Teles de Meneses (Guilherme)
Fonctionnaire né à Madère, qui effectua des observations météorologiques à Poiso et à Areeiro, administra brièvement la municipalité de Funchal et défendit Madère comme station climatique.
Né à Madère vers 1855, il réside depuis longtemps au Portugal et est actuellement comptable retraité de l’ancien Tribunal des comptes (Tribunal de Contas), aujourd’hui Conseil supérieur de l’administration financière de l’État (Conselho Superior da Administração Financeira do Estado). Venu dans cette île en 1894, il habita quelque temps la maison du Poiso (« halte »), puis celle de l’Areeiro (« sablière »), et fit dans l’une et l’autre des observations météorologiques dont il publia plus tard les résultats. Il fut aussi administrateur municipal (administrador do concelho, représentant du gouvernement) de la municipalité (concelho) de Funchal, mais ne resta guère à ce poste, en raison d’un conflit avec le gouverneur, pour avoir interdit le 7 mars 1896 que la population s’approvisionnât aux sources de João Denis (1921).
Il publia dans la 15e série, n° 6 (1896), du Boletim da Sociedade de Geografia de Lisboa un mémoire intitulé A Madeira e o dr. Douglas, qui répond à ce que ce médecin avait écrit dans une brochure sur les avantages de Las Palmas par rapport à Madère comme station de santé pour les tuberculeux. Le poste météorologique de l’Areeiro, qui n’entra jamais en service, et la maison attenante furent construits sous la direction de Guilherme Teles de Meneses. (1921)
Dans cet article
Époque
Années citées · 02Lieu
Lieux cités · 04Étranger
- Fontes de João Dinis
Funchal. Fontaines dont il interdit l’usage au public en 1896.
Fontaines dont il interdit l’usage au public en 1896.
- Las Palmas
Spain. Station climatique concurrente évoquée dans son mémoire.
Las Palmas est une ville portuaire des Canaries. La première équipe sportive madérienne à jouer à l’étranger s’y rendit en 1901, et la station de télégraphie sans fil de Funchal entra en contact avec celle de Las Palmas lors de ses premiers essais. La ville fut présentée comme une station climatique rivalisant avec Madère, voire la surpassant, et huit prisonniers politiques évadés y parvinrent.
- Pico do Areeiro
Câmara de Lobos. Lieu où il effectua des observations et construisit un poste météorologique qui ne fonctionna jamais.
Pico do Areeiro est un sommet des montagnes centrales de Madère, donné pour 1 796 m d’altitude, près duquel subsistent des puits à neige. Guilherme Teles de Meneses y effectua ses observations ; on y construisit la maison de montagne de 1895, puis la station météorologique d’Areeiro, finalement abandonnée. C’est aussi un lieu de reproduction du boieiro (Puffinus anglorum).
- Poiso
Santa Cruz. Maison où il effectua des observations météorologiques.
Poiso est un site d’altitude dans l’intérieur de Madère, situé à environ 1 390–1 414 m, sur la route 24 et près de Chão das Feiteiras, du plateau d’Alagoas et d’Areeiro. Il servit de station astronomique dans l’intérieur de l’île ; des observations météorologiques y furent effectuées, notamment par Guilherme Teles de Meneses, ainsi que des observations des vents en 1894. La Ribeira de João Gomes et la Ribeira do Porto Novo prennent leur source dans ce secteur.
Personnes
Personnes citées · 02- Guilherme Teles de Menesesné 1855
Comptable retraité du Tribunal de Contas, observateur météorologique et administrateur de la municipalité de Funchal en 1896.
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Médecin qui préconisait Las Palmas plutôt que Madère comme station de cure pour les tuberculeux et auquel répondit Teles de Meneses.