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Elucidário Madeirense Accueil
Article nº 2301 Agriculture, élevage et sylviculture Vol. II · p. 657 1 min de lecture

Forêts

Titre original: Matas

Présentation des forêts de lauriers, de châtaigniers et de pins de Madère, du déclin des arbres indigènes et d’un plaidoyer pour le reboisement.

Forêts

Nos principales forêts sont de lauriers, de châtaigniers et de pins. Les lauriers dominent dans les vallées de l’intérieur de Madère ; les châtaigniers forment d’importantes châtaigneraies au-dessous de 750 ou 800 mètres ; quant aux pins, qui montent aujourd’hui jusqu’à 1200 mètres d’altitude, ils couvrent de vastes étendues des versants sud et nord et constituent l’une des plus importantes richesses de l’île.

Les tils, les vinháticos, les barbusanos, les paus-brancos, les adernos, les folhados, les houx et d’autres essences indigènes tendent à disparaître du boisement de Madère. Quant aux forêts de bruyères séculaires que nous avons connues il y a 30 ou 40 ans dans la partie haute de l’île, elles ont depuis longtemps été détruites par les bûcherons et les charbonniers, sans que personne songeât à leur demander compte de leurs actes de vandalisme.

Madère, qui à l’époque de la découverte n’était qu’une immense forêt qu’il fallut incendier pour défricher les terres, a vu aujourd’hui très réduite sa surface boisée en essences sauvages. Nous supposons que cette surface ne dépasse pas 15 000 hectares, ce qui est bien peu pour une terre aussi accidentée que la nôtre. Il conviendrait donc de créer de nouveaux boisements, surtout sur les rives des torrents et sur les versants des montagnes centrales, afin que leurs racines retiennent les terres et que les eaux ne se précipitent pas avec violence, causant des dommages incalculables. Voir Boisement, Arbres et arbustes, Communaux et Bois.

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