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Article nº 2529 Livre ou œuvre littéraire Vol. II · p. 829–832 7 min de lecture

Nobiliaires

Titre original: Nobiliários

Panorama des ouvrages généalogiques (nobiliários) consacrés aux anciennes familles nobles de Madère, pour la plupart des manuscrits inédits, accompagné d’une bibliographie transcrite de la Bibliographia Nobiliarchica Portugueza d’Eduardo Campos.

Nobiliaires

1Généalogistes madériens et sources imprimées

Il existe divers travaux de recherche généalogique sur les familles madériennes les plus anciennes et les plus distinguées, mais nous ne possédons pas d’étude complète sur ce sujet. Celui-ci est aujourd’hui largement cultivé par des chercheurs patients et diligents, et il constitue sans aucun doute un apport précieux pour l’histoire d’une région, ainsi qu’un élément fort appréciable pour l’histoire générale d’un pays.

Parmi les Madériens qui se sont consacrés avec le plus de distinction à ces études, en prenant pour objet de leurs recherches les familles de cet archipel, nous devons citer Henrique Henriques de Noronha, João Agostinho Pereira de Agrela et José Bettencourt da Câmara. Le premier passe pour l’un de nos généalogistes les plus autorisés. De José Bettencourt da Câmara, dont nous nous sommes déjà occupés (vol. I, p. 204), nous devons ajouter que ses écrits généalogiques les plus précieux, qu’il préparait pour l’impression, furent malheureusement perdus à la suite d’un accident imprévu, dont la responsabilité n’incombe à personne. On affirme que le travail le plus développé et le plus complet en cette matière jamais élaboré chez nous fut celui du deuxième généalogiste que nous avons cité (voir vol. I, p. 20) ; le Dicionário Popular dit en effet « qu’il écrivit une collection de mémoires généalogiques, restés inédits, en cinq tomes, entre les mains de ses héritiers ». Nous avons appris il y a peu, avec une réelle satisfaction, que ce précieux manuscrit fut acheté par l’illustre Açorien Ernesto do Canto, qui en fit don à la bibliothèque publique de la ville de Ponta Delgada (« pointe effilée »), où il se trouve actuellement. La publication de ce travail, une fois convenablement expurgé des erreurs et des lacunes qu’il contient, dûment mis à jour et enrichi de diverses notes éclairant le texte, rendrait un excellent service à l’histoire de cet archipel et serait une aide précieuse pour ceux qui, chez nous, se consacrent à certaines recherches historiques.

Outre ce que l’on trouve aux pages 514-533 et 846-851 des Saudades da Terra (« Nostalgie de la terre natale »), dans l’Attestado Genealogico dos ascendentes de José Francisco de Sant'Anna de Vasconcellos Moniz de Bettencourt... (1857), qui ne traite que d’une seule famille madérienne, et dans la Noticia das cousas da ilha da Madeira desde o seu segundo descobrimento pelo Zargo, qui donne à la fin la descendance du découvreur et fut publiée dans l’ancien Heraldo da Madeira de décembre 1905 à janvier 1906, nous ne connaissons rien d’autre d’imprimé sur la généalogie madérienne.

Dans l’intéressant ouvrage Bibliographia Nobiliarchica Portugueza, d’Eduardo Campos (Carcavelos), se trouvent sommairement décrits presque tous les travaux généalogiques relatifs à cet archipel dont nous avons connaissance, ainsi que ceux que mentionne l’annotateur des Saudades. Certains d’entre eux nous étaient d’ailleurs inconnus et ne sont pas non plus signalés dans les annotations du docteur Álvaro Rodrigues de Azevedo. Nous allons transcrire textuellement les indications bibliographiques du travail d’Eduardo Campos, comme contribution à une petite étude sur ce sujet, susceptible peut-être d’intéresser quelque chercheur curieux des généalogies madériennes et de l’histoire de notre terre :

2Bibliographie des manuscrits généalogiques

« António Bettencourt Perestrelo de Noronha. Il fut l’un des principaux gentilshommes de la ville de Funchal et vécut au XVIIe siècle. Il écrivit : Genealogia das familias da ilha da Madeira. Ms. in-fol. Il existe de cet ouvrage une copie à la Bibliothèque nationale de Lisbonne (n° 296 de la section des manuscrits, collection Pombalina), tirée de l’original par l’auteur lui-même. Ms. in-fol. de 178 ff., avec index.

