Quint
Titre original: Quinto
Le quinto était un impôt autrefois prélevé à Madère, aboli en 1861. L’article retrace aussi l’histoire du « cinquième des sucres » et de ses prédécesseurs, le quart et le tiers.
Impôt que l’on acquittait autrefois à Madère et dont nous avons déjà parlé à la page 304 du volume I de cet ouvrage, dans l’article Contributions.
Outre le quint (quinto, prélèvement d’un cinquième sur le sucre), aboli par la loi du 11 septembre 1861, il exista en des temps reculés le « quint des sucres », dont nous avons parlé aux pages 14 et suivantes du même volume. Il prit fin avec l’ordonnance royale (alvará) du 15 octobre 1688 : dès lors, on préleva le huitième (oitavo, impôt d’un huitième de la production) des sucres produits dans l’île.
Le quint des sucres fut établi par la charte de franchises (foral) du 6 août 1515, transcrite à la page 494 des Saudades da Terra. Auparavant, comme le montre cette même charte, ces sucres étaient soumis au paiement du quart.
Par un contrat passé en 1452 et transcrit à la page 665 du même ouvrage, l’Infant, Henri le Navigateur, exigeait pour lui-même le tiers de tout le sucre fabriqué dans l’unique moulin à sucre (engenho) que comptait alors l’île !
Dans cet article
Époque
Années citées · 04-
Diogo de Teive conclut un accord avec le prince Henri pour construire le premier moulin à sucre hydraulique de Madère, en lui cédant un tiers du sucre produit.
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Le roi Manuel Ier accorda un foral commun à Funchal, Ponta do Sol et Calheta, fixant les dîmes, le quint sur les sucres, les revenus de l’alcaidaria, les prix du savon et d’autres redevances.
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Un décret supprima la taxe d’un cinquième prélevée sur les sucres et la remplaça par une taxe d’un huitième.
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Une loi abolit à Madère les dîmes, la décima, le quinto, le subsídio literário et le finto.
Personnes
Personnes citées · 01- Henri le Navigateur1394–1460
Henri le Navigateur, seigneur de Madère, qui revendiqua, en vertu d’un contrat de 1452, le tiers de tout le sucre produit par l’unique moulin de l’île.