’indication du roi Oscar, convertis en actions d’une compagnie de chemins de fer suédoise. Ces fonds n’ont cessé d’augmenter, quoique lentement, car la croissance des dépenses ne permet pas une forte progression. À la fin de 1914, ils atteignaient la valeur de 261 055,98 escudos (monnaie portugaise à partir de 1911 : 1 escudo = 100 centavos = 1000 réis). Les membres du conseil d’administration ont toujours fait preuve du plus grand zèle et du plus grand désintéressement dans la conduite des affaires de l’établissement ; ils méritent donc la sympathie des Madériens, auxquels seuls cet hôpital s’adresse et profite.

Par un contrat passé à Paris le 20 mai 1877 entre le conseil d’administration et la supérieure des Sœurs de la Charité, conformément aux vœux de la fondatrice et de la reine Joséphine, la direction de l’Hospice fut confiée à ces religieuses pour les services d’administration interne, de soins, etc. ; elles rendent compte à ce conseil de la manière dont elles dirigent ces services.

4Personnel, visiteurs et orphelinat

Le service religieux de l’hôpital fut confié aux prêtres de la Congrégation de la Mission, et au moins un ecclésiastique y réside en permanence pour remplir les fonctions de chapelain. Depuis la fondation, cette charge a été exercée par les pères Carlos Francisco Bertrand, en 1862 ; Francisco Fougeray, 1862 ; João Baptista Pémartin, 1871 ; Ernesto Schmitz, 1874 ; Alberto Docet, 1875 ; Jorge Luís Monteiro, 1875 ; Ernesto Schmitz, 1878 ; Pedro Varet, 1881 ; Leão Xavier Prévot, 1892 ; Pedro Pinto Leitão, 1895 ; José Maria Garcia, 1897 ; Vitor Maria Boulard, 1898 ; Fernando Aliot, 1900 ; Sebastião Mendes, 1908 ; José Maria Garcia, 1909 ; et Henrique Jansen, 1920.

La direction des différents services cliniques de l’Hospice a presque toujours été confiée à un seul médecin. Ces services ont toutefois été assurés par deux médecins, quoique pour peu de temps : l’un était alors le médecin principal, l’autre lui servait d’assistant. Le premier à y exercer des fonctions cliniques fut l’éminent médecin António da Luz Pita. Lui succédèrent le docteur Pedro Júlio Vieira, pour peu de temps, puis le docteur César Augusto Mourão Pita, pendant une longue période de plusieurs dizaines d’années. À la mort de ce dernier, en 1907, fut nommé le docteur João Francisco de Almada, qui est le médecin actuel. Outre le rapport du docteur Luz Pita, nous savons que le docteur Mourão Pita fit imprimer quelques rapports sur les services cliniques de l’hôpital, mais nous n’en avons pas connaissance. Chaque année, le médecin en exercice adresse au conseil d’administration un rapport détaillé sur le mouvement hospitalier et sur le service clinique qui y est assuré.

Rares sont les personnes illustres et distinguées de passage à Madère qui n’aient pas visité cette maison de charité. Ses livres d’or sont remplis de noms de gens de toutes conditions sociales : rois et princes, savants et hommes éminents dans les sciences et les lettres, jusqu’à d’obscurs marins de navires ayant fait escale à Funchal. Le roi Charles Ier et la reine Amélie, le roi Oscar de Suède et plusieurs princes et princesses y inscrivirent leur nom. Parmi les hommes de science se distingue le docteur Sigismond Jaccoud, grande sommité médicale et spécialiste des maladies pulmonaires, qui, en quelques lignes, fit l’éloge le plus élevé de cet établissement.

Dans le salon de réception se trouvent deux magnifiques toiles représentant l’impératrice dona Amélia et sa fille, la princesse dona Maria Amélia. Lorsque le roi Oscar visita l’édifice, il remarqua l’absence du portrait de la reine Joséphine, sa mère, et le fit ensuite placer là, ce qui n’était qu’un acte de pleine justice.

Le nombre des malades qui s’y trouvent actuellement est de vingt-quatre. Le conseil d’administration entend augmenter ce nombre, ce qu’a empêché jusqu’ici la terrible crise provoquée par la guerre. (1921).