  • « Diogo da Fonseca Acciaioli. Il appartenait à la lignée des Acciaioli qui, dans le 1er quart du XVIe siècle, passèrent de Florence à l’île de Madère, où ils instituèrent le majorat (morgado) de Nossa Senhora da Natividade (Notre-Dame-de-la-Nativité), et d’où ils gagnèrent plus tard diverses localités du Portugal. Il naquit à Castelo Branco, à une date que je n’ai pu découvrir. Il écrivit sur diverses familles, et notamment : Acciaiolis. Ms. in-fol. « Henrique Henriques de Noronha .......... Il écrivit : Nobiliario Genealogico das familias que passaram a viver na ilha da Madeira desde o tempo do seu descobrimento, que foy no anno de 1420. Ms. in-fol., en 3 vol., qui furent possédés par le comte de Carvalhal. Il existe de cet ouvrage au moins deux copies (ms. in-fol.) : celle du conseil municipal (Câmara Municipal) de Funchal, en 3 tomes, et celle de la Bibliothèque nationale de Lisbonne (XVIIIe siècle), en 2 vol. de 280 et 283 ff., avec index, n°s 270 et 271 de la section des manuscrits, collection Pombalina. « Árvore dos Henriques. Ms. in-fol., de 7 pages non numérotées et 383 numérotées. La 1re page, non numérotée, porte un frontispice orné de guerriers, surmonté des écus armoriés de dom Fernando Henriques et de dona Branca de Melo, 1ers comtes de Alcáçovas, avec l’inscription suivante : Horóscopo Genealogico da casa dos Henriques Senhores das Alcaçovas. À la page suivante, on lit : Horoscopo Genealogico. Árvore da Casa de Henriques, Senhor das Alcaçovas. Em Portugal. Escripto por Henrique Henriques de Noronha, 1710. Ce précieux autographe, relié en maroquin rouge, avec bordure et fermoirs dorés, appartient à la bibliothèque du comte de Alcáçovas. « Non plus ultra da Nobreza. Fidalgos da Ilha da Madeira, etc., 1717. Manuscrit qui appartint au vicomte de Torre Bela, arrière-arrière-arrière-petit-fils (4e petit-fils) de l’auteur, et dont il existe une copie qui fut possédée par le généalogiste João Carlos Feo Cardoso de Castelo Branco e Torres. « Familia dos Freyres de Andrade, deduzida dos condes de Trava. Dédié à Bernardino Freire de Andrade. « Memórias seculares e eclesiásticas para a composição da historia da Diocese do Funchal, na ilha da Madeira, distribuídas na forma do systema da Academia Real de Historia Portuguesa. Ms. in-fol., de 255 ff., plus un appendice de 34 ff. Il passe pour une histoire complète de Madère, selon ce qu’on lit à la page 786 des Saudades da Terra. « Ramo da família dos Mirandas. 1720. Ms. in-fol., de 14 pages. Relié. Appartient à la bibliothèque du comte de Castro. « João Agostinho Pereira de Agrela e Câmara. ..... Il écrivit : Genealogia da ilha da Madeira. Ms. in-fol., qui embrasse presque toutes les anciennes familles madériennes. En 1873, il se trouvait dans la bibliothèque de son fils aîné, Pedro Agostinho de Agrela e Câmara. « João Pedro de Freitas Drumond.......... Il écrivit : Arvores de Costados de Familias da ilha da Madeira. Ms. in-fol., en 2 gros vol. contenant 620 arbres. Autographe inédit. Appartient à la bibliothèque de Luís Ferraz de Barcelos. Il existe de cet ouvrage au moins une copie, qui était possédée en 1873 par le docteur Gregório Francisco Perestrelo da Câmara, de l’île de Madère. « João Teixeira Soares de Sousa... . Natif des Açores (1827-1882). Il écrivit : Memórias históricas sobre os capitães-donatarios dos Açores e Madeira. « José Bettencourt da Câmara. Il écrivit : Famílias Madeirenses. Ms. in-fol. « José Julião de França e Vasconcelos. Bachelier (bacharel, diplômé de l’université) en droit de l’université de Coimbra. Il naquit en 1770 dans la paroisse (freguesia) de Boaventura (« bonne fortune ») et mourut en 1859 en la ville de Funchal. Il écrivit : Nobiliario Madeirense. Ms. in-fol., possédé en 1873 par les héritiers de l’auteur. »

3Ouvrages perdus et travaux en cours

Il existait chez nous de nombreux livres de lignages, consacrés en particulier à certaines familles et réservés à leur usage privé. Nous croyons que la plupart de ces nobiliaires se sont perdus, principalement en raison de l’extinction de certaines de ces familles et des événements politiques de 1828 à 1834, qui dispersèrent les propriétaires et les continuateurs de ces travaux généalogiques.

