Bombes volcaniques
Titre original: Bombas Vulcanicas
Décrit les bombes volcaniques, projectiles basaltiques issus d’éruptions anciennes que l’on trouve sur les cônes volcaniques les plus récents de Madère et des autres îles, ainsi que des formations basaltiques en forme de cordes.
Corps de nature basaltique, tantôt arrondis, tantôt oblongs et effilés aux extrémités, et presque toujours marqués de sillons longitudinaux parallèles. Ce sont des projectiles lancés jadis dans l’espace par une activité volcanique éteinte depuis de nombreux siècles. On les trouve communément, tantôt libres, tantôt enchâssés dans les versants des cônes volcaniques les plus récents de la partie basse de Madère, ainsi que dans les autres îles de l’archipel. Pris dans les tufs de ces versants, à côté de ces bombes volcaniques, se trouvent d’autres corps de basalte, allongés et tordus comme des cordes ; bien qu’ils aient la même origine volcanique, ils se sont peut-être formés d’une manière différente de celle des bombes proprement dites. Des exemplaires caractéristiques des uns et des autres apparaissent en de nombreux endroits, notamment à Porto Moniz (« port de Moniz »), São Martinho (« saint Martin »), Garajau (« sterne »), Caniçal (« roselière »), Porto Santo (« port saint ») et Selvagem Grande (« Grande Sauvage »).
Dans cet article
Lieu
Lieux cités · 06- Caniçal
Machico. Localité où l’on trouve des bombes volcaniques caractéristiques.
Paroisse de pêcheurs isolée à l’extrémité orientale de Madère, à la base de Ponta de São Lourenço. Issue d’un majorat des Moniz et de la réserve de chasse de João Teixeira, elle devint une paroisse vers 1561. Elle célèbre une fête de Nossa Senhora da Piedade avec une procession en bateau et possède un fort construit après un raid de pirates.
- Garajau
Santa Cruz. Localité où l’on trouve des bombes volcaniques caractéristiques.
Garajau est un cap qui ferme la baie de Funchal à l’est, à 2,9 milles de Funchal. Il doit son nom aux sternes que les découvreurs y trouvèrent. Surmonté d’un filon de basalte, il porte une chapelle de Nossa Senhora das Neves et la statue du Sacré-Cœur érigée en 1927 ; un télégraphe y fonctionna de 1839 à 1847. Il est connu pour ses bombes volcaniques, un dragonnier encore vivant, l’unique norça sauvage, Senecio incrassatus et ses coquillages des eaux profondes. Il est recommandé comme point de vue.
- Porto Moniz
Localité où l’on trouve des bombes volcaniques caractéristiques.
Paroisse et municipalité du nord-ouest dotée d’un quai et d’un port convenable, qui offre un bon point de débarquement lorsque les vents du sud rendent la côte sud inaccessible. Elle possède l’une des plus anciennes chapelles dédiées à sainte Marie-Madeleine du nord de Madère, dont la fête a lieu le 22 juillet. Le docteur Manuel Gomes Jardim y est né.
- Porto Santo
Île où l’on trouve des bombes volcaniques caractéristiques.
Île de l’archipel, peuplée en même temps que Madère et formant l’une des trois capitaineries. Elle a toujours constitué une seule paroisse, placée sous le vocable de Notre-Dame de Pitié, dont l’église fut pillée à plusieurs reprises. L’Elucidário relate le raid de pirates maures de 1617, évoque sa propre Misericórdia et un canal destiné à recueillir les eaux de pluie, construit sur cette île sujette à la sécheresse.
- São Martinho
Funchal. Localité où l’on trouve des bombes volcaniques caractéristiques.
São Martinho est une paroisse de la périphérie de Funchal, créée en 1579 à partir de São Pedro et partiellement rattachée à la ville en 1927. Elle possédait des sucreries, cultivait la vigne Tinta et présente des bombes volcaniques caractéristiques. Elle est réputée être le lieu de naissance de dom Nuno de Aguiar.
- Selvagem Grande
Funchal · Selvagens. Île où l’on trouve des bombes volcaniques caractéristiques.
Selvagem Grande est la plus grande île de l’archipel des Selvagens. Elle possède des citernes, des sources et des abris ; son point culminant est le Pico da Atalaia, et les deux rochers Palheiros se trouvent à proximité. L’Elucidário signale ses dépôts de calcaire et de sélénite, ainsi que ses bombes volcaniques caractéristiques, et indique qu’elle est le seul lieu où se trouve le genre fossile Cabralia. Sa géologie fut étudiée par Adolfo César de Noronha ainsi que par Gagel dans un article de 1911. Elle figure sur l’une des cartes dressées par Somerville en 1915, et les rongeurs qui y vivent mangent les œufs des oiseaux marins.