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Article nº 1858 Industrie et artisanat Vol. II · p. 287–288 2 min de lecture

Industrie de la broderie

Titre original: Indústria dos Bordados

Article complémentaire sur la broderie madérienne, activité à domicile exercée par les femmes de Madère qui apporta une grande prospérité avant de décliner. Il donne des chiffres sur les entreprises exportatrices, les brodeuses et la valeur des exportations vers 1920–1923.

Industrie de la broderie

Essor et déclin de la broderie

Cette industrie contribua considérablement à la prospérité de l’archipel, et tous la tenaient pour une grande source de richesse. Comme il s’agissait d’une occupation domestique, où la femme madérienne pouvait, chez elle et tout en s’acquittant de ses tâches ménagères, se consacrer en même temps aux travaux de cette industrie, celle-ci parvint à gagner tous les foyers pauvres et modestes, et elle fut l’un des facteurs les plus appréciables de la prospérité des familles. Des enfants de huit et dix ans et de vieilles octogénaires s’adonnaient avec ardeur aux tâches de cette industrie, lorsqu’elle atteignit un état très florissant et hautement rémunérateur pour tous. Vinrent ensuite son déclin et sa ruine : aujourd’hui, les travaux de ceux qui s’y consacrent sont peu rémunérateurs, et un nombre considérable d’ouvrières ne trouvent même plus d’emploi dans cette industrie. Néanmoins, plusieurs milliers de personnes, réparties dans tout l’archipel, se consacrent encore à la confection de la broderie, malgré la situation ruineuse où cette industrie est tombée. C’est encore une petite ressource pour les pauvres et un adoucissement à la crise qui accable tout le monde.

En 1920, alors que cette industrie était très prospère, la ville de Funchal compta jusqu’à 60 maisons de commerce, pour la plupart étrangères, qui s’occupaient exclusivement de l’achat, de l’apprêt et de l’exportation de la broderie ; on comptait alors plus de 35 000 brodeuses réparties dans toutes les paroisses de cette île et à Porto Santo (« port saint »). À la fin de l’année 1923, le nombre de maisons exportatrices s’élevait à 100, et l’on estimait alors à 70 000 contos (1 conto = 1 000 000 réis, à partir de 1911 1000 escudos) la valeur des marchandises exportées, principalement vers l’Amérique du Nord. Voir ce que nous avons déjà dit de cette industrie, avec quelque développement, aux pages 162 et suivantes du tome I de cet ouvrage, sous l’article Broderie.

Dans cet article

Époque

Années citées · 02
  1. À l’apogée de la broderie, Funchal comptait 60 maisons d’exportation et plus de 35 000 brodeuses travaillaient à Madère et à Porto Santo.

  2. À la fin de 1923, quelque 100 maisons exportatrices de broderies à Funchal exportaient pour environ 70 000 contos, principalement vers l’Amérique du Nord, et employaient près de 70 000 personnes.

Lieu

Lieux cités · 03

Étranger

Carte: Arquipélago da Madeira (3)
  1. Amérique du Nord

    United States/Canada. Principale destination des exportations de broderie madérienne.

  2. Funchal

    Ville où se concentraient les maisons d’exportation de broderie.

  3. Porto Santo

    Île dont les paroisses comptaient aussi des brodeuses.

Sur la feuille I

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