Dans le greffe de la famille Ornelas, dont le représentant est aujourd’hui le conseiller (conselheiro, titre honorifique du conseil royal) Aires de Ornelas e Vasconcelos (1921), se trouve un nobiliaire de la première moitié du XVIIIe siècle, intitulé Noticia breve mas verídica das ilustríssimas famílias d'Ornellas, Cabraes, Carvalhal Esmeraldo e outras a elas ligadas, rédigé en deux volumes in-folio. Il nous est rapporté que le conseiller Aires de Ornelas a déjà préparé pour l’impression un travail généalogique sur la famille Ornelas de Madère (1921).

Le père Fernando de Meneses Vaz, curé (vigário) de la paroisse (freguesia) de Porto da Cruz (« port de la Croix »), s’est récemment consacré à d’assidues études généalogiques ; il prépare un ouvrage destiné à être imprimé (1921).

Dans cet article

Époque

Années citées · 05
  1. La famille Acciaioli vint de Florence à Madère et fonda le majorat de Nossa Senhora da Natividade.

  2. Henrique Henriques de Noronha écrivit Árvore dos Henriques.

  3. Henrique Henriques de Noronha écrivit Non plus ultra da Nobreza.

  4. Les bouleversements politiques de 1828–1834 dispersèrent de nombreuses familles madériennes ainsi que leurs archives généalogiques.

  5. Une Notícia consacrée aux descendants de Zarco parut dans le Heraldo da Madeira.

Lieu

Lieux cités · 05

Étranger

Carte: Madeira (5)
  1. Boaventura

    São Vicente. Lieu de naissance de José Julião de França e Vasconcelos.

  2. Florence

    Italy. Ville d’où la famille Acciaioli vint à Madère.

  3. Funchal

    Ville où vécurent plusieurs des généalogistes et dont le conseil municipal conserve un exemplaire de l’ouvrage de Noronha.

  4. Ponta Delgada

    Portugal. Ville des Açores dont la bibliothèque publique conserve le manuscrit généalogique d’Agrela.

  5. Porto da Cruz

    Machico. Paroisse dont le père Fernando de Meneses Vaz était vicaire.

Personnes

Personnes citées · 15
  1. Chef de la famille Ornelas en 1921 ; ses archives familiales conservent un nobiliário du XVIIIe siècle, et il préparait une généalogie de sa famille.

  2. Auteur des annotations de Saudades da Terra.

  3. Noble de Funchal du XVIIe siècle, auteur d’une Genealogia das familias da ilha da Madeira.

  4. Membre de la famille Acciaioli, né à Castelo Branco, qui écrivit sur les Acciaioli et d’autres familles.

  5. Auteur de la Bibliographia Nobiliarchica Portugueza, citée dans cet article.

  6. Originaire des Açores, il acheta le manuscrit d’Agrela et en fit don à la bibliothèque publique de Ponta Delgada.

  7. Vicaire de Porto da Cruz qui préparait un ouvrage généalogique en vue de sa publication en 1921.

  8. Éminent généalogiste madérien, auteur du Nobiliario Genealogico et des Memórias seculares e eclesiásticas consacrées au diocèse de Funchal.

  9. Auteur d’une Genealogia da ilha da Madeira manuscrite en cinq volumes, donnée par la suite à la bibliothèque de Ponta Delgada.

  10. Découvreur de Madère, dont les descendants sont recensés dans une Noticia imprimée.

+ 5 de plus
  1. Auteur d’Arvores de Costados de Familias da ilha da Madeira, qui contient 620 arbres généalogiques.

  2. Auteur originaire des Açores, qui rédigea des mémoires historiques sur les capitaines-donataires des Açores et de Madère.

  3. Généalogiste dont les écrits intitulés Famílias Madeirenses furent perdus dans un accident avant de pouvoir être imprimés.

  4. Sujet d’une attestation généalogique imprimée en 1857.

  5. Diplômé en droit de Coimbra, né à Boaventura, auteur d’un Nobiliario Madeirense.

Sur la feuille N

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