L’impératrice conçut l’idée, qu’elle consigna dans l’une de ses dispositions, de créer à proximité de l’Hospice un orphelinat doté d’écoles, destiné aux enfants pauvres. La sœur supérieure de cette maison, madame Rolland, put, en mai 1878, après avoir fait construire au préalable un bâtiment qui fut agrandi par la suite, réaliser la noble pensée de la fondatrice, en accueillant alors douze enfants. Ce nombre augmenta considérablement et finit par se compter par dizaines. Les événements politiques de notre pays ont toutefois entraîné la disparition presque complète de cette œuvre, l’une des plus remarquables et des plus utiles que l’esprit de charité ait inspirées chez nous. Le fonctionnement de l’orphelinat ne pesait en rien sur la vie économique de l’Hospice, car il était entièrement entretenu par la générosité de nombreuses personnes, portugaises et étrangères, qui y voyaient un véritable instrument de régénération sociale et un abri sûr pour tant d’enfants infortunés que l’orphelinage avait jetés dans la misère, et beaucoup sur le chemin de la perdition.

L’ampleur excessive déjà donnée à cet article nous oblige à omettre d’autres circonstances et détails qui auraient peut-être servi l’histoire de cet établissement véritablement exemplaire, que notre terre a la gloire de posséder.

Dans cet article

Époque

Années citées · 11
  1. L’impératrice Amélie du Brésil et la princesse Marie-Amélie du Brésil, qui voyageait sur avis médical, arrivèrent à Funchal à bord de la frégate D. Fernando, accompagnées du docteur Barral ; le conseil donna le nom de la princesse à une rue.

  2. La princesse Marie-Amélie du Brésil, fille de l’impératrice Amélie, mourut de tuberculose pulmonaire à la Quinta das Angústias, à Funchal.

  3. L’impératrice Amélie écrivit à la reine Marie II pour lui proposer la fondation d’un hospice à Funchal.

  4. Le cercueil de la princesse Marie-Amélie du Brésil fut embarqué au quai de Pontinha, et l’impératrice quitta Madère avec lui pour Lisbonne.

  5. L’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia ouvrit provisoirement dans un bâtiment de la Rua do Castanheiro, à Funchal.

  6. Une loi autorisa la fondation de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia et lui accorda des privilèges particuliers.

  7. La première pierre du nouveau bâtiment de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia fut posée.

  8. La construction de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia fut achevée.

  9. L’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia, à Funchal, ouvrit ses portes et accueillit ses douze premiers patients.

  10. L’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia ferma à la mi-juillet après que les Sœurs de la Charité eurent reçu l’ordre de partir ; elles quittèrent Funchal le 2 août.

  11. Dona Amália Cândida Teixeira, première directrice de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia, mourut dans l’établissement.

  12. L’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia rouvrit sous la direction des Sœurs de la Charité.

  13. L’impératrice Amélie mourut à Lisbonne sans avoir vu l’hospice qu’elle avait fondé à Funchal.

  14. La reine Joséphine de Leuchtenberg ordonna par testament que l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia devienne une fondation perpétuelle.

  15. Le roi Oscar de Suède institua l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia en fondation perpétuelle, dotée d’un conseil et d’un fonds d’un million de francs.

  16. Un contrat signé à Paris confia la gestion interne de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia aux Sœurs de la Charité.

  17. Un orphelinat accueillant douze enfants ouvrit à côté de l’hospice de la Princesse Dona Maria Amélia.

Lieu

Lieux cités · 06
  1. Hospice de la Princesse Dona Maria Amélia · Sujet

    Funchal

  2. Funchal

    Ville où fut fondé l’hospice.

  3. Lisbonne

    Portugal. Siège du conseil d’administration de l’hospice.

  4. Paris

    France. Siège des Filles de la Charité et lieu où fut conclu le contrat de 1877.

  5. Rua do Castanheiro

    Funchal. Rue où l’hospice provisoire ouvrit en 1853.

  6. Tage

    Portugal. Fleuve sur lequel la frégate française embarqua les sœurs expulsées en 1862.

Personnes

Personnes citées · 58
  1. Aumônier de l’hospice en 1875.

  2. Membre du conseil de l’hospice.

  3. Propriétaire de la maison de la Rua do Castanheiro louée pour l’hospice provisoire.

  4. Médecin madérien, premier directeur médical de l’hospice et mandataire de l’impératrice pour l’achat de son terrain.

  5. Membre suppléant du comité de l’hospice.

  6. Chanoine et aumônier de l’impératrice, membre du comité fondateur de l’hospice.

  7. Membre du conseil de l’hospice.

  8. Médecin désigné dans le testament de l’impératrice comme conseiller pour l’hospice.

  9. Membre du conseil de l’hospice.

  10. Premier aumônier de l’hospice, arrivé en 1862.

+ 48 de plus
  1. Dame de compagnie de l’impératrice, mentionnée dans son testament comme étant au courant des projets concernant l’hospice.

  2. Médecin de l’hospice pendant plusieurs décennies, jusqu’à sa mort en 1907.

  3. Charles Iermort 1922

    Roi du Portugal qui signa le livre d’or de l’hospice.

  4. Membre du conseil de l’hospice.

  5. Première directrice de l’hospice, saluée pour son action pendant l’épidémie de choléra ; elle y mourut en 1867.

  6. Nommé à la commission de l’hospice, il demanda à être dispensé de cette charge.

  7. Membre du conseil de l’hospice.

  8. Membre suppléant du comité de l’hospice.

  9. Architecte anglais qui dressa les plans du bâtiment de l’hospice.

  10. Membre du conseil de l’hospice.

  11. Ernst Schmitz1845–1922

    Aumônier de l’hospice en 1874, puis de nouveau à partir de 1878.

  12. Supérieur général qui ordonna aux Sœurs de la Charité de quitter l’hospice en 1862.

  13. Aumônier de l’hospice à partir de 1900.

  14. Aumônier de l’hospice à partir de 1862.

  15. Aumônier de l’hospice à partir de 1920.

  16. Veuve de Pierre IV et fondatrice de l’hospice en mémoire de sa fille.

  17. Membre de la commission administrative fondatrice de l’hospice.

  18. Aumônier de l’hospice à partir de 1871.

  19. Ingénieur madérien qui modifia les plans et dirigea les travaux de construction.

  20. Médecin de l’hospice à partir de 1907.

  21. Membre de la commission administrative fondatrice de l’hospice.

  22. Membre du conseil de l’hospice.

  23. Aumônier de l’hospice en 1897, puis de nouveau à partir de 1909.

  24. José Phelpsmort 1863/..

    Membre de la commission administrative fondatrice de l’hospice.

  25. Membre du conseil de l’hospice.

  26. Sœur de l’impératrice Amélie, elle fit de l’hospice une fondation perpétuelle par son testament de 1876.

  27. Aumônier de l’hospice à partir de 1892.

  28. Membre du conseil de l’hospice.

  29. Membre du conseil de l’hospice.

  30. Aumônier de l’hospice en 1875.

  31. Évêque de Funchal qui présida la pose de la première pierre en 1856.

  32. Reine du Portugal qui approuva le projet d’hospice de l’impératrice en 1853.

  33. Fille de Pierre IV, morte de la tuberculose à Funchal ; l’hospice porte son nom.

  34. Membre du conseil de l’hospice.

  35. Maximilienmort 1867

    Futur empereur du Mexique, il offrit la statue de Notre-Dame des Douleurs qui se trouve dans la chapelle de l’hospice.

  36. Fils de la reine Joséphine de Leuchtenberg, il créa la fondation et le conseil de l’hospice en 1877 et visita l’établissement.

  37. Médecin de l’hospice pendant une courte période après Luz Pita.

  38. Aumônier de l’hospice à partir de 1895.

  39. Aumônier de l’hospice à partir de 1881.

  40. Défunt époux de l’impératrice Amélie et père de la princesse.

  41. Secrétaire de l’impératrice, il contribua à établir la fondation perpétuelle en 1877.

  42. Reine du Portugal qui signa le livre d’or de l’hospice.

  43. Mère supérieure qui ouvrit l’orphelinat voisin de l’hospice en 1878.

  44. Fondateur des Filles de la Charité et de la Congrégation de la Mission, qui assuraient le service de l’hospice.

  45. Aumônier de l’hospice à partir de 1908.

  46. Éminent spécialiste des maladies pulmonaires, il fit l’éloge de l’hospice dans son livre d’or.

  47. Chambellan de l’impératrice et membre du conseil de l’hospice.

  48. Membre du conseil et aumônier de l’hospice à partir de 1898.

Sur la feuille H

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