Prix en 1923
Titre original: Preços em 1923
Liste des prix de détail des denrées alimentaires et des articles ménagers à Madère en 1923, suivie d’un commentaire sur la forte hausse du coût de la vie depuis 1914. Elle illustre l’inflation d’après-guerre, qui appauvrit des classes autrefois aisées.
Sucre, 4,20 escudos le kilo ; riz, 1,70 à 2,40 escudos le kilo ; huile d’olive, 6,00 escudos le litre ; morue, 5,00 escudos le kilo ; pommes de terre (batatas), 50 à 70 centavos le kilo ; café, 7,00 à 8,00 escudos le kilo ; viande de porc, 5,00 escudos le kilo ; viande de bœuf, 4,00 escudos le kilo ; oignons, 1,50 escudo le kilo ; orge, 10,00 escudos l’alqueire (mesure de capacité pour les grains ; comme mesure agraire, env. 900 m²) ; thé, 12,00 à 20,00 escudos le kilo ; saucisse (chouriço) de Lisbonne, 14,00 escudos le kilo ; petits pois, 12,00 escudos l’alqueire ; fèves, 11,00 escudos l’alqueire ; haricots, 20,00 et 21,00 escudos l’alqueire ; pois chiches, 1,40 à 2,00 escudos le kilo ; lait, 50 centavos la bouteille ; beurre, 9,00 à 10,00 escudos le kilo ; pâtes alimentaires, 2,30 à 2,40 escudos le kilo ; maïs, 1,20 escudo le kilo ; œufs, 3,60 escudos la douzaine ; pain, 1,30 à 1,40 escudo le kilo ; pétrole, 2,00 escudos le litre ; fromage, 14,00 à 16,00 escudos le kilo ; savon, 4,40 escudos le kilo ; pomme de terre (à Madère semilha), 50 centavos à 1,20 escudo le kilo ; blé, 12,00 escudos l’alqueire ; bougies, 2,80 et 3,00 escudos le paquet ; et vinaigre, 80 centavos le litre.
Il n’y a pas lieu de s’étonner que le thé et le pétrole, par exemple, qui sont des marchandises étrangères, coûtent aujourd’hui (1921) sept et vingt fois plus qu’en 1914. Mais ce qui n’a aucune explication possible, malgré les salaires excessifs exigés par les ouvriers agricoles, c’est que l’on vende non seulement les marchandises nationales, mais aussi celles produites à Madère, à des prix quinze, vingt et même cinquante fois supérieurs à ceux d’autrefois. Si l’on passe des produits d’épicerie aux tissus de toutes sortes et aux articles d’habillement, les écarts constatés sont plus grands encore. La hausse sans cesse croissante du coût de la vie a ainsi rendu fort pénible la situation de certaines classes qui menaient jadis une existence aisée.
Dans cet article
Époque
Années citées · 03-
Par rapport aux prix et aux salaires de 1914, avant la guerre, le coût de la vie à Funchal augmenta fortement jusqu’en 1921 : les prix furent multipliés par sept à cinquante et celui du bois de chauffage par six.
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La forte hausse du coût de la vie à Madère après la guerre porta certains salaires à 20 à 30 fois leur niveau d’avant-guerre et multiplia par six le prix du bois de chauffage, rendant la vie plus difficile aux classes auparavant aisées.
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Les prix de détail des produits de première nécessité à Madère furent relevés pour 1923.
Lieu
Lieux cités · 02- Lisbonne
Portugal. Mentionnée dans « chouriço de Lisboa », une saucisse figurant parmi les produits dont le prix est indiqué.
Capitale du Portugal, siège du tribunal de la Relação et de la Misericórdia dont les privilèges et les statuts furent étendus à Funchal. Henrique Franco de Sousa étudia à son Académie royale des beaux-arts, et Luiz José Baiardo s’y installa en 1821.