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Convento das Mercês 1Fondation et vie religieuse
Article nº 1035 Couvent ou séminaire Funchal Vol. I · p. 595–596 2 min de lecture

Convento das Mercês

Histoire du couvent Notre-Dame-de-la-Merci à Funchal, créé en 1654 comme maison de retraite pour femmes laïques, élevé en 1663 au rang de couvent de clarisses de stricte observance et démoli en 1911. Il était renommé pour l’austérité et la vertu de ses religieuses.

Convento das Mercês
Carte: Madeira (4)

1Fondation et vie religieuse

Ce couvent fut d’abord une maison destinée à recevoir des femmes retirées du monde, sans caractère religieux et sans que ses pensionnaires fussent tenues à l’observance de règles canoniques. Elle fut fondée en 1654 par Gaspar Berenguer de Andrade et son épouse, dona Isabel de França Andrade. En 1658, les fondateurs transformèrent cette maison en recolhimento (maison de retraite religieuse pour femmes), et les recluses se soumirent à une règle ou à des statuts calqués sur ceux de certaines maisons monastiques. Enfin, par une ordonnance royale (alvará) de 1663, confirmée en 1665 par le pape Alexandre VII, ce recolhimento fut élevé au rang de monastère du premier ordre de Sainte-Claire, d’observance sévère et stricte ; il la conserva toujours, à travers les temps, jusqu’au moment de sa suppression. Nous avons lu quelque part que le fondateur se vit accorder le droit de patronage de ce couvent, à charge de le doter chaque année de cent soixante mille réis (ancienne monnaie de compte portugaise ; 1$000 = 1 000 réis, 1:000$000 = un conto = 1 000 000 de réis), obligation qui fut attachée au majorat (morgadio) du Lombo do Doutor (« croupe du Docteur »), dans la paroisse (freguesia) de Calheta (« petite anse »). Pour l’époque où elle fut constituée, cette dotation nous paraît fort exagérée : elle correspondrait aujourd’hui à une somme très considérable.

Si le monastère de Sainte-Claire ne fut pas un modèle de stricte observance de ses règles, on peut en revanche affirmer que le couvent das Mercês donna l’exemple le plus vivant et le plus éloquent de la pratique de toutes les vertus chrétiennes, poussée jusqu’à l’austérité la plus héroïque et jusqu’à une pénitence sévère et continuelle. C’était le véritable cénacle de la prière, du recueillement et du sacrifice, auxquels se livraient de leur plein gré celles qui venaient y chercher, comme en un désert âpre et reculé, un complet éloignement du monde et de tous ses attraits désirables et enchanteurs. Quelques religieuses de ce monastère acquirent une grande renommée de vertu, notamment mère Brites da Paixão, à qui nous consacrerons un article particulier à la place qui lui revient.

2Le bâtiment et sa légende

L’édifice primitif, construction modeste qui le resta jusqu’à sa démolition, connut néanmoins au fil du temps quelques réparations importantes, notamment en 1746 et 1752, années où l’on dépensa la somme de 1 200 000 réis, déjà considérable pour l’époque. Il fut démoli en 1911.

Sur l’origine de la fondation de ce monastère, les Saudades da Terra rapportent, à la page 591 et suivantes, une intéressante légende, qui mérite d’être lue comme un témoignage de l’état des esprits à cette époque.

Dans cet article

Époque

Années citées · 06
  1. Gaspar Berenguer de Andrade et son épouse Isabel de França Andrade fondèrent à Calheta une maison pour des femmes retirées du monde, à l’origine du couvent Notre-Dame-de-la-Merci.

  2. La maison qui devint le couvent Notre-Dame-de-la-Merci fut transformée en maison de retraite religieuse soumise à une règle.

  3. Un alvará royal éleva la maison de retraite religieuse des Mercês à Calheta au rang de couvent de clarisses.

  4. Le pape Alexandre VII confirma l’élévation de la maison de retraite religieuse des Mercês au rang de couvent.

  5. D’importants travaux de réparation, d’un coût de 1,200$000 réis, furent effectués au couvent Notre-Dame-de-la-Merci.

  6. La démolition du couvent Notre-Dame-de-la-Merci à Funchal commença pour faire place à une prison projetée ; le bâtiment avait logé des troupes envoyées pendant l’épidémie de choléra.

Lieu

Lieux cités · 04
  1. Couvent Notre-Dame-de-la-Merci · Sujet

    Funchal

  2. Calheta

    Paroisse où se trouvait le domaine de Lombo do Doutor.

  3. Couvent Sainte-Claire

    Funchal. Opposé au couvent des Mercês en raison de son observance moins rigoureuse.

  4. Lombo do Doutor

    Calheta. Siège du domaine soumis à majorat sur lequel reposait la dotation annuelle du couvent.

Personnes

Personnes citées · 04
  1. Pape qui confirma en 1665 l’élévation de la maison de retraite religieuse au rang de couvent de clarisses.

  2. Cofondateur en 1654 de la maison qui devint le couvent Notre-Dame-de-la-Merci, et son protecteur, qu’il dota à partir du majorat de Lombo do Doutor.

  3. Épouse de Gaspar Berenguer de Andrade et cofondatrice du couvent Notre-Dame-de-la-Merci.

  4. Religieuse du couvent Notre-Dame-de-la-Merci réputée pour sa grande vertu.

Sur la feuille C